On peut le faire, ce sont des chroniques réalisées en partenariat avec RTV FM (Radio Territoire Ventoux) en 2022. , pour donner des idées écoresponsables et locales pour avancer chacun à son rythme. Cette chronique a pour objectif de vous donner des idées éco-responsables et surtout locales car des fois ce n’est pas l’envie qui nous empêche d’avoir un comportement plus respectueux de la planète mais plutôt que l’on a du mal à trouver les initiatives locales qui nous permettent d’avancer.
La gestion de nos déchets
Une courte présentation de cette chronique et de ses objectifs, puis je vous parle de réduction des emballages et du vrac pour terminer sur le tri et le désencombrement de nos maisons.
Partie 1 : Présentation
Projet Azur : https://www.projetazur.com/– Facebook – Interview sur Esperluette
Partie 2: Réduction des emballages et les produits en vrac
Vlan ! sur l’économie circulaire
Juste Bio : Site internet – Facebook – Interview sur Esperluette
Graine, nature et compagnie : Facebook
Le petit Pot : Site internet – Facebook – Interview sur Esperluette
La route du vrac : Facebook
Partie 3 : Trier et désencombrer
Home Actions : Site internet – Interview sur Esperluette
Emmaüs : Site internet
Ressourcerie du Comtat : site internet
Histoire d’objets : Site Internet – Facebook
Recyclerie Trevie : Site internet – Facebook
Fabrique Numérique : Site internet – Facebook
Fruitière Numérique : Site internet – Facebook
Bricothèque : Site internet – Facebook
Bonjour et bienvenue dans cette nouvelle chronique environnement réalisée en partenariat avec RTV FM. Si vous me suivez, vous avez surement dû voir passer la news, je suis maintenant animatrice d’une radio locale RTV FM (Radio Territoire Ventoux) où j’anime plusieurs émissions dont une chronique “environnement” intitulée “On peut le faire”.
Cette chronique a pour objectif de vous donner des idées éco-responsables et surtout locales car des fois ce n’est pas l’envie qui nous empêche d’avoir un comportement plus respectueux de la planète mais plutôt que l’on a du mal à trouver les initiatives locales qui nous permettent d’avancer.
C’est une chronique hebdomadaire et chaque mois, rien que pour vous auditeurices d’Esperluettte, je vous ferai un mix des chroniques pour en faire un épisode.
C’est parti pour le mix des trois premiers épisodes avec d’abord une petite présentation, puis on va parler de réduction des emballages et du vrac pour terminer sur le tri et le désencombrement de nos maisons, bonne écoute !
[musique]
Dans cette chronique, pas de culpabilisation et surtout on ne recherche pas la perfection. Chacun avance à son rythme, selon ses possibilités, sa sensibilité et ses envies. Moi je vous donne des idées , à vous de décider si vous allez les mettre en place.
D’abord je me présenter, qui suis-je ? Je suis Marie-Cécile Drécourt, communicante de métier, et productrice de podcast, cela fait 10 ans que je réfléchis à l’impact de mes actions et que j’aime partager mes trouvailles. Comme tout le monde j’ai beaucoup de contradictions. Il y a certaines actions que j’ai réussi à intégrer dans mes routines quotidiennes comme faire mon compost ou certains de mes produits cosmétiques. Et d’autres, comme prendre mon vélo quand j’ai un trajet court à faire, que je n’arrive pas à tenir sur le long terme. Alors au lieu de m’énerver sur ce que je n’arrive pas à mettre en place, j’accepte mes défauts et me focalise sur mes réussites. Chaque petit pas compte. C’est ce que j’ai envie de vous transmettre dans cette chronique que j’ai intitulée : “On peut le faire” Car oui je suis persuadée que l’on peut changer les choses chacun à son niveau, et localement.
Chaque mois, il y aura une thématique déclinée en plusieurs épisodes. Je vous donnerai des informations et chiffres clés, et surtout des idées d’actions simples et des références locales où vous pourrez approfondir le sujet ou trouver les produits dont je vous parle. La chronique dure moins de trois minutes et vous pourrez la retrouver ensuite en podcast , si vous n’avez pas eu le temps de tout noter.
Ce mois-ci nous allons parler de la gestion de nos déchets et surtout de comment réduire la quantité des emballages et objets que nous jetons chaque jour.
Pourquoi avoir choisi ce thème pour la 1ère thématique ? Car c’est en réfléchissant aux déchets que je jetais que j’ai commencé à changer certains de mes comportements. A chaque fois que je faisais mes courses j’étais étonnée de la quantité de déchets que je jetais directement en rentrant chez moi. Et il y a quelques semaines j’ai rencontré Anaëlle Marot, une éco-aventurière vauclusienne qui a créé le Projet Azur, des expéditions scientifiques (sur la Méditerranée par exemple) pour récolter des déchets, et alerter sur les dangers des pollutions des fleuves et des mers. Et quand elle m’a raconté tous les déchets qu’elle a récoltés lors de son expédition en 2020, je me suis dit qu’il fallait vraiment que l’on agissent pour changer cela. Alors évidemment on peut se dire que les plus grands responsables sont les entreprises qui créent ces emballages et qu’on ne peut pas changer grand chose. Effectivement, mais comme Anaëlle je pense que tout le monde est capable d’agir car on peut essayer d’en acheter moins, de les réutiliser, les trier…Bref, Rendez-vous la semaine prochaine pour récolter les premières astuces qui vous aideront à tendre vers le zéro déchet car oui j’en suis sûre , on peut le faire !
[musique]
Bonjour à toutes et tous, et bienvenue dans On peut le faire, la chronique qui donne des idées éco-responsables et locales pour avancer chacun à son rythme.
Avant de rédiger le 2ème épisode de cette chronique j’ai écouté le podcast Vlan! Où Jules Coignard, cofondateur de Circulr, parle d’économie circulaire et il y a une phrase qui m’a marquée :
EXTRAIT
Effectivement s’il y a des emballages inutiles quand nous faisons nos achats c’est parce qu’à la base le design a été pensé sans réfléchir à son impact environnemental.
Et pas besoin d’acheter un produit imposant ou High tech pour collectionner les déchets. Quand je vois que dans les supermarchés pour différencier à la caisse les fruits et légumes bio, des conventionnels et bien… on emballe les bios dans du plastique. Allez trouver la logique là- dedans.
Alors comment réduire la taille de nos poubelles ?
Justement en choisissant les produits que l’on achète en conscience.
Éviter d’acheter un melon emballé dans du plastique surtout s’il vient d’Espagne alors que nous pouvons en trouver des excellents chez le producteur du coin, des clémentines prédécoupées puis réemballées quartier par quartier alors que la peau d’orange est quand même un super emballage efficace, si vous êtes plusieurs a utiliser le même frigo éviter les formats individuels _ le fromage blanc est tout aussi bon et moins cher quand il est acheté en grand pot.
Ça c’est l’étape 1.
Pour aller plus loin, tentez les produits en vrac. Plusieurs avantages : vous achetez la quantité dont vous avez besoin, vous évitez donc le gaspillage alimentaire, souvent les produits en vrac sont bio, et petit bonheur pour les amateurs de décoration d’intérieur les produits exposés dans la cuisine dans de jolis bocaux bocaux verre personnellement Je trouve ça très beau !
Saviez vous d’ailleurs que le leader européen des produits bio en vrac se trouve à Carpentras ? La marque s’appelle juste bio, vous pouvez la retrouver dans certaines grandes surfaces ou directement sur leur site internet.
Et il n’y a pas que les produits alimentaires qui se trouvent en vrac : de plus en plus de produits d’hygiène et ménager , pour les découvrir et avoir de bons conseils d’utilisation je vous conseille de vous rendre dans les épiceries zéro déchets qui ouvrent un peu partout. A Carpentras vous avez Graine, nature et compagnie en plein centre ville. A Avignon, Le Petit Pot, la 1ere épicerie ZD (zéro déchet pour les intimes) ouverte en Vaucluse ou encore la route du vrac à Monteux, cherchez il doit y en avoir une près de chez vous.
Et pour les adeptes des commandes commandes ligne il y a aussi la fourche.fr et certains des magasins zéro déchets ont aussi opté pour le clic & collect, renseignez vous auprès d’eux, autant faire travailler les entreprises locales.
Voilà pour réduire ses déchets, mon conseil cette semaine c’est de tenter les achats en vrac. Rendez-vous la semaine prochaine pour parler du tri que nous pouvons réaliser chez nous avant d’acheter et de cumuler de nouveaux objets car oui j’en suis sûre, on peut le faire !
[musique]
Bienvenue dans On peut le faire, la chronique qui donne des idées éco-responsables et locales pour avancer chacun à son rythme. Pour continuer sur la thématique de la gestion de nos déchets, parlons aujourd’hui du tri.
Alors je ne vais pas vous faire un cours sur le tri des déchets, vous expliquer quoi mettre dans vos poubelles vertes ou jaune, même s’il est crucial, déjà pour respecter les personnes qui travaillent dans les centres de tri, de bien respecter les catégories et surtout de ne pas jeter nos déchets dans la rue, par la fenêtre de notre voiture, ou dans la nature, comme s’ils allaient disparaître par magie.
Ce que je vous propose plutôt aujourd’hui c’est de prendre conscience de ce que vous avez accumulé depuis des années, sans même vous en souvenir parce que ces objets étaient stockés quelque part, soit dans votre mega vide poche à l’entrée ou dans votre garage.
J’ai échangé il y a peu avec Clémence Laroche, créatrice de Home actions, son métier c’est de nous aider à désencombrer. Elle me disait que seulement 20% des objets que nous avons chez nous sont utilisés 80% du temps …. 20 % !!!
De mon côté, comme j’ai beaucoup déménagé ces dernières années, j’ai mis en place une technique, je mets dans des cartons, je les stocke et si le carton n’a pas été ouvert depuis plus d’un an et bien soit je vends les objets qui sont dedans, soit je les donne, ou je vois s’il je ne peuvent pas être détournés pour servir à autre chose. Évidemment je ne parle pas des objets sentimentaux que l’on garde et qui nous donne une bonne dose d’émotion quand on les retrouve. Par contre les dizaines de boîtes en plastique, le mixeur qui ne fonctionne plus on ne sait pas pourquoi ou le meuble qui prend la poussière au sous-sol, peut-être que ces objets peuvent être de nouveau utile juste en les réparant ou en les transformant
La grande question une fois que l’on sait ce que l’on garde ou pas c’est que faire de vos objets inutiles ? Si vous ne les revendez pas sur les sites bien connus de vente entre particuliers, pensez aux recyclerie ou aux ressourceries. Ces lieux de récupération et de revalorisation sont également souvent des lieux de réinsertion professionnelle. Le réseau le plus connu, présent sur toute la France, c’est Emmaüs. il y en a aussi des locales, :
à Carpentras il y a la ressourcerie du Comtat, l’atelier-boutique histoires d’objets géré par l’association Rhéso, à Avignon j’ai également un coup de cœur pour la Recyclerie Trevie qui résume très bien les missions centrales de ces types de lieux sur son site internet : diminuer le volume des déchets, développer le réemploi des objets et diminuer la production d’objets neufs.
Pour réparer il y a les repairs café ou les fablab : La fabrique numérique à Carpentras, La fruitière numérique à Lourmarin ou la bricothèque à Pernes.
Mon conseil donc cette semaine, avant d’acheter, prendre le temps de connaître ce que l’on a déjà. Sans devenir minimaliste, ça permet de savoir si on a de vrais besoin d’objets neufs, de faire de la place dans son espace de vie et donc dans sa tête, parfait en cette période de rentrée
Voilà c’est le dernier épisode du mois sur la gestion de nos déchets. Le mois prochain nous allons parler de ce qui occupe nos pensées une bonne partie de la journée, nous ne sommes pas français pour rien, comment mieux manger et bien sur de manière plus responsable, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Une alimentation responsable
Aujourd’hui on parle de notre alimentation. Dans cet épisode, je rassemble les 4 chroniques diffusées à la radio, avec pour thématique dans l’ordre : la consommation locale, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la baisse de notre consommation de viande et les produits exotiques.
Partie 1 : Manger local et de saison
Lökki Kombucha : https://www.lokki-kombucha.fr/ – Interview sur Esperluette
Cowing Out : https://cowingout.com/
Le Lapin Blanc : https://le-lapin-blanc.fr/
La Vallis Clausa : Facebook
Les Lucioles : https://lucioles-avignon.fr/
Green & Local : https://www.greenetlocal.com/
Bedouin Fruits secs : https://www.bedouin-fruits-secs.com/
Partie 2 : Eviter le gaspillage
Podcast Je fais de mon mieux : https://www.jefaisdemonmieux-lepodcast.fr/2020/04/21/alimentation-durable-manger-local-de-saison/
Local en bocal et sa marque A côté : https://localenbocal.fr/
Le bocal, pressoir à fruits : https://labelvers.fr/le-bocal/pressoir/
Recette soupe fanes de radis https://www.marmiton.org/recettes/recette_soupe-aux-fanes-de-radis_16365.aspx
Partie 3 : Moins de viande, plus de créativité
La fresque du climat : https://fresqueduclimat.org/
L’association Eco lab : https://eco-lab.fr/
Le blog culinaire végétarien du triathlète Tristan Peugeot : http://peugeot-tristan.fr/
Le Club des cinglés du Ventoux : https://www.clubcinglesventoux.org/
Les pâtes bio Lazzaretti : https://www.lazzaretti.fr/biovence/
Partie 4 : Les aliments qui viennent de loin
Les chocolats de Kaoka : https://www.kaoka.fr/
Les café de spécialité du P’tit Truck Café : https://ptittruckcafe.com/
L’épicerie italienne Molto buono : https://www.facebook.com/Molto-buono-108600182884229
Après avoir parlé le mois dernier de la gestion de nos déchets, je vous propose d’aborder ce mois-ci une thématique qui occupe souvent nos pensées : notre alimentation.
Alors évidemment je pourrais consacrer cet épisode à vous convaincre de manger bio. L’impact des pesticides sur l’environnement et notre santé n’est plus à prouver. Les fertilisants et insecticides appauvrissent les terres, détruisent la biodiversité et augmentent les émissions de gaz à effet de serre. Tout un programme
Mais pour moi la première étape si on veut manger plus responsable c’est de le faire en ayant conscience de l’origine des produits que l’on utilise (éviter les produits transformés par exemple) et de privilégier les aliments produits localement pour déjà réduire les transports avant qu’ils arrivent jusqu’à nous.
Nous avons la chance de vivre dans une région où l’on peut se nourrir de manière très diversifiée sans que notre nourriture ait fait le tour du monde. Ici on trouve évidemment des fruits et des légumes (je ne parle pas du vin ) mais aussi du fromage, de la viande, des farines notamment l’excellente farine de petit épeautre, des boissons gazeuses sans alcool avec le kombucha de Lökki à Cavaillon ou des producteurs de jus de fruits, des produits laitiers grâce à la nouvelle entreprise Cowing out qui vient de débuter son activité à Avignon ou de la bière (mes orgines chtis vous conseillent le lapin blanc à Carpentras ou La Vallis Clausa à L’isle sur Sorgue bien sur avec modération),
Les célèbres marchés de Provence sont également de bonnes portes d’entrée pour chercher des produits locaux et surtout de saison.
En automne il faut se préparer à dire aurevoir aux tomates et aux fraises (on ne sera que plus content de les retrouver l’année prochaine) et à accueillir dans sa cuisine les figues, les butternuts et les poires par exemple.
Aller au marché ou directement chez le producteur permet d’échanger avec celui-ci et de comprendre comment elle ou il travaille ses produits. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le logo “bio” sur ses étiquettes que la production n’est pas réalisée en faisant attention au respect de l’environnement. Un label peut coûter très cher. Le contact direct est donc important pour comprendre d’où vient le produit de la graine jusqu’à votre assiette.
Pour les fans du numérique, il y a quelques sites créés sur notre territoire qui vont vous permettre de retrouver toutes les adresses responsables et locales.
le site lucioles-avignon.fr qui regroupe les acteurs de la transition autour d’Avignon et aussi plus largement dans le Vaucluse ou vous avez une rubrique alimentation. Vous pourrez notamment y retrouver les AMAP (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne).
Deuxième outil, l’application collaborative Green & local où vous pouvez vous géolocaliser pour découvrir les adresses près de chez vous ou de votre travail.
Dans un épisode précédent je parlais de la consommation en vrac, si vous êtes amatrice ou amateur d’amande et de noisettes j’ai découvert que la boutique en ligne de l’entreprise Bedouin basée à Visan avait une catégorie FRUITS SECS EN VRAC – ORIGINE FRANCE
Les initiatives locales se multiplient, alors il doit y en avoir d’autres évidemment, je n’ai malheureusement pas le temps de toutes les citer. Quoiqu’il en soit, cela prouve bien que les modes de consommation sont en train d’évoluer. La semaine prochaine on continue sur l’alimentation et on s’attaque au gaspillage alimentaire car oui, j’en suis sûre, on peut le faire !
[musique]
Deuxième épisode consacré à notre alimentation et aujourd’hui on fait la chasse au gaspi. C’est bien beau d’acheter des produits locaux mais si on en jette une partie dans nos poubelles parce qu’on en a trop acheté, même si on le met dans son composteur, c’est du gaspillage inutile.
Il y a quelques semaines j’écoutais le podcast “je fais de mon mieux” sur l’alimentation durable et il était annoncé que chaque français jette en moyenne 20kg de nourriture / an dont 7kg encore emballé.
Produire de l’alimentation c’est utiliser les ressources de la terre pour pouvoir se nourrir. Mais pourquoi utiliser ces ressources, voire les épuiser si c’est pour que les aliments se retrouvent ensuite incinérés dans les déchets ménagers !
Pour éviter le gaspillage, internet regorge d’astuces et de bonnes idées de recette pour ne pas jeter une grande partie de ce qu’on achète. Par exemple, avez-vous déjà essayé de faire une soupe avec les fanes de radis. Une petite touche de crème, quelques noisettes concassées sur le dessus une fois la soupe mixée, c’est un vrai délice ! Première résolution après l’écoute de cette chronique, on ne jette plus les fanes.
Autre changement de comportement, jeter les produits dont la date écrite sur l’emballage est dépassée. Attention il y a une grande différence entre la DLC (Date limite de consommation) et la DLUO (Date limite d’utilisation optimale qui a été remplacée maintenant par date de durabilité minimale (DDM).
Il n’y a pas longtemps j’ai vu sur un emballage de fromage frais, un petit conseil que l’on devrait tous suivre : avant de jeter regardez, sentez , goutez . Et oui la DDM (la mention à consommer de préférence avant : est une indication, surtout pour les produits secs comme les gâteaux ou le riz par exemple, avant de jeter posez vous la questions si ces aliments ne sont plus consommables.
Deuxième changement de comportement, la recherche du fruit & légume parfait…Si vous avez déjà tenté de faire un potager, vos tomates n’étaient pas parfaitement rondes, les carottes loin d’être toutes droites et leur goût était tout aussi délicieux, alors halte à la discrimination des fruits et légumes que l’on appelle moche.
Connaissez-vous d’ailleurs Local en bocal, une conserverie artisanale bio sur Avignon, qui produit des soupes, compotes, tartinables et légumes cuisinés en bouteilles et bocaux en verre que vous retrouverez sous la marque À côté. Ils valorisent les fruits et légumes moches et les surplus de production des producteurs du territoire. Et en plus ils viennent d’être reconnus entreprise d’insertion cad qu’ils offrent un accès à l’emploi et accompagnent des personnes en difficultés sur le plan professionnel et personnel. Si vous voyez leurs produits dans votre magasin préférés n’hésitez pas ils sont délicieux, personnellement j’adore la
Soupe de carotte orange et gingembre.
Pour celles et ceux qui ont des arbres fruitiers chez eux et qui ne savent pas quoi faire avec leurs fruits, il y a à Carpentras le Bocal qui propose de presser vos fruits pour en faire des jus. Ils s’adressent aux professionnels et aux particuliers à partir de 30 kg. Vous allez pouvoir vous régaler.
Dernière astuce, les applis mobiles ! Grâce à des applications comme Too good to go ou Phenix vous pouvez trouver les magasins près de chez vous qui proposent des paniers à moindre coût avec leurs invendus.
Voilà vous avez maintenant quelques nouvelles idées pour réduire une fois encore la taille de vos poubelles. La semaine prochaine on continue sur le thème de l’alimentation et cette fois je vais vous montrer que réduire sa consommation de viande peut être synonyme de nouvelles découvertes gastronomiques. Car oui j’en suis sûre, on peut le faire !
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Troisième épisode consacré à notre alimentation et aujourd’hui je vous propose de consommer moins de viande et je dis bien moins de viande car personnellement je ne suis pas prête à devenir végétarienne ou vegan.
Mais quand la semaine dernière je participais à la Fresque du climat organisé par l’association Eco’Lab , alors la fresque du climat c’est un outil très puissant et ludique pour sensibiliser aux enjeux du changement climatique.
Pendant cet atelier on nous a rappelé que l’élevage, à lui seul, est aujourd’hui responsable dans le monde d’environ 15 % des émissions de gaz à effet de serre causées par la présence ou l’action humaine sans parler de la déforestation. On comprend sans aucun doute que notre consommation de viande a un fort impact sur l’environnement.
En 1950, un Français consommait en moyenne 50 kilos de viande par an, aujourd’hui, la consommation annuelle moyenne est de l’ordre de 85 kilos, donc on peut réduire tout en continuant à se faire plaisir !
Et réduire la viande ne veut pas dire ne manger que des crudités et des graines. Justement c’est l’occasion de changer ses habitudes alimentaires, se faire plaisir avec de nouvelles saveurs et découvrir de nouvelles recettes. Ça tombe bien j’adore cuisiner alors voici quelques-unes de mes découvertes.
Qui n’aime pas les lasagnes ? Avez-vous déjà tenté de remplacer la viande par de l’aubergine. C’est assez bluffant. La première fois que j’ai tenté cette recette je n’avais même pas prévenu mon invité que mes lasagnes étaient végétariennes, il ne s’en ai même pas aperçu. La couleur de la peau d’aubergine reproduit celle de la viande et le goût est franchement délicieux.
Autre découverte, on peut faire de la mousse au chocolat sans oeuf, en les remplaçant par du jus de pois chiche. Le goût est un peu différent mais c’est aussi un régal.
Il y a aussi les lentilles corail qui permettent de faire beaucoup de recettes et de jolies assiettes avec leur belle couleur orangée ou encore les graines de chia excellente en pudding avec du lait de coco et une petite confiture d’abricot de Provence sur le dessus.
Alors pour toutes celles et ceux qui comme moi, avant de tester, s’inquiètent de manquer de nutriments et notamment de protéine en laissant la viande de côté. Je vous conseille de suivre Tristan Peugeot qui est blogueur cuisine végétarien mais surtout triathlète. Il est suivi dans sa pratique sportive intense par un nutritionniste et a réussi récemment à grimper 6 fois le Ventoux à vélo en une journée (il fait partie des 369 bicinglés comme on les appelle). Alors si ça ce n’est pas la preuve que sans viande on arrive à faire des exploits. Et la bonne nouvelle c’est que sur son blog peugeot-tristan.fr il livre toutes ses recettes comme par exemple son “red steak » à base de betterave, ses rillettes vegan ou les succulents muffins vegan également au cœur coulant.
Autre idée, déguster les pâtes à base de légumineuses sans gluten de la marque Lazzretti. Biovence qui l’a produit est basé à Entraigues sur la Sorgue, j’ai visité l’usine il y a quelques jours, ils poussent l’éco-responsabilité jusqu’au bout : autosuffisance énergétique, approvisionnement le plus possible en local, produit uniquement bio et bien d’autres choses encore.
Et ben voilà, je ne sais pas vous mais rien que d’en parler j’ai déjà faim !
Je pense que comme souvent quand on veut changer ses habitudes, le plus difficile c’est de s’y mettre mais oui j’en suis sûre on peut le faire !
[musique]
Dans la première chronique du mois, je vous invitais à consommer le plus souvent possible des produits locaux. Mais comment faire quand notre pêcher mignon c’est le chocolat, le café ou tout autre produit qui ne pousse pas dans l’hexagone ?
Quand on essaie de consommer plus responsable, ces produits exotiques deviennent des plaisirs coupables. Alors ce que j’essaie de faire pour que plaisir rime le plus possible avec développement durable c’est une nouvelle fois connaître les produits que je consomme et choisir le plus souvent possible des producteurs qui ont une démarche responsable et éthique. En effet, penser à la planète c’est indispensable mais il faut également penser aux personnes qui produisent ce que l’on mange. Leurs conditions de travail, le salaire, le non travail des enfants sont des paramètres à intégrer dans le choix des produits que l’on achète.
Pour le chocolat, connaissez-vous par exemple l’entreprise carpentrassienne Kaoka. Pionniers il y a 30 ans du marché du chocolat bio français, il travaillent en étroite collaboration avec les producteurs qu’ils forment pour développer l’agroforesterie dans leurs cultures. 5000 familles de producteurs sont aujourd’hui leurs partenaires intégrés, rémunérés à la juste valeur de leur travail. Les tablettes sont ensuite produites en France pour le plus grand plaisir des gourmands.
Alors évidemment si on compare le prix des chocolats, ces tablettes sont plus chères. Mais il faut comparer ce qui est comparable : le taux de sucre dans le produit et la qualité du produit sont à prendre en compte. Si on choisit de consommer des produits exotiques, on peut aussi choisir d’en manger moins souvent mais de manière plus qualitative. Un gros coup de coeur pour ma part pour la tablette chocolat noir Kaoka gingembre et citron et celle avec des brisures de crèpes dentelle.
Et pour le café c’est la même chose, au lieu d’enchaîner les capsules ou des dosettes toute la journée. Pourquoi ne pas plutôt choisir de se délecter d’un bon café en grain, éthique, fraîchement moulu. Depuis ma rencontre avec Catherine Hardenne du P’tit truck café, il y a quelques années, j’ai complètement changé ma manière de voir le café. Catherine parle de ses cafés de spécialité comme on parle d’un bon vin et franchement après avoir testé avec elle plusieurs variétés il y a effectivement des saveurs très différentes. On a souvent l’habitude de consommer des produits sans y faire attention, et le café en particulier, par habitude alors que si on prend le temps de le choisir et de le préparer, l’expérience gustative est totalement différente. Et si vous regardez le prix au kg des cafés en capsule, vous avez largement de quoi vous payer un bon café de spécialité, cueilli à maturité, torréfié et produit de manière responsable.
Sans aller au bout du monde, nous adorons tous les produits italiens : burrata, parmesan, charcuterie et autres délices sucrés. Même si l’Italie n’est pas très loin du Sud de la France, on ne va pas y aller pour rencontrer les producteurs et savoir comment ils gèrent leur production. Pas de souci, à Carpentras il y a la petite épicerie italienne Molto Buono dont les gérants Héloise et Andrea voyagent régulièrement en Italie pour aller débusquer les trésors de la gastronomie italienne et nous les proposer dans leur petite boutique à côté de la mairie.
Comme quand on souhaite consommer local, consommer des produits qui viennent de l’autre bout de l’Europe ou du monde demande de se renseigner, parler avec les commerçants, consommer en plus petite quantité mais des produits plus responsables. Je vous ai donné quelques exemples aujourd’hui mais il y en a d’autres sur le territoire. Et je le répète ce sont des conseils. Chez moi on ne consomme pas que en bio, ni local ou éthique, mais on essaie autant que mes moyens nous le permettent d’avoir conscience de ce que je consomme.
Voila les chroniques dédiées à notre alimentation sont terminées, le mois prochain on s’attaque à notre habitation, je vais vous parler ménage, jardinage et consommation d’énergie car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Penser nos cadeaux différemment
Pour cette thématique, les chroniques n’ont été diffusées que sur RTV FM car elles étaient dédiées à noël et donc je ne trouvais pas pertinent de publier le récapitulatif sur Esperluette en janvier. Mais finalement des cadeaux on peut en faire toute l’année alors je partage dans le blog les 4 épisodes diffusés à la radio pour vous aider à penser vos cadeaux différemment .
Dans la traversée des arts de Monteux : https://www.facebook.com/latraverseedesarts
– https://www.instagram.com/mariotti.delphine/
– Atelier Chrysalide : https://www.instagram.com/atelierchrysalidemosaique/
– Angel & Miosotti : https://www.angel-miosotti.com/
– Pascale Denis : https://www.instagram.com/atelierpascaledenis/
– Ismael Costa : https://www.ismael-costa.net/
– Ralau : https://www.instagram.com/ralau_artist/
– Minji Song : https://www.instagram.com/minjivincentsong/
Ventoux Métier d’art : http://www.ventoux-metiersdart.com/
Lady Bird creation : : https://www.facebook.com/Lady-Bird-Cr%C3%A9ations-372371026179704
Les créations Ciewenn : www.ciewenn.fr
2 L Créations : https://www.instagram.com/2l.creations.bijoux/
Oppio : https://www.etsy.com/fr/shop/OppioCraft
Les savons de la Manufacture du siècle : https://www.lamanufacturedusiecle.fr/
Bienvenue dans On peut le faire, la chronique qui donne des idées écoresponsables et locales pour avancer chacun à son rythme. Comme nous sommes en décembre, nous allons parler cadeaux, ces chroniques serviront à celles et ceux d’entre nous qui célèbrent noël mais elles pourront également servir à tout le monde, tout au long de l’année.
Allez c’est parti on fait plaisir à nos proches et pourquoi pas à nous aussi, mais tout en essayant de respecter au maximum notre territoire.
Mon principal conseil, vous vous en doutez, sera donc d’aller chercher vos cadeaux chez les multiples créateurs, artisans et artistes locaux. Ce seront des cadeaux uniques, originaux et qui feront fonctionner notre économie locale.
Voici quelques idées que j’ai découvertes ces dernières années.
D’abord rendez-vous à Monteux dans la Traversée des arts. Une quinzaine de créateurs vous proposent leurs créations mais aussi de rentrer dans leur atelier dans le centre rénové de la ville pour découvrir comment ils travaillent. C’est là tout l’avantage d’acheter des cadeaux de créateurs, vous pouvez échanger avec elle ou lui, voire lui demander une création sur mesure, au goût de la personne à qui vous voulez faire plaisir.
Un gros coup de coeur pour la vaisselle en céramique de Delphine Mariotti, les mosaïques de Christelle dans l’atelier Chrysalide, les sacs et hamacs aux magnifiques tissus d’Angel & Miosotti, ou les tableaux des trois artistes peintres aux styles très différents : Pascale Denis, Ismael Costa et Ralau,
Et si vous cherchez une jolie tenue pour les fêtes de fin d’année, rendez-vous chez Minji pour découvrir ses vêtements femme colorés, qui mixe le style français et coréen son pays d’origine.
Il y aussi les artisans de Ventoux métiers d’art, 30 artisans qui sont basés de Pernes à Brantes en passant par Bedoin et Saint Didier avec notamment les couteaux de Lucas Poutout, ou les Kalimbas du Ventoux (que l’on appelle aussi des piano à doigts réalisés dans des calebasses) d’ Alexandre Grothendiek.
Je sors maintenant de Monteux, pour vous proposer de découvrir les bijoux, je craque régulièrement pour les créations en céramique de Chrystele Gavelle, Lady-Bird Créations à L’Isle sur Sorgue. Notamment ses magnifiques coquelicots.
Je continue sur les bijoux avec Ciewenn dont l’une des créatrices est basée à Pertuis et qui réalisent leurs bijoux à la main, à partir d’anciens bijoux chinés sur des brocantes ou bien récupérés ou Ghislaine Bourillon qui récupère des bijoux fantaisie qui dorment dans nos tiroirs pour leur donner une seconde vie, et vous pourrez la retrouver sous le nom 2L créations.
Si vous cherchez des sacs, il y a les créations colorées de Oppio, Agathe travaille le cuir mais pas n’importe quel cuir, cuir upcyclé, c’est à dire déjà fabriqués, issus de stocks dormants de grandes maisons de mode, ou de l’industrie du luxe.
Un cadeau, c’est aussi l’occasion d’apporter un peu de douceur à la personne à qui on veut faire plaisir alors pourquoi ne pas lui offrir un savon. L’avantage c’est que l’on est sûr qu’il servira. Dans ce cas, vous pouvez choisir ceux de la Manufacture du siècle. Produits de façon artisanale, Brune et Isaure les deux sœurs basées à Carpentras vont chercher leurs matières premières chez des producteurs provençaux. J’ai eu un gros coup de cœur pour leur dernière création le Santo Sospir à la couleur bleu turquoise intense qui vient de l’indigo, une plante tinctoriale cultivée biologiquement par Amandine et Laura dans leurs champs des Bouches-du-Rhône et aux parfums naturels de petit grain et de fleur de tiaré. De quoi voyager juste en prenant une douche.
Voilà vous avez des premières idées de cadeaux locaux et originaux. La semaine prochaine je vous donne des idées de créations faites maison pour que noël soit unique et responsable car oui j’en suis sure on peut le faire !
Ménage & énergie, une maison écoresponsable
Aujourd’hui on rentre dans notre habitation. Je vais vous parler ménage, éponges et consommation d’énergie, toujours en vous donnant des références vauclusiennes pour vous faire avancer dans votre chemin vers des habitudes plus écoresponsables.
La famille presque zéro déchet : https://www.famillezerodechet.com/
Etude de l’ADEME sur les produits ménagers : https://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie_produits_menagers/index.html
Recette des tablettes lave vaisselle : https://www.youtube.com/watch?v=E5HsvRDS0Jg&t=55s
La champignonnière des Jeunes Pousses : https://www.lesitedesjeunespousses.fr/la-champignonniere
LM créer avec cœur :
https://lmcreeraveccoeur.com/products/essuie-tout-lavable
https://lmcreeraveccoeur.com/products/eponge-lavable-rectangulaire
Minots et merveilles créations : https://www.instagram.com/p/CPUq1XKtV68/
Enercoop – https://www.enercoop.fr/la-production-de-notre-electricite
Ilek – https://www.ilek.fr/
Nettoyer, balayer, astiquer -partie 1
Pour ce premier épisode, on se motive, on s’attaque à la lessive !
Plus la famille est grande, plus la machine à laver est sollicitée. Si vous avez déjà essayé de lire les ingrédients des lessives, pas facile de comprendre ce que l’on utilise pour nettoyer nos vêtements. Cela ressemble plus souvent à une potion magique mais pas toujours très bonne pour notre planète et notre santé puisque je vous le rappelle nos vêtements sont ensuite en contact avec notre peau
L’idéal c’est d’utiliser des produits naturels, végétaux qui pourront se biodégrader une fois rejetés. Alors il y a l’écolabel européen que vous pouvez retrouver sur les produits mais personnellement je préfère maintenant faire ma lessive moi-même.
Mais alors comment reproduire cette potion magique. Il y a quelques années, une amie bien intentionnée m’a offert un livre, qui est maintenant mon livre de recette ménager et cosmétique de référence : “La famille “presque” zéro déchet” de Bénédicte Moret et Jérémie Pichon.
Car oui je me mets régulièrement en cuisine pour faire ma lessive et d’autres produits ménagers dont je vous parlerai plus tard. Et finalement ça m’a permis de me rendre compte que pour faire une lessive il fallait seulement 4 produits : du savon de Marseille, du savon noir, des cristaux de soude, de l’eau auxquels on peut rajouter quelques gouttes d’huiles essentielles si on le souhaite.
J’ai gardé de vieux bidons de lessive pour les remplir quand je me mets en cuisine et une fois tous les deux mois je refais la réserve en quelques minutes. En plus de concocter un produit écologique, j’évite de créer de nouveaux déchets en réutilisant mes vieux bidons.
Alors évidemment les premières fois on a l’impression que c’est moins propre car il n’y a pas une odeur incroyable qui sort de la machine une fois le linge lavé. Mais on s’habitue très vite au fait de ne plus avoir ces parfums chimiques qui ne sont finalement pas synonymes de propreté.
Pour les ingrédients, des entreprises locales produisent tout ce dont vous avez besoin. Il y a la marque “Maison Pinson” distribuée par l’entreprise carpentrassienne Relais Vert ou “Comme avant”, qui fait également des cosmétiques qui est basée dans le 13 aux Pennes Mirabeaux.
Pour le savons de Marseille, attention, l’appellation n’étant pas protégée, regardez bien les ingrédients utilisés pour le fabriquer, ce doit être principalement de l’huile d’olive. Il existe même des marques de produits ménagers qui jouent sur la réputation du savon de Marseille alors que les produits utilisés sont loin de la recette traditionnelle … vive le greenwashing !
Alors attention quand même , produit naturel ne veut pas dire sans danger, percarbonate de soude (que l’on peut rajouter la lessive faite maison pour les lessives de blanc) et de la soude en cristaux sont irritants, il faut donc porter des gants pendant la recette et ne surtout pas les mettre en contact avec les yeux.
Dernier conseil, maintenant que vous avez fait votre lessive, posez vous la question si votre linge est vraiment sale. La technique du “je range ma chambre = je mets tout au panier de linge sale” n’est pas la bonne. Selon l’intensité de notre activité dans la journée, il n’est pas toujours utile de les laver, on les range dans un coin, on remet ses vêtements et on les lave quand c’est vraiment utile.
Voilà c’est déjà la fin de la première chronique consacrée à notre habitation. J’espère qu’elle vous aura donné envie de jouer les sorciers et sorcières du ménage pour que votre linge brille de manière plus écologique, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Nettoyer, balayer, astiquer -partie 1
La semaine dernière je vous parlais de la lessive, cette semaine on continue le ménage avec la vaisselle et les toilettes.
Avant de vous donner de nouvelles astuces pour nettoyer naturellement votre intérieur, voici quelques chiffres de l’étude de l’ADEME, l’Agence de l’environnement et de la Maîtrise de l’énergie. et de 60 millions de consommateurs, que j’ai trouvée sur leur page “si on faisait le ménage dans nos produits toxiques”.
L’air de nos intérieurs est 5 à 7 fois plus pollué que l’air extérieur, on peut y retrouver plus de 900 substances chimiques ! Et nos produits ménagers sont responsables d’une partie de ces substances chimiques que nous respirons car ils contiennent des substances volatiles. Et en plus de l’air, les substances chimiques que nous utilisons se retrouvent ensuite dans l’eau et polluent aussi les milieux naturels.
Alors mon premier conseil, c’est ouvrez vos fenêtres le plus souvent possible. Au moins 10 minutes par jour même s’il fait froid et moche en hiver.
Ensuite, essayer d’utiliser des produits ménagers les moins nocifs possibles car aucun produit ne peut dire qu’il a zéro impact sur l’environnement.
Pour les tablettes lave vaisselle par exemple, comme pour la lessive je les fais moi-même. Il a beaucoup de tutos sur internet , la recette que j’utilise vient de la chaîne Youtube “rien ne se perd ou presque” avec la même proportion de bicarbonate de soude, du gros sel, de l’acide citrique, des cristaux de soude et quelques gouttes d’huile essentielle de citron. On mélange le tout, on met le mélange dans les cases d’un bac à glaçons, on laisse sécher et le lendemain c’est prêt !
Pour décrasser les toilettes, vous savez pour retirer ce fond assez moche qui rend nos toilettes peu présentables car elles ont l’air sale. Trois cuillères à soupe de percarbonate dans de l’eau bouillante, mélangez, versez dans les toilettes et laissez reposer. Un peu d’huile de coude et le problème devrait être résolu !
Si on reste dans les toilettes, pour les désodoriser, trouver une petite bouteille spray, mélanger 50 ml d’alcool à 70° avec une 15aine de gouttes d’huile essentielle de citron, ensuite ajoutez 200ml d’eau et le tour est joué.
Et évidemment le produit de base de mon placard à produit ménager c’est le vinaigre blanc, pour nettoyer les vitres ou détartrer les bouilloires c’est hyper efficace Tous ces produits sont peu couteux et durent longtemps.
Vous pouvez les trouver dans vos magasins ou épiceries bio en sachets ou en vrac. Je vous en ai citées quelques-unes du Vaucluse dans l’épisode N°2 de la chronique.
Dans l’épisode précédent je vous citais le livre “La famille presque zéro déchet”, en plus des recettes il se sont amusés à comparer les prix. Pour 20 litres de lessive par exemple, le coût d’une lessive classique est de 40€, celle faite maison coûte autour de 15€ plus un petit peu de votre temps. La comparaison est vite faite.
La semaine prochaine je vous explique comment j’utilise certains restes alimentaires pour faire briller ma maison sans consommer de produits chimiques. Finalement ce n’est pas si compliqué, vous voyez on peut le faire !
Les produits alimentaires pour entretenir sa maison
Puisque mes petites recettes de produits ménagers vous ont plu, je continue à vous partager mes astuces pour être plus écologiques dans l’entretien de votre maison.
Commençons par le marc de café. Si comme moi vous utilisez une cafetière et non une machine à dosettes, vous pouvez récupérer le marc de votre café. C’est un produit multi usage :
-en premier lieu je m’en sers pour éviter que mes canalisations ne se bouchent. Vous en versez une tasse dans votre évier de cuisine, lavabo de salle de bain ou votre douche puis de l’eau bouillante. Les grains du marc de café vont nettoyer la crasse et éviter qu’elle ne s’accumule dans les tuyaux. Une opération à faire régulièrement si vous voulez éviter les mauvaises odeurs et les opérations ventouse pour les déboucher.
Autre utilisation, le marc de café fait un très bon gommage pour la peau. Alors là c’est du trois en un : d’abord il sert à vous faire un bon café, puis à rendre votre peau plus douce pour enfin laver vos canalisations lorsque vous vous rincez sous la douche. Simple et efficace !
Vous pouvez aussi l’utiliser pour fertiliser vos plantes, accélérer le processus de compostage ou désodoriser. Il peut même être récupéré pour y faire pousser des pleurotes, sisi je vous assure. Allez jeter un œil à la champignonnière urbaine, qui s’appelle “comme des champignons” à Avignon, quand vous verrez leurs magnifiques pleurotes rosées vous aurez envie de transformer votre sous-sol en champignonnière.
Deuxième aliment que vous pouvez récupérer et utiliser pour nettoyer votre maison : le citron.
Régulièrement je commence la journée par un jus de citron dans de l’eau tiède et je trouvais dommage de jeter ces restes de citrons (même si c’est pour les mettre dans le composteur). Et bien avec ces peaux de citrons vous allez pouvoir faire un liquide de nettoyage multiusage super efficace.
Versez une bouteille de vinaigre blanc dans un récipient, jetez dedans les restes de quelques citrons déjà pressés, laissez macérer une dizaine de jours. Il ne vous reste plus qu’à filtrer le tout, et le mettre dans un vaporisateur. Il désinfecte et est intraitable avec le tartre de votre salle de bain, la graisse sur votre plaque de cuisson ou tout autre surface à nettoyer du sol au plafond ! Rassurez-vous, l’odeur du vinaigre disparaît dès que le liquide a séché et puis avec le citron c’est beaucoup plus agréable.
Attention, n’utilisez pas cette recette magique sur des surfaces fragiles comme le marbre, la pierre naturelle, le bois, il risque de les détériorer.
Vous voyez, avant de jeter vos aliments, regardez s’ils ne peuvent pas servir une deuxième fois.
Par exemple, la peau de banane peut servir à faire briller votre argenterie ou à raviver vos chaussures en cuir.
ou encore votre eau de cuisson des pommes de terre vous aidera à dégraisser votre carrelage. Et puisqu’on parle de pomme de terre, cette fois crue elle peut vous permettre de détacher les traces de doigts sur vos murs ou portes blanches et j’ai même lu que l’on peut nettoyer ses vitres avec mais ça je n’ai pas encore essayé !
Dernière astuce, si comme moi il vous arrive de faire tomber de la farine en dehors de votre plat quand vous faites un gâteau. Récupérez cette farine que vous ne pouvez plus consommer pour la garder dans un petit récipient. Elle vous sera utile si vous renversez de l’huile sur un meuble ou par terre. Saupoudrez la farine sur l’huile, laissez la quelques minutes absorber le gras et ça sera beaucoup plus facile à ramasser et nettoyer.
Donc avant de jeter certains aliments, pensez à les réutiliser pour nettoyer. Là je vous ai bien montré que faire briller sa maison sans dépenser un centimes ni abîmer notre planète, oui on peut le faire !
Des outils ménagers réutilisables plutôt que jetables
Dans les trois premiers épisodes du mois je vous ai donné mes astuces pour transformer votre placard à produits ménagers en placard écoresponsable. Pour aller jusqu’au bout de la démarche, vous pouvez également éviter d’acheter des accessoires de lavage jetables.
Commençons par les éponges. J’ai fait une petite recherche sur internet, l’éponge que l’on utilise tous les jours pour la vaisselle devrait être remplacée toutes les deux semaines et celle pour les plans de travail tous les deux mois. Et oui car après elle se transforme en nid à bactérie. Alors on peut essayer de la désinfecter régulièrement pour les jeter moins rapidement mais de toute façon elles finissent très vite par s’autodétruire. Donc si mes calculs sont bons, si on respecte les conseils d’utilisation ça fait 110 éponges par en (juste pour la cuisine), à raison de 70 centimes d’euro pièce, le budget éponge pour un an est de 77€.
De mon côté depuis plus d’un an maintenant je suis passée aux éponges lavables pour ma vaisselle. J’en ai essayé plusieurs et ma préférence va à celles que j’ai trouvées chez LM créer avec cœur dans le cœur de ville de Monteux. Ce sont des éponges crochetées avec du fil aux propriétés abrasives. Hyper efficaces, elles se mettent ensuite dans la machine à 40°. J’en ai acheté deux pour en avoir toujours une propre et grand avantage, un an plus tard, elles n’ont jamais eu cette odeur immonde des éponges classiques. La grande taille coûte 10€, donc en plus vous allez faire des économies.
Si vous voulez faire vos éponges vous-même, il y a la technique du tawashi. Vous découpez des vieux tissus (manche de tee shirt, chaussettes par exemple) en lamelles. Vous fabriquez un carré en bois avec des clous plantés dessus et vous la tricotez. Une fois qu’on a pris le coup c’est assez facile à faire. Mais personnellement je n’ai pas réitéré l’expérience car je trouvais qu’elles séchaient mal et ne tenaient pas vraiment à l’utilisation.
Voilà pour les éponges ! Deuxième accessoire que l’on utilise en grand nombre, les essuie-tout. C’est vrai que c’est hyper pratique, on les utilise sans même y réfléchir. La preuve, il semblerait qu’un français utilise 3 rouleaux d’essuie-tout par semaine, ce qui fait en moyenne 34 kg de déchets par an.
Contrairement aux éponges classiques, les essuie-tout sont biodégradables. Mais quand même il a fallu de la matière première (des fibres issues des arbres ou dans le meilleur des cas du papier recyclé), de l’eau et de l’énergie pour les fabriquer et les transporter jusqu’à nous. Comme pour les éponges, il existe des essuie-tout lavables, que vous pourrez jeter dans votre machine. Réalisés en coton biologique, ils sont doublés de tissus souvent colorés ce qui les rend plus solides et jolis. LM créer avec coeur en propose également, j’aime bien également ceux de Minots et merveilles.
Chez Minots et merveilles justement j’ai également découvert la charlotte à plat. Fini le film plastique ou le papier aluminium que l’on pose sur les saladiers pour garder la fraîcheur des aliments. La face extérieure est en coton et la face intérieure est en coton enduit imperméable, pour que ça soit plus facile à nettoyer. Ces charlottes sont rondes avec un élastique pour bien tenir sur le plat et une nouvelle fois elles sont très colorées donc elles vont mettre du peps dans votre cuisine.
Je vous ai cité deux créatrices que je connais mais si vous flânez sur les marchés provençaux vous allez sûrement croiser d’autres vendeuses ou vendeuses de ces petites merveilles qui vont révolutionner votre cuisine. Avec toujours une préférence pour les petits créateurs et créatrices locaux, c’est dommage d’acheter des produits écoresponsables qui viennent de Chine.
Une alternative au plastique pour emballer vos aliments, le Beewrap. Un morceau de tissu enduit de cire d’abeille. Personnellement je l’utilise surtout quand j’amène un gâteau chez des amis pour l’emballer. Une fois le gâteau terminé, un coup d’éponge ou d’essuie-tout lavable et on peut le ranger dans un tiroir.
Après ces quatre épisodes, votre habitation est maintenant propre tout en respectant la nature. Puisqu’il y a 5 semaines en novembre, la semaine prochaine nous allons parler de notre consommation d’énergie. Consommer plus responsable et réduire notre impact énergétique, oui j’en suis sure On peut le faire !
Une énergie plus verte
Pour cette dernière semaine du mois, il est temps de parler consommation d’énergie. Il est certain que 3 minutes vont être trop courtes pour aborder ce vaste sujet, mais comme à chaque fois dans cette chronique mon but est de partager quelques astuces et bons plans pour faire évoluer votre manière de consommer.
Première étape, voir dans votre maison comment vous pouvez réduire votre consommation d’électricité.Par exemple, si vous devez changer une ampoule, privilégiez les LED A++, couvrir vos casseroles quand vous cuisinez pour que la chaleur ne s’enfuit pas, utiliser de l’eau froide plutôt que chaude dès que c’est possible ou encore installer des multiprises à interrupteur pour éviter que vos appareils peu utilisés soient en veille constamment. A ce sujet, selon l’ADEME, La consommation annuelle des appareils en veille d’un foyer français s’élève selon l’ADEME dans les 300 à 500kWh. La facture annuelle d’énergie en est augmentée d’à peu près 10%. Ça peut valoir le coup de changer nos habitudes.
Et l’un des gagnants de la consommation d’énergie dans notre maison est notre box internet car elle est en permanence connectée. Alors pensez à éteindre complètement au moins votre box TV quand vous ne la regardez pas, et même votre box internet la nuit ou quand vous partez en weekend ou en vacances.
Deuxième étape, gérer la chaleur dans votre habitation. En été fermez les volets la journée, en hiver privilégier l’ensoleillement et fermez les volets dès qu’il se couche pour limiter au maximum l’utilisation de nos climatisations ou chauffage selon la saison. Quand le froid commence à s’installer, pas la peine de pousser le chauffage à fond pour rester en tee shirt toute l’année, couvrez-vous et baisser la température chez vous, votre facture d’électricité et / ou de gaz n’en sera que plus réduite et vous verrez l’air ambiant chez vous sera plus agréable.
Troisième étape, choisir un fournisseur d’électricité responsable. Il existe beaucoup d’offres aujourd’hui, même chez les fournisseurs classiques où vous pouvez choisir le mode de production de votre électricité. Il existe aussi des fournisseurs qui ne proposent que des électricités vertes et qui travaillent en étroites collaborations avec des producteurs d’énergie français;
Le premier, si je ne me trompe pas, c’est Enercoop. Cette coopérative, née en 2005, crée un lien direct entre les producteurs et les consommateurs et aide à faire sortir de terre de nouveaux projets de production sur les territoires. Dans le Vaucluse par exemple, ils travaillent avec la société Lucisol à Apt grâce à l’installation photovoltaïque basée sur les toits de l’entreprise La Salle Blanche.
Autre fournisseur plus récent, Ilek I.L.E.K. Basé à Toulouse, il a pour particularité de vous donner la possibilité de choisir votre fournisseur d’électricité et / ou de gaz. Sur notre territoire par exemple, ils sont en partenariat avec La Compagnie Nationale du Rhône et donc vous pourrez choisir comme producteur le barrage hydroélectrique de Beaucaire.
Évidemment, on ne va pas changer tous vos raccordements pour tirer un câble direct entre votre habitation et le barrage de Beaucaire mais en revanche l’argent de votre facture permettra de rémunérer le producteur que vous avez choisi.
Voilà, le mois dédié à notre habitation est terminé. Vous avez maintenant pas mal de clés pour être plus responsable chez vous que ça soit pour faire votre ménage ou gérer votre consommation d’énergie car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Le numérique, pas virtuel pour la planète
Cette fois, je vous propose de parler d’internet, de ce que nous appelons souvent le virtuel alors que son impact sur l’environnement est bien réel.
Dans cet épisode vous allez entendre une compilation des cinq chroniques diffusées à la radio ! Cette chronique a été écrite grâce aux précieuses informations et conseils de Sylvain Therras de l’Éveilleur SCOP. Cette nouvelle structure sur sur Avignon forme à l’utilisation plus responsable des outils numériques et œuvre dans le secteur culturel pour que les prochaines actions soient plus respectueuses de l’environnement. Un grand merci à lui et tout l’équipe de l’Éveilleur pour leur aide !
L’Eveilleur SCOP : https://leveilleur-scop.fr/
La terre au carré sur France Inter – Pollution numérique : voyage au bout d’un like
Florence Rodhain, maître de conférences HDR en systèmes d’information à l’Ecole Polytechnique Universitaire de l’Université de Montpellier, co-directrice de l’unité de recherche MRM-SI (Montpellier Research Management), membre de ‘Reliance en Complexité’ aux côtés d’Edgar Morin à Montpellier. Autrice de « La Nouvelle religion du numérique, Le numérique est-il écologique ? » aux éditions EMS
Le Fairphone : https://shop.fairphone.com
L’école du smartphone : https://www.lecoledusmartphone.fr/
Le Collectif Chatons : https://www.chatons.org/
Les outils libres Colibris : https://www.colibris-outilslibres.org/
Les logiciels libres : https://degooglisons-internet.org
La chronique Echolibri sur RTV FM : https://www.rtvfm.net/category/ecos-colibri/
Du virtuel à l’impact bien réel
je vous propose de parler de ce que nous appelons le virtuel. Ordinateurs, appareils mobiles et connectés en tout genre, utilisation sans fin des réseaux sociaux, des clouds et autres outils de stockages en ligne, tout ce que nous faisons via internet et pourtant dès que nous sommes connectés, le transfert de données a plus d’impact sur l’environnement qu’on en a l’impression.
Voici un petit extrait de l’émission La Terre au carré sur France Inter, intitulée “Pollution numérique : voyage au bout d’un like” où Florence Rhodhain maître de conférence et autrice de « La Nouvelle religion du numérique, Le numérique est-il écologique ? » parle justement de cette pollution numérique qui paraît invisible.
Extrait La terre au carré
Pendant tout ce mois de janvier je vais donc vous donner des pistes pour, non pas arrêter d’utiliser les outils numériques mais plutôt pour avoir une meilleure connaissance de l’impact de nos comportements et en modifier certains histoire den avoir une consommation plus responsable.
Pour m’aider dans cette recherche, j’ai contacté la SCOP l’Éveilleur à Avignon qui organise notamment régulièrement des Cyber Clean up, une cession de nettoyage de printemps (ou d’hiver) de nos ordinateurs pour commencer par réduire les données que nous stockons.
Chaque fichier que nous stockons sur notre ordinateur consomme de la mémoire, c’est-à-dire utilise de la puissance et donc de l’énergie.
Et comme vous l’avez entendu dans l’extrait précédent, les fichiers que nous enregistrons sur les clouds et autres drive sont stockés dans des centres qui consomment énormément d’énergie et doivent être refroidis. Faire un petit ménage de temps en temps n’est donc pas du luxe, surtout pour notre planète.
Alors voici les conseils qui m’ont été donnés par Sylvain Therras de l’Eveilleur SCOP :
Eviter au maximum de garder des tonnes d’icônes sur le bureau de votre ordinateur ça utilise une partie de la puissance de votre appareil, vous allez finir par l’épuiser
Faites des archives sur des disques durs externes
Faites le tri dans vos emails reçus et envoyés, ne gardez pas des des mails pendant des années, vous n’irez jamais les relire.
Prenez le temps de vous désabonner de toutes les lettres d’information que vous recevez et que vous ne lisez pas
Videz régulièrement vos corbeilles d’ordinateur et boites mails.
Bloquez les comptes qui vous envoient des mais indésirables
Faîtes le même tri dans votre google drive, dropbox et autre lieu de stockage en ligne
Pensez à regarder la taille de votre espace de stockage avant et après votre ménage numérique, cela vous montrera le poids de données que vous avez vidé. La première fois que l’on fait ce ménage cela prend du temps. Mais ensuite si vous le faîtes régulièrement c’est plus rapide et votre ordinateur se sentira plus léger, il durera donc plus longtemps.
Allez pour la route je vous donne un petit chiffre : saviez-vous que 62 trillions de spams (les courriers indésirables) sont envoyés chaque année, ce qui équivaut à une émission carbone annuelle de l’équivalent de 3.1 millions de voitures. Le numérique n’est donc virtuel que dans les arguments marketing des professionnels du secteur.
La semaine prochaine on s’attaque à nos réseaux sociaux pour continuer à responsabiliser notre consommation numérique, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Les réseaux sociaux, une addiction à fort impact environnemental
Facebook, Instagram, Tik Tok, Youtube, tous ces réseaux dits sociaux ont pris une grande place dans notre vie. Nous les utilisons sans même nous en rendre compte, du réveil au coucher. Certains regardent quelques minutes les publications de leurs proches, d’autres passent plusieurs heures à enchaîner les vidéos de chats et autres chorégraphies qui font le buzz sur la toile. On le fait tous, avec plus ou moins de recul alors il est temps de sortir le chiffre qui fait mal : Les 2.8 milliards d’utilisateurs de Facebook (oui seulement Facebook) dans le monde, émettent chaque mois plus de 645 millions de kg de CO2 soit l’équivalent 645 000 vols Paris-NewYork.
Encore une fois, on scroll toute la journée pour passer de photos à vidéos et ces dernières sont bien stockées quelque part. Alors, comme on a fait du tri dans notre ordinateur et nos clouds la semaine dernière, on peut trier nos anciennes publications et archiver sur des disques durs externes nos anciennes photos. Supprimer également les anciennes conversations sur whatsapp et les messageries privées des différents réseaux, souvent elles gardent en mémoire toutes les vidéos et photos que l’on s’envoit mais qui finalement ne sont plus très utiles.
Une fois que ce tri est réalisé, il y a d’autres actions possibles pour réduire notre impact environnemental par l’utilisation des réseaux sociaux. Bon évidemment moins on les utilise, moins on consomme.
Premières idées : réduire la qualité des photos et vidéos que l’on partage. Tout publier en haute définition n’est pas utile surtout que l’on regarde de plus en plus tout ce que l’on partage sur un téléphone. L’écran est petit, il ne demande donc pas des fichiers HD pour que l’image soit belle à regarder. Du côté des consommateurs, vous pouvez paramétrer votre compte youtube par exemple pour regarder les vidéos en basse définition. Moins de bande passante utilisée, c’est moins d’énergie consommée pour amener la vidéo à vous.
Deuxième action à mettre en place, regarder les paramètres des réseaux que vous utiliser il y a surement une petite option qui empêche la lecture automatique des vidéos quand vous passez devant. Aucune utilité que chaque vidéo se mette en marche car la plupart ne vous intéresse pas. Encore une fois c’est de l’énergie consommée jetée par les fenêtres.
Si vous voulez aller plus loin et cela peut vous aider à passer vos nuits devant un écran plutôt qu’à dormir, téléchargez une application qui bloque toute utilisation des réseaux que vous avez choisi après une certaine heure.
Ne publiez que ce qui est utile, alors je sais, surtout si on utilise les réseaux sociaux pour développer son activité professionnelle, les algorithmes vous poussent pour être visibles à les utiliser sans fin. Mais comme pour tout changement de comportement, il est toujours possible de trouver un équilibre. Être visible oui, publier n’importe quoi pour donner l’impression de toujours être en action et donc ajouter des données à stocker dans la machine ce n’est pas très pertinent.
Voila donc quelques pistes pour moins consommer d’énergie tout en continuant à profiter des bons côtés des réseaux sociaux. La semaine prochaine on parle de nos outils numériques et de comment faire pour qu’ils durent plus longtemps, car oui j’en suis sure on peut le faire !
Chouchouter les outils numériques pour les garder plus longtemps
Troisième semaine dédiée à notre utilisation du numérique, après le ménage dans nos ordinateurs et les réseaux sociaux, nous allons maintenant chouchouter nos outils numériques pour qu’ils durent plus longtemps.
En effet, chaque nouvel appareil que nous achetons demande énormément de matériaux et d’énergie pour être construit et transporté jusqu’à nous. Plus on les garde longtemps, moins on a d’impact sur la planète.
Pour un téléphone portable, nos chers smartphones par exemple, il faut plus de 70 matériaux différents sont nécessaires et 12000 litres d’eau. Du plastique évidemment, des métaux courants mais aussi des métaux précieux et rares. Extraits à l’autre bout de la planète, ces métaux ont un impact environnemental fort, il faut donc limiter au maximum leur utilisation. je vous ai donné l’exemple du smartphone mais c’est le même problème pour tous les objets électroniques.
Première étape, chouchouter au maximum vos appareils quand vous les avez. Pour cela, éteignez-les dès que vous ne les utilisez plus, et je dis bien les éteindre et ne pas les laisser en veille. Pour les smartphones ou les ordinateurs, je vous ai expliqué dans le premier épisode du mois comment libérer de l’espace de stockage peut réduire leur consommation d’énergie. Une autre astuce est d’opter pour le mode appelé sombre. Il se trouve dans vos paramètres d’affichages et réduit la luminosité de vos écrans, déjà vos yeux vous remercieront mais en plus cela fait que vos appareils consomment moins d’énergie et votre batterie durera plus longtemps.
Si vraiment vous avez besoin d’en changer, au lieu de les laisser dans un tiroir, revendez-les pour qu’ils aient une seconde vie. Vous pouvez également opter pour votre achat pour un appareil de seconde main. Il y a de très bons sites internet et même des boutiques qui reconditionnent les objets numériques, ce qui vous assure qu’ils fonctionnent et évite qu’ils soient jetés.
Avant d’en acheter un nouveau, si le problème est qu’il ne fonctionne plus, tentez de le réparer. Un écran cassé ça se change, un ordinateur qui ne démarre plus ou est lent, ça peut être analysé et réparé pour en profiter encore un moment. Vous pouvez faire de sacrés économies des fois juste en le réparant. Saviez-vous d’ailleurs qu’il y a dans le Vaucluse une école du smartphone. Alors je vous vois déjà imaginer des petits téléphones portables assis bien sagement derrière leur pupitre à écouter leur professeur leur expliquer comment être un bon téléphone efficace et bien non pas du tout. L’école du smartphone à Morière propose des formations pour devenir réparateur de téléphone et tablettes. Des bases en passant par les micro soudures, ou l’ouverture d’une boutique, cette école forme à ce métier en pleine croissance. Quand on sait que 80% de l’empreinte écologique d’un smartphone est établie lors de sa fabrication, prendre soin de ce que l’on possède est la première étape cruciale pour éviter la surconsommation.
Depuis janvier 2021, il va même y avoir sur les objets électroménager un indice de réparabilité. Ça va vous aider à faire votre choix lors de vos prochains achats. Plus nous achèterons des appareils qui se réparent, plus les fabricants trouveront des solutions pour rendre leurs produits réparables, un cercle vertueux dont le consommateur est le premier maillon.
Enfin, si vraiment vous souhaitez pousser le curseur au maximum, allez jeter un œil à la marque Fair phone, qui construit les smartphones les plus durables et réparables du marché. Garanti 5 ans, aucune partie du fairphone n’est collée, ce qui fait que vous pouvez changer vous-même votre batterie, écran, ou caméra. Quand on voit la présentation il ressemble à un jeu de construction mais c’est bien un smartphone performant comme toutes les grandes marques.
Voilà pour cet épisode, j’espère qu’il vous aura donné envie de garder près de vous et de chouchouter au maximum vos appareils informatiques. La semaine prochaine je vous donnerai des noms d’outils pour travailler en ligne plus respectueux de l’environnement et de nos données personnels, car oui j’en suis sure on peut le faire !
Les logiciels libres
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire, la chronique qui donne des idées éco-responsables et locales pour avancer chacun à son rythme.
On continue cette semaine encore à s’interroger sur notre utilisation des outils numériques. Et maintenant que l’on sait nettoyer des zones de stockage de données, que l’on a conscience de l’impact des réseaux sociaux sur l’environnement et que l’on a chouchouté nos appareils électroniques pour qu’ils durent plus longtemps, regardons un peu les outils que nous utilisons pour travailler en ligne.
Déjà très répandus avant le Covid, les outils de travail collaboratifs ont explosé en même tant que le télétravail est devenu une habitude.
On peut utiliser tous les outils ultra efficaces et connus de tous du mastodonte Google. Pour tout vous dire j’écris encore cette chronique sur un google doc. Mais grâce à l’éveilleur Scop, qui forme sur Avignon à utilisation plus responsable des outils numériques, j’ai découvert plein d’alternatives que je suis en train de commencer à tester. Ce sont des logiciels libres, créés par des associations qui souhaitent que l’internet reste ouvert à tous, respecte au mieux l’environnement mais également la gestion de nos données personnelles.
Si vous voulez découvrir ce monde, vous pouvez aller voir le site du collectif Chatons : Le Collectif des Hébergeurs Alternatifs, Transparents, Ouverts, Neutres et Solidaires.
assembler des structures proposant des services en ligne libres, éthiques et décentralisés afin de permettre aux utilisateurs et aux utilisatrices de trouver rapidement des alternatives, respectueuses de leurs données et de leur vie privée, aux services proposés par les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft).
Qu’est-ce que les logiciels libres ?
C’est un logiciel qui garantit quatre libertés fondamentales :
la liberté d’utiliser le logiciel
la liberté de copier le logiciel
la liberté d’étudier le logiciel
la liberté de modifier le logiciel et de redistribuer les versions modifiées
Ce sont donc des logiciels gratuits qui peuvent être améliorés par tous les utilisateurs et utilisatrices. La force du collectif donc !
Dans le collectif des Chatons vous trouverez notamment les outils Colibris (petite pensée pour Michel Bayet l’animateur de la chronique Echolibri sur RTV FM que je vous conseille d’ailleurs vivement d’écouter)
Outils de chat, de visioconference, ou encore traitement de texte collaboratif. Pas besoin de créer un compte, vous pouvez aller sur le site, créer un document – un pad sur ce site – et le partager avec d’autres personnes pour travailler avec eux en direct. Vous pouvez ensuite le télécharger au format que vous souhaitez pour pouvoir l’utiliser sur votre ordinateur.
Il y a également les framasoft, vous avez peut-être déjà utilisé l’outil de planification de réunion : framadate
Alors c’est certain souvent il faut fouiller un peu car ça change nos habitudes, mais ça vaut le coup de tenter l’aventure.
Pour celles et ceux qui sont à la recherche des logiciels de graphisme ou de traitement de texte, il y a également des alternatives libres.
Gimp, Inkscape ou libre office en sont quelques exemples.
Je vous conseille de les tester pour trouver les logiciels qui vous conviennent le mieux, un à la fois pour ne pas être complètement perdu lorsque vous ouvrirez la prochaine fois votre ordinateur.
Quoiqu’il en soit, l’utilisation de logiciels libres est une petite bouffée d’air frais dans le monde d’internet car cela permet de revenir à l’objectif premier de la toile, la mise en commun de savoirs.
Fin de la chronique pour cette semaine, la prochaine fois je m’adresserai aux entrepreneurs pour parler de communication responsable, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Entrepreneur·se·s, communiquez autrement
Après ces quatre semaines à vous parler de l’impact du numérique sur notre environnement, j’ai eu envie de m’adresser aujourd’hui aux entrepreneurs et entrepreneuses qui nous écoute. Je suis moi-même indépendante, je fais du conseil en communication et de la production de podcast. Et quand on parle communication, les réseaux sociaux et le site internet sont la base d’une bonne stratégie aujourd’hui. Mais si vous avez écouté mes chroniques du mois vous savez maintenant que ces outils qui peuvent nous permettre d’être visible auprès d’un très large public consomment énormément d’énergie et donc polluent.
Alors comment gérer une entreprise, communiquer en utilisant les outils qui sont à notre disposition tout en restant aligné avec des valeurs respectueuses de l’environnement ?
Et bien je vous préviens tout de suite, je n’ai pas une réponse à ce problème.
Je vis ce dilemme chaque jour quand je vais sur Instagram et que l’algorithme me pousse à partager toujours plus de vidéos, photos. Car si on ne publie pas souvent, on n’est pas visible.
Je suis tiraillée entre suivre les recommandations des GAFAM pour améliorer ma visibilité et donc me faire connaître au plus grand nombre et ainsi développer mon activité et être le plus sobre possible dans ma communication pour éviter d’encombrer encore plus les centres de stockages de données.
Pour éviter d’avoir le cerveau qui surchauffe, j’ai pris la décision il y a un petit moment de continuer à utiliser notamment les réseaux sociaux de manière raisonnée. Alors quand on me demande : mais combien de fois par jour faut-il que je publie, je réponds : la question n’est pas combien de fois par jour faut-il publier , mais combien de fois par semaine avez-vous une information utile pour votre communauté à partager. Quelle information sur votre activité cela leur apporte-t-il ? Si vous en avez deux par jours, et bien publiez deux fois par jour, si c’est une par semaine, publiez une fois par semaine, l’essentiel est que vous gardiez une qualité constante, représentative de votre entreprise et de ses valeurs et que vous teniez sur le long terme.
Et souvent au lieu de publier à tout va, faire de bons commentaires (c’est à dire constructifs, pas juste un petit coeur rose ou super !) sur d’autres comptes sera plus productif que de passer des heures à créer des vidéos courtes sur des musiques tendances.
Tout est au final une question d’équilibre. Alors que partout on nous dit qu’il faut absolument avoir une carte de visite, des flyers, certains entrepreneurs n’en ont jamais eus et s’en sortent très bien. Ils ont d’autres techniques pour capter des contacts et ça leur convient très bien. De mon côté, même si je fais de la communication, il m’a fallu 7 ans d’activité pour créer mon premier flyer. Jusque là je n’avais que des cartes de visite, que j’utilisais très peu. Les flyers je les ai créés pour pouvoir faire la promotion de mon podcast Esperluette sans donner mes coordonnées personnelles. Le podcast étant un nouvel outil de communication à l’époque le flyer me permettait d’expliquer où trouver le podcast, comment l’écouter, ce qu’on pouvait y trouver…etc
Ce que je veux vous partager avec cette expérience c’est qu’il y a les règles générales pour communiquer : avoir un flyer, un site, une carte de visite, être présent sur les réseaux sociaux, sur youtube… et il y a la pratique, celle qui vous correspond, avec laquelle vous êtes à l’aise, qui vous représente et ça ça ne peut pas être un algorithme qui le définit, il n’y a que vous qui puissiez le décider. Si être sur les réseaux sociaux vous rebute, n’y allez pas, vous aurez d’autres manières de vous faire connaître. Le réseaux en direct, en face à face avec de vraies personnes est souvent bien plus efficace (si vos techniques de réseautages sont bien réalisées évidemment).
Communiquez et être responsable c’est possible de trouver un équilibre. Formez-vous aussi pour justement être plus efficace et éviter de perdre de votre énergie et d’en demander trop à la planète pour faire votre place entrepreneuriale.
Voila, Le mois consacré au numérique est terminé, un grand merci à l’Eveilleur SCOP de m’avoir formée et aidée à la rédaction de cette chronique ,le mois prochain je continuerai à parler aux entrepreneurs responsables qui sommeillent en vous pour aborder le zéro déchet en entreprise. Car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Sublimer sa peau et ses cheveux naturellement
Dans cet épisode, je m’attaque aux cosmétiques et vous donne des astuces pour sublimer votre peau et vos cheveux naturellement.
- De bonnes recettes pour remplacer les cosmétiques achetés en magasin
- Mieux réfléchir à l’impact de nos cosmétiques sur notre peau
- Les huiles végétales aussi bonnes dans l’assiette que sur notre peau
- Des cheveux naturellement beaux
Comparatif Que choisir des ingrédients indésirables dans les cosmétiques : https://www.quechoisir.org/comparatif-ingredients-indesirables-n941/
L’application Yuka : https://yuka.io/
Laboratoires 4E Cosmétiques : https://laboratoire4e.com/ – Interview de sa créatrice Jessica Hamou sur Esperluette
Parenthèse naturelle à Carpentras : https://parenthese-naturelle.business.site/
Bel’lissime à Mazan : https://www.bellissime84.fr/
Salon 53 à Avignon : https://www.salon53.fr/
Les cosmétiques Avril : https://www.avril-beaute.fr/
La famille presque zéro déchet : https://www.famillezerodechet.com/
Faire évoluer sa consommation de cosmétiques
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire, la chronique qui donne des idées écoresponsables et locales pour avancer chacun à son rythme. Ce mois-ci je vous propose une nouvelle thématique : les cosmétiques.
En dehors du tri des déchets, je pense que c’est par là que j’ai commencé à réellement changer certains de mes comportements et modes de consommation. Cela date de plusieurs années, quand en regardant une chronique à la télé j’ai entendu la journaliste dire : “ quand vous mettez quelque chose sur votre peau c’est absorbé par votre corps, comme de la nourriture.” Et j’avoue, je n’avais pas réfléchi à ça avant.
La peau effectivement n’est pas imperméable et c’est ce qui nous permet d’ailleurs d’utiliser les principes actifs des cosmétiques que nous utilisons pour la rendre plus resplendissante. Tout ce qui entre en contact avec elle peut être absorbé, des fibres des vêtements que nous portons en passant par les produits de nettoyage (et là je vous renvoie à ma chronique dédiée aux produits ménagers) jusqu’au contenu des cosmétiques.
Une fois encore il faudrait regarder chaque étiquette de nos crèmes, produits solaires, shampoing, gel douche et autre maquillage, connaître la liste des produits toxiques et ne pas acheter ceux qui en contiennent.
En faisant mes recherches pour préparer cette chronique j’ai trouvé un article du magazine Que Choisir listant les produits toxiques dans les cosmétiques à éviter.
Ils ont réalisé une immense étude sur plus de 180 000 produits cosmétiques en comparant les substances toxiques présentes chacun d’entre eux. Mais même avec cette liste c’est un véritable travail de fourmi.
Il y a aussi l’application Yuka avec laquelle vous pourrez scanner en direct les produits quand vous faites vos courses et voir si ce produit contient des perturbateurs endocriniens ou allergènes.
Sur cette appli les produits sont notés sur 100 et une fois les analyses requises effectuées, l’application attribue une couleur au produit en fonction de sa qualité de rouge pour les mauvais élèves à vert foncé pour les produits irréprochables.
Autre solution, faire vos produits cosmétiques vous-même, et je vous donnerai quelques idées dans les chroniques à venir.
Plusieurs avantages :
Vous savez quels produits vous intégrez dans vos cosmétiques et donc il y a moins de chance de faire une réaction allergique. Si cela vous arrive, vous savez ce que vous avez mis dedans vous pourrez donc adapter la recette selon votre type de peau et sa réactivité.
Vous pouvez vous assurer que la matière première qui vous a permis de faire vos cosmétiques est bio, locale, éthiques et responsable.
Vous limitez les emballages, puisqu’une fois que vous avez votre contenant vous allez ensuite le laver pour le réutiliser
Vous prenez conscience que vous prenez soin de vous dès la création du produit. Comme un bon gâteau fait avec amour est encore meilleur à manger, quand vous utiliserez vos premières recettes faites maison vous aurez encore plus l’impression de vous chouchouter car vous avez pris le temps de faire cette démarche, d’adapter le produit à vos goûts. Je vous assure il y a vraiment un petit sentiment de fierté la première fois que l’on réussi à faire son déodorant soi-même.
Et je vous rassure ça ne prend pas tant de temps que ça. Si vous n’êtes pas adeptes des recettes faites à la maison, je vais également vous donner quelques noms de créateurs de cosmétiques vauclusiens ou provençaux chez qui vous pourrez trouver votre bonheur sans avoir à vous inquiéter des ingrédients présents dans ces produits.
Les huiles végétales aussi bonnes dans l’assiette que sur notre peau ou nos cheveux
Souvent la première réaction quand je dis que j’utilise de l’huile sur ma peau c’est : “mais c’est bien trop gras, tu dois avoir la peau qui brille !”
Et bien non, selon les huiles, elles sont plus ou moins sèches, et si vous trouvez celle qui correspond à votre type de peau, vous n’aurez aucun problème.
La première que j’ai adoptée, c’est l’huile de noisette. Parfaites pour les peaux mixtes, l’huile de noisette a en plus une odeur très agréable au moment où vous l’appliquez. Elle permet de rééquilibrer la peau pour la rendre plus éclatante. Elle a également une teneur élevée en vitamine E ce qui permet de réduire les ridules et améliorer l’élasticité de la peau.
Vous pouvez en trouver dans le rayon huiles végétales de votre magasin bio préféré mais personnellement je préfère utiliser l’huile de noisette proposée par les Laboratoires 4E. Basés à Avignon, cette marque vous garantit une huile réalisée avec des noisettes non torréfiées pour garder toutes ses propriétés. La production des noisettes et l’extraction de l’huile sont réalisées en France. Une huile de haute qualité pour que votre peau soit bien nourrie.
4E cosmétiques proposent 14 références d’huiles végétales que vous pourrez choisir selon votre type de peau ou vos problématiques du moment.
Par exemple, si vous avez des rougeurs ou de la couperose, l’huile de chanvre produite en France également, sera votre meilleure amie.
Si vous avez une peau mature, l’huile de bourrache est riche en oméga 6, elle redonnera à votre peau élasticité et éclat.
Et puisque l’été approche, les huiles végétales peuvent vous permettre de préparer votre peau à l’exposition au soleil. Attention je ne suis pas en train de dire que cela remplace les crèmes solaires, pas du tout. Par contre l’huile de noyaux d’abricot active la production de mélanine, ce qui va aider à préparer la peau au soleil et lui donnera un effet bonne mine.
Si vous commencez à être convaincu·e par l’utilisation des huiles végétales, voici un petit bonus supplémentaire non négligeable. Une fois que vous avez opté pour les huiles végétales pour votre visage, vous pouvez également les utiliser sur vos cheveux.
Plus besoin de charger votre salle de bain de multiples produits. Si je reprends l’exemple de l’huile de chanvre, sur vos cheveux elle va réparer les cheveux secs et abîmés, réguler le sébum et même stimuler leur pousse.
Pour l’utiliser, appliquez l’huile sur votre cheveux et / ou votre cuir chevelu 15 à 30 minutes avant d’aller vous laver les cheveux. Faites votre shampoing habituel et vous verrez le résultat. Les cheveux auront bien absorbé l’huile et ses bienfaits et ils ne seront pas gras ou lourds au contraire.
Voila, je crois que maintenant vous n’allez plus regarder les huiles végétales de la même manière et quelles ne seront plus présentes uniquement dans votre cuisine.
N’oubliez pas quand même de vérifier leurs modes de production, le lieu de leur production et évidemment je recommande qu’elles soient bio pour éviter d’apporter une petit dose de pesticide à votre peau en plus des bienfaits de l’huile.
Des cheveux naturellement beaux
Savez-vous comment fonctionnent les colorations que l’on trouve sur le marché et chez la plupart des coiffeurs ? Elles sont basées sur un phénomène chimique pour transformer la couleur de nos cheveux, l’oxydation.
Ces produits ouvrent les écailles de nos cheveux et les pigments artificiels qui y sont présents viennent modifier les pigments de couleurs déjà existants sur notre fibre capillaire. Le rinçage permet de refermer les écailles des cheveux.
Cette méthode est assez agressive et les composants chimiques présents dans les colorations sont absorbés par notre corps : perturbateurs endocriniens ou allergènes par exemple. Cela peut causer des irritations, réactions allergiques ou encore abîmer nos cheveux si les colorations sont régulières, d’autant plus si vous faites des décolorations.
Si vous souhaitez respecter votre chevelure autant que vous protégez la planète, vous pouvez opter pour des colorations végétales.
En Vaucluse, il y a plusieurs salons qui le proposent : Le joli cocon de Parenthèse naturelle à Carpentras, Bel’lissime à Mazan ou encore le salon 53 à Avignon.
La coloration végétale, ne fonctionne pas sur un principe d’oxydation : ce sont des poudres de plantes mélangées à de l’eau qui se fixent en surface et enrobent la fibre capillaire.
Moins agressives, les colorations végétales ne permettent cependant pas d’éclaircir les cheveux. Les cheveux sont gainés et ne s’abîment pas même si on réalise des couleurs régulièrement.
Autre solution si on veut jouer au maximum la touche naturelle et éviter d’utiliser des produits, laissez les cheveux blancs s’installer tranquillement. Alors pas toujours facile quand on commence à avoir des cheveux blancs assez tôt surtout quand a les cheveux foncés, mais au final quand on passe la période de l’effet racine (les transitions sont toujours difficiles à supporter) cela crée des mèches plus claires qui peuvent donner un style très sympa. Le blanc dans les cheveux est même devenu tendance puisque certaines personnes se font décolorer les cheveux pour les avoir complètement gris et ce ne sont pas que des séniors.
Les cheveux blancs n’ont pas la même texture que les cheveux normaux, ils sont souvent plus secs et cassants il faut donc passer un peu de temps pour les soigner.
Et là je vous renvoie à ma chronique précédente où je vous parlais des bains aux huiles végétales sur les cheveux. Ça peut être la bonne solution pour que vous acceptiez plus facilement vos cheveux blancs.
Pour garder la brillance de vos cheveux, qu’ils soient colorés naturellement ou blancs, vous pouvez également utiliser du vinaigre de cidre lors de votre rinçage. Et oui une nouvelle fois j’ai pioché dans ma cuisine pour trouver une solution cosmétique pour les cheveux. Le vinaigre de cidre, bio évidemment, contient des vitamines, oligo-éléments, il assainit le cuir chevelu, rend le cheveu plus léger et brillant et il semblerait qu’il favorise la pousse des cheveux.
Pour l’utiliser, mélanger 1 litre d’eau froide avec 3 cuillères à soupe de vinaigre de cidre que vous utiliserez pour votre dernier rinçage après votre shampoing. Ne vous inquiétez pas, l’odeur ne restera pas une fois les cheveux séchés.
De bonnes recettes pour remplacer les cosmétiques achetés en magasin
Pour cette dernière chronique dédiée aux cosmétiques, je vais vous partager quelques recettes pour vous montrer que ce n’est pas si compliqué d’amener le zéro déchet dans notre salle de bain.
Ces recettes, je les tire pour la plupart du livre “La famille presque zéro déchets “ de Bénédicte Moret et Jérémie Pichon.
Commençons par le déodorant. Alors vous vous en doutez je vais vous dire que les produits contenus dans les déodorants vendus dans le commerces peuvent être agressifs, allergènes voire nocifs pour notre santé et qu’il vaut mieux donc utiliser des produits naturels.
De plus, il faut faire la différence entre la transpiration qui est normale pour réguler notre température corporelle et l’odeur qui elle est causée par des bactéries et peut-être très gênante.
La recette que je vais vous proposer ne va pas vous empêcher de transpirer, en revanche elle est super efficace pour éviter les odeurs désagréables, testée et approuvée depuis plusieurs années pendant le festival d’Avignon. S’il est efficace pendant le mois le plus chaud de l’année en Vaucluse avec des journées à courir d’une salle de spectacle à une autre, il peut l’être dans toutes les situations de l’année !
Pour le réaliser il vous faudra un pot de crème que vous aurez récupéré, nettoyé et stérilisé.
40g d’huile de coco, 10g de cire d’abeille, 30g de bicarbonate de soude, 20g de fécule de maïs et 15 gouttes au total d’huiles essentielle de tea tree (qui est antibactérienne) et de palmarosa (pour lutter contre les odeurs)
On fait fondre l’huile de coco et la cire d’abeille, puis on y ajoute le bicarbonate et la fécule de maïs, bien mélanger et enfin les huiles essentielles. Versez le tout dans le pot, fermez-le et laissez 10 minutes au frigo. Cela vous fait une sorte de beurre que vous pourrez utiliser grâce à une petite cuillère en bois. Une petite quantité suffit pour l’appliquer sur vos aisselles le matin.
N’oubliez pas avant de vérifier que vous n’êtes pas allergiques à l’un de ces produits, notamment les huiles essentielles, ce n’est pas parce que c’est naturel que l’on ne peut pas faire de réactions.
Pour hydrater vos lèvres vous pouvez faire fondre de la cire d’abeille avec de l’huile végétale de jojoba ou d’argan et ajouter un peu de miel, cela vous fera un super baume à lèvre.
Même le maquillage peut être fait avec des produits comestibles : le blush pour les joues peut être réalisé par exemple avec un mélange de poudre de cannelle, paprika et cacao.
Et pour vous démaquiller, devinez ce que vous pourrez utiliser : des huiles végétales une nouvelle fois ! Les huiles sont particulièrement efficaces sur les maquillages waterproof. Pour utiliser une huile comme démaquillant : Prenez une noisette de l’huile adaptée à votre type de peau et chauffez-la dans votre main avant de la répartir sur votre visage en faisant de petits cercles . Pour le mascara vous pouvez frotter avec un coton à démaquiller ou une lingette en tissu. Rincez votre visage et si vous sentez un film gras, nettoyez-le avec une eau florale. Et voilà le tour est joué.
Je vous donne deux dernières astuces :
– si vos ongles sont cassants : vous pouvez les tremper dans un mélange avec de jus de citron, du bicarbonate de soude et de l’huile d’olive.
– si vous voulez faire un gommage sur votre visage vous pouvez mélanger du miel et du sucre.
Si vous n’aimez pas faire vos petites recettes à la maison, vous pouvez utiliser la marque française de cosmétiques bio Avril. Leurs produits sont souvent disponibles dans les magasins bio mais la marque a également ouvert récemment une boutique en plein centre d’Avignon. Ce sont des produits de qualité aux prix très abordables.
Voilà maintenant vous savez comment chouchouter votre peau et vos cheveux de manière naturelle, tout en limitant les déchets. Le mois prochain on va parler des vacances, responsables évidemment, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Voyager avec le moins d’impact possible sur la planète
Après vous avoir parlé le mois dernier des cosmétiques naturels, ce mois-ci je m’attaque à vos futures vacances et vous donne des astuces pour vous évader mais de manière responsable.
Dans cet épisode vous allez entendre une compilation des quatre chroniques diffusées à la radio :
- Des vacances de qualité plutôt qu’en quantité
- Casser les idées reçues sur le tourisme durable
- Voyager à la découverte de l’autre
- S’émerveiller de la nature qui nous entoure
Le podcast (X)perientiel : https://podcasts.audiomeans.fr/-x-perientiel-le-tourisme-de-demain-6a01a240fdc9
Les chiffres de l’impact du tourisme : https://notre-environnement.gouv.fr/actualites/essentiels/article/tourisme-durable-une-solution-pour-voyager-dans-le-monde-de-demain
Les 9 PNR en PACA : https://provence-alpes-cotedazur.com/decouvrir/espaces-naturels/les-parcs-naturels-regionaux/
La Péniche Althea : https://www.peniche-althea.fr/chambres-hotes
Les cabanes des Grands Cépages : https://www.cabanesdesgrandscepages.com/
Domaine de l’Alauzon : https://alauzon.com/fr/
Camping de la Sorguette : https://www.camping-sorguette.com/
Article sur les idées reçues sur le tourisme durable : https://www.tourisme-durable.org/tourisme-durable/idees-recues
Bienvenue à la ferme : https://www.bienvenue-a-la-ferme.com
Accueil Paysan : https://www.accueil-paysan.com/fr/
My weekend for you : https://www.myweekendforyou.com
Les Greeters : https://internationalgreeter.org/greeter-destinations – http://www.marseilleprovencegreeters.com/
Le Coachsurfing :https://www.couchsurfing.com/
Le Woofing : https://wwoof.fr/fr/
Le Naturoptère : https://www.naturoptere.fr/
LPO Vaucluse : https://paca.lpo.fr/association-protection-nature-lpo-paca/notre-action-en-paca/vaucluse
Le Carbet Amazonien : https://www.lecarbetamazonien.fr/ – https://www.youtube.com/watch?v=KpouKBipiJ4
Des vacances de qualité plutôt qu’en quantité
Ce mois-ci on s’évade, on part en vacances, de manière responsable évidemment. Alors je vous entends déjà me dire, le but des vacances c’est de tout oublier, donc ce n’est pas le moment de me compliquer la vie avec le développement durable !
Malheureusement aujourd’hui on ne peut plus se permettre de complètement tout oublier quand on pense aux vacances. La raison, c’est que partir en vacances, ça a un impact sur la planète comme chacun de nos actions, vous en êtes bien conscients maintenant si vous êtes des auditeurs et auditrices fidèles de cette chronique. Si nous ne faisons pas un peu attention à nos impacts nous finirons par ne plus pouvoir partir en vacances et pas uniquement pour des raisons financières.
Voici un extrait d’une conférence lors des Universités du Tourisme durable qui se sont déroulées 2021 et qui ont été enregistré par François Huet pour ton podcast (X)périentiel – le tourisme positif (que je vous conseille d’ailleurs)
Extrait podcast
Alors promis dans les chroniques de ce mois je vais vous donner des bonnes idées pour faire rimer dépaysement, découverte, détente avec durabilité afin que vous puissiez, une fois sur place, tout oublier et profiter au maximum de votre expérience.
L’objectif va être de vous donner des idées, souvent portées par des vauclusiens et vauclusiennes, pour penser vos vacances autrement. Mais avant de vous donner de belles idées, je vous partage quelques chiffres histoire d’enfoncer un peu le clou et de vous convaincre ou vous donner quelques billes pour convaincre vos proches.
Malgré la crise sanitaire que nous venons de vivre, le tourisme, est toujours en hausse. Dans le monde, il a connu une croissance de +133% en 30 ans. Une des grosses problématiques, dû au tourisme de masse, la mise en place de nombreux vols low cost et l’apparition du marché des locations entre particuliers, c’est que certains lieux attirent énormément de touriste, bien plus qu’ils ne devraient en accueillir. Nous avons toutes et tous vu les images des paquebots surdimensionnés dans Venise et l’impact que cela a sur la ville. 95 % des touristes se concentrent sur 5 % des espaces dans le monde.
Évidemment qui dit beaucoup de touristes dans un lieu, dit explosion de la consommation des matières premières consommateur de ressources naturelles : énergie, eau, alimentation, matières premières (en France, dans les communes les plus touristiques, on observe jusqu’à + 211 % de consommation annuelle d’eau, + 287 % de consommation annuelle d’énergie et + 27 % de production de déchets par rapport à la moyenne nationale) et de la production de déchet, donc une pollution accrue.
Autre phénomènes, l’inflation des prix du logement et de l’alimentation qui font fuir les locaux de ces villes et destinations, sans habitants ces lieux deviennent l’équivalent de “parc d’attraction” sans aucune authenticité . Cela cause également l’appauvrissement des cultures et des patrimoines locaux et on finit par retrouver les mêmes souvenirs et magasins partout dans le monde.
Mais le tourisme a également des effets bénéfiques sur l’économie locale, l’emploi évidemment mais surtout les voyages ouvrent l’esprit, amène à être curieux, à découvrir d’autres modes de vie, à apprendre, rencontrer l’autre. Pensé intelligemment, de manière qualitative plutôt que quantitative, je suis certaine qu’un équilibre est possible à trouver et que bien sûr nous consommateurs pouvons faire évoluer les choses si nous changeons nos comportements.
Je vous propose donc que la semaine prochaine nous sortions de nos barrières psychologiques, pour pouvoir être alignés avec nos valeurs aussi pendant nos moments de détente, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Casser les idées reçues sur le tourisme durable
pour cette deuxième chronique dédiée au tourisme durable, je vous propose de casser les idées reçues que nous avons toutes et tous sur ce type de voyage.
Idée reçue numéro 1 : le tourisme durable c’est partir au bout du monde pour faire des chantiers participatifs ou de l’humanitaire.
Et bien non, pas besoin d’aller au bout du monde pour voyager de manière responsable. Le choix de votre mode de transport, réserver un hébergement labellisé ou justement partir en vacances à quelques kilomètres de chez vous c’est du tourisme durable. Et on peut dire qu’en Provence nous avons largement de quoi faire de beaux voyages dans des sites nature protégés.
La région compte 9 parcs Naturels régionaux : de la Camargue en passant par le Queyras ou le Verdon en terminant bien sur par notre cher Mont Ventoux, vous y découvrirez des paysages époustouflants, très différents dans des sites où sont développées des initiatives touristiques durables.
Idée reçue N°2 : le tourisme durable c’est contraignant
Bien sûr, si vous choisissez de faire un treck en dormant à la belle étoile alors que vous avez l’habitude des hôtels confortables avec service 4 étoiles, vous allez trouver cela contraignant. Vous pouvez trouver des hébergements très confortables qui eux ont mis en place des démarches responsables : tri des déchets, choix de produits locaux et bio pour cuisiner les différents repas, utilisation de produits ménagers respectueux de l’environnement, énergie solaire voire même toilettes sèches.
Pour les trouver il existe des labels comme la qualification environnement des clévacances, écogites, clefs vertes, chouette nature, accueil paysan… Il en existe énormément avec des critères plus ou moins restrictifs.
Changer sa façon de partir en vacances, cela peut permettre de vivre des expériences originales. Par exemple, vous pouvez visiter Avignon et dormir sur une péniche avec une superbe vue sur le Palais des papes. Elle s’appelle La Péniche Althea et la cabine du marinier a été transformée en chambre d’hôte. Dormir sur l’eau permet une pause hors du temps.
Pour rester proche de l’eau, de la nature en gardant le tout le confort, il y a aussi les cabanes des grands cépages à Sorgues. Des cabanes au bord ou sur l’eau du Lac de la Lionne.
Dépaysement garanti !
Idée reçue numéro 3 : le tourisme durable c’est cher
Si vous ne partez au bout du monde, la part de votre budget dédiée au transport sera moindre. En réservant le train à l’avance ou en optant pour la voiture en restant proche de votre domicile, il est quand même possible de s’évader.
L’année dernière nous sommes partis dans un gîte qui proposait une cabane dans une forêt des baronnies provençales, le courant étant produit par des panneaux solaires, le chauffage au bois, aucune connexion internet pour un réelle déconnexion, aucun bruit de voiture et surtout le contact direct avec la nature : les écureuils qui trottent chaque matin sur le toit de la cabane, les biches qui passent sur le chemin tranquillement à l’heure du goûter. Ce cocon était à La Roche sur le Buis dans le Domaine de l’Alauzon et après y avoir passé quelques jours nous avions l’impression d’être parti au bout du monde alors que nous étions à à peine 1h de la maison. Le bonheur !
SI vous partez en famille, et que vous souhaitez opter pour le camping, il y a la Sorguette situé à l’Isle sur Sorgue. Labellisé Clé verte, il est également refuge LPO, c’est-à-dire qu’ils se sont engagés pour créer un environnement sain sans produits chimiques, qui peut être un refuge pour la biodiversité en préservant l’environnement, créant des sites de nidification et en apportant de l’aide aux oiseaux en hiver. De quoi être réveillé par le doux chant des oiseaux pour bien commencer la journée.Voila maintenant que vous êtes passé au delà de vos idées reçues, la semaine prochaine je vais vous donner d’autres idées pour organiser des vacances responsables et créatrice de liens avec les habitants du lieu où vous allez. Car voyager responsable c’est également l’occasion de faire de belles découvertes grâce aux connaissances des locaux, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Voyager à la découverte de l’autre
Pour cette troisième chronique dédiée au tourisme durable, je vous propose de faire de belles rencontres.
Quand on part en vacances on cherche selon les goûts le soleil ou le froid, la mer ou la montagne, la ville ou la campagne. Ce qui est sûr c’est que l’on cherche un ailleurs, un endroit qui nous fera oublier la routine du quotidien et qui nous permettra de nous évader.
Il y a bien sûr les magnifiques paysages qui nous permettent cette évasion, la pratique d’un sport, parfois extrême mais ce que j’aime avant tout c’est la rencontre de l’autre. Celle ou celui qui n’a pas la même activité que moi, qui ne vit pas dans les mêmes conditions, celle ou celui qui n’a pas la même culture et encore une fois cela n’implique par forcément d’aller au bout du monde. En France ou en Europe, il y a beaucoup de découvertes à faire du Nord au Sud, et d’Est en Ouest.
Alors comment faire pour partir en vacances en favorisant la rencontre des locaux.
Il y a évidemment les chambres d’hôtes, vérifiez quand même d’abord que les hôtes vivent bien sur place pour passer du temps avec eux et pouvoir échanger.
Si vous aimez la nature et le terroir, il y a le réseau “Bienvenue à la ferme”, composé de près de 8 000 agriculteurs adhérents qui ouvre les portes de leur ferme. Et selon le lieu vous pouvez soit la visiter, y manger ou dormir et découvrir le savoir-faire des fermiers. Avec la même idée, il y a aussi le label Accueil Paysan, qui vous propose la campagne à bras ouverts pour des vacances autrement.
Pour les plus citadins, il y a les Greeters. Cette organisation mondiale à but non lucratif rassemble des bénévoles qui vous emmènent en balade de 2 à 3 heures dans leur ville pour vous la faire découvrir selon leurs intérêts. Ces balades sont gratuites. Par exemple, si vous voulez redécouvrir Marseille, vous pouvez rencontrer Max, 82 ans qui vous donnera rendez-vous pour découvrir les Catalans, une enclave populaire située dans le 7e arrondissement. Une réelle expérience, un moment de partage inoubliable.
Autre possibilité, pensé par un Vauclusien celle-là, passer par le site myweekendforyou.
Le concept c’est que vous êtes accueillis le temps d’un weekend gratuitement , gîte et couverts, dans une maison (ou un appartement) où les personnes vivent réellement. Et le but c’est que vos hôtes vous fassent découvrir leur passion. Les hôtes étant validés par la plateforme, donc pour accéder à leurs coordonnées il vous faudra acheter un pass : 89€ pour un an, 29€ pour 3 mois. Et si à votre tour vous accueillez des voyageurs, le pass est gratuit.
Déjà 1000 hôtes sont répertoriés sur le site, de quoi faire de belles découvertes et rencontres.
Pour les plus aventureux d’entre vous il y a le coachsurfing et le woofing. Désolée pour les noms en anglais, ce sont des concepts internationaux et des noms déposés donc je ne peux pas vous donner de traduction. Ces deux concepts proscrivent tout rapport à l’argent.
Le principe du coachsurfing c’est de proposer un lit, un canapé à des gens en voyage, et qui souhaitent visiter votre région. Une réelle immersion si vous êtes accueillis, et des rencontres très diverses si vous accueillez les voyageurs. L’accueil est gratuit mais il n’est pas rare que si vous offrez un endroit pour dormir à des voyageurs, ils vous amènent de quoi manger, voire cuisine un plat typique de leur pays pour vous remercier.
Si vous n’aimez pas les voyages organisés ou si vous avez un budget très restreint ça peut être une belle solution. Vous pourrez dire au retour que vous avez réellement rencontré des habitants des villes où vous vous êtes arrêtés.
Quant au woofing, le concept est le même mais avec du travail en échange. Woofing veut dire World-Wide Opportunities on Organic Farms donc le principe est d’échanger vos services en travaillant pour une ferme biologique contre le gîte et le couvert. Les tâches et le temps de travail sont prédéfinis avec vous avant votre arrivée. Une bonne manière de lier l’utile à l’agréable car vous apprendrez beaucoup de choses pendant ce voyage, une expérience à l’état pur. A la rencontre de l’autre, je vous garantis que vous ramènerez des souvenirs uniques, n’est ce pas le but des voyages au final ?
La semaine prochaine on continue les découvertes, cette fois avec la nature, car plus on connaît ce qui nous entoure, mieux on protège notre environnement. Et oui j’en suis sure on peut le faire !
S’émerveiller de la nature qui nous entoure
Pour cette dernière chronique du mois consacré au tourisme, je vous propose de prendre le temps de découvrir la nature qui nous entoure. Et quel meilleur moment que les vacances pour prendre le temps de s’émerveiller du chant des oiseaux, pour découvrir le nom des fleurs que l’on croise régulièrement et pourquoi pas dépasser ses peurs et se rendre compte que les insectes et les araignées sont tout à fait passionnants à étudier.
Je reste dans mon idée que nous n’avons pas besoin d’aller au bout du monde pour partir en vacances, alors je vais vous donner quelques idées dans le Vaucluse, à la découverte de notre chère mère nature sans qui notre planète ne pourrait exister (et nous être humains par la même occasion, est-ce utile de vous le rappeler).
Je vous parlais en introduction des insectes et des araignées. Ces petites bêtes qui nous font souvent peur, que l’on considère comme des envahisseurs voire que l’on essaie d’exterminer. Il est peut-être temps d’apprendre à mieux les connaître pour comprendre le rôle qu’ils jouent et tous les services qu’ils nous rendent. Pour cela, je vous conseille de venir visiter le Naturoptère, à Sérignan du Comtat. Ce lieu propose tout au long de l’année des expositions permanentes comme « qu’est-ce qu’un insecte » et d’autres temporaires comme en ce moment “Extraordinaires araignées de Provence ”. Il y a aussi un jardin, véritable écrin de biodiversité. Le lieu organise toute l’année des ateliers et événements naturalistes toujours placés sous le signe de l’éducation à l’environnement et au développement durable. Seul ou en famille, du plus petit au plus grand vous en reviendrez avec de nouvelles connaissances et un regard différent sur ce qui fait bzzz et crrrr crrr chez nous.
Pour continuer à regarder notre nature différemment, il y a aussi les balades naturalistes de la LPO, connue pour son action de protection des Oiseaux, cette association très active dans le Vaucluse avec plus de 500 membres, agit pour la protection des espèces, La préservation de milieux naturels sensibles, mais aussi en faveur du bien-être animal au sens large. Ils proposent par ex des balades à Cheval Blanc à la rencontre d’un rapace peu connu le Percnoptère d’Égypte, ou encore à Mérindol pour cette fois scruter l’eau et mieux comprendre la vie des castors. Pensez à prendre évidemment de bonnes chaussures, mais surtout des jumelles et votre appareil photo, pour immortaliser certaines de vos découvertes.
Si vous aimez les papillons, direction Velleron, dans le Carbet amazonien. Une serre de 500m² qui vous emmène directement dans une forêt tropicale où vivent 500 papillons de toutes les couleurs, formes et tailles. Vous pourrez ainsi mieux comprendre comment ils vivent, naissent et se nourrissent. Vous passerez dans les espaces de culture des plantes où grandissent les chenilles, observerez les différents stades de leur développement jusqu’à la chrysalide présentée dans un éclosoir. Une sortie où vous aurez l’impression d’être allée au bout du monde, voire dans le monde merveilleux des fées tellement le vol des papillons donnent l’impression d’être dans un lieu magique.
Et c’est bien ce que j’ai eu envie de vous partager pendant ces quatres chroniques dédiées au tourisme, de chercher la magie, le merveilleux, le dépaysement dans ce qui peut vous paraître trop proche. Car souvent c’est notre territoire que l’on prend le moins de temps de visiter, car on sait qu’il est à côté et que nous aurons toujours le temps. mais finalement on ne le prend pas. Prendre le temps de découvrir l’endroit où on habite, en privilégiant les modes de transports propres, faire ce que l’on appelle du tourisme lent, pour déconnecter de la frénésie de nos vies quotidiennes. Prendre le temps de mieux connaître notre environnement car c’est la méconnaissance qui fait qu’on le détruit et c’est comme cela que nous arriverons à le protéger pour que nous ayons toujours de belles choses à découvrir, partager, raconter, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Le zéro déchet en entreprise
près vous avoir parlé le mois dernier de l’impact des outils numériques sur l’environnement, je souhaite m’adresser aujourd’hui aux chefs d’entreprise et à toutes celles et ceux qui sont salarié·e·s pour vous montrer qu’il est aussi possible d’intégrer le zéro déchet en entreprise. Un grand merci à Marjorie Maugeais Cousy, fondatrice de «Pazapa, objectif Zéro déchet»de m’avoir aidée à rédiger cette chronique.
Pazapa, objectif Zéro déchet : https://pazapa-formation.fr/
Ooka : https://ooka.fr/
Mon Bento : https://www.monbento.com
La Fabrique de Courennes : https://fabriquedecourennes.com/
La Manufacture du siècle : https://www.lamanufacturedusiecle.fr
Le zéro déchet en entreprise, la prise de conscience
Ce mois-ci je m’adresse aux chefs d’entreprises mais également aux salariés qui souhaitent amener leur démarche écoresponsable dans l’entreprise.
En effet, on a tout le temps tendance à conseiller aux particuliers de réduire leurs déchets, trier, opter pour le vrac etc et c’est d’ailleurs ce que j’ai fait pour débuter cette chronique en septembre. Mais est-ce que, quand on va travailler, on garde nos bonnes habitudes et on cherche à continuer à respecter la planète au travail.
Alors pas évident vous allez me dire, chez nous nous sommes nos propres patrons et donc on gère notre maison comme on le souhaite. Au travail, sauf si on est chef d’entreprise, on a l’impression que l’on ne peut pas gérer grand chose, et pourtant. Pour m’aider dans l’écriture de ces chroniques, une nouvelle fois, j’ai sollicité une spécialiste du sujet : Marjorie Maugeais Cousyn, fondatrice de «Pazapa, objectif Zéro déchet». Marjorie qui propose des formations, ateliers et conférences autour du mode de vie zéro déchet dans le but d’initier les salariés et entreprises dans cette démarche et bien sûr elle est vauclusienne.
Le premier conseil de Marjorie avant de vouloir tout changer dans son entreprise c’est d’abord de prendre conscience de la quantité de déchet que l’on jette au travail.
Selon l’ADEME, un salarié du tertiaire, donc ceux et celles d’entre nous qui travaillent dans un bureau, produit en moyenne 120 à 140 kg de déchets par an sur son lieu de travail dont 70 à 85 kg de papiers. Gobelets, papiers, cartons, cartouches d’encre et autres fournitures de bureau, on ne se rend pas toujours compte de la quantité de nos déchets, pourquoi et bien parce qu’au travail, la plupart du temps on ne sort pas nos poubelles une fois notre journée terminée.
Une des premières choses donc que l’on peut faire et on peut même le proposer à ses collègues, regarder ses poubelles, ce que l’on jette et potentiellement ce qui peut être remplacé par des objets lavables réutilisables. On peut même en faire un jeu d’équipe.
Débuter le zéro déchet en entreprise n’a pas besoin d’être triste et contraignant, cela peut rassembler toute l’entreprise autour d’un même projet qui concerne tout le monde.
On peut également proposer d’organiser une fresque du climat, adaptée au milieu de l’entreprise pour prendre conscience de manière plus détaillée l’origine de ce que l’on jette et l’impact de ces déchets sur l’environnement. Cela peut permettre de connaître le coût pour l’entreprise de tous ces déchets et potentiellement si on les réduit, on réduit les charges de l’entreprise .
Ces ateliers partent sur le principe de base de l’économie circulaire les 5R : refuser, réduire, réutiliser, recycler, rendre à la terre. L’objectif est donc de voir comment on peut changer nos comportements pour suivre cette règle des 5R.
Et petit bonus pour les entreprises qui recrutent, celles qui choisissent de se lancer dans le zéro déchet en interne pourront ensuite le valoriser auprès de leurs collaborateurs et des talents qu’ils souhaitent embaucher chez eux. Toujours selon l’ADEME 78% des salariés choisiraient, à offres équivalentes, de rejoindre une entreprise véritablement engagée pour la transition écologique. Cohésion d’équipe, marque employeur valorisante, réduction des coûts et voir son lieu de travail évoluer vers un démarche responsable, il n’y a que des bons points à réfléchir au zéro déchet en entreprise. La semaine prochaine je vais vous proposer des astuces simples à mettre en place pour changer les choses au quotidien dans votre travail, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Le zéro déchet en entreprise au quotidien
Maintenant que l’on a pris conscience de nos poubelles au travail, il est temps de se lancer, avec des actions concrètes dans la réduction de ces déchets.
L’une des poubelles toujours très remplie, c’est celle à côté de la machine à café. Même si les gobelets ne sont plus en plastique mais en carton, il a quand même fallu de l’énergie pour les fabriquer, les amener jusqu’à vous puis pour les recycler.
Certains ou certaines d’entre vous auront peut-être déjà amené leur tasse à café et proposé à leurs collègues de faire de même et ce n’est pas toujours évident de les convaincre sans passer pour le ou la casse pied de service, surtout qu’une fois le café ou le thé consommé il faut laver la tasse. C’est toujours plus facile de la jeter.
Le conseil de Marjorie c’est de rendre cette action ludique, elle me disait que certaines entreprises avaient lancé, pour définitivement banir les gobelets jetables à la machine à café, un concours de la tasse la plus moche. C’est comme le concours du pull moche de noël mais ça peut s’organiser toute l’année et c’est bon pour l’environnement. Je suis sûre que vous avez au fond d’un placard un super mug qui fera sourire tous vos collègues, de quoi commencer la journée de bonne humeur et ça , ça n’a pas de prix !
Si on reste du côté de la pause café, on peut peut-être aussi changer la machine à café pour éviter de jeter des capsules toute la journée.
Il y a quelques semaines j’ai rencontré les créateurs de l’entreprise Ooka, on sort un peu du Vaucluse mais on reste en provence puisqu’ils sont basés dans le Var et proposent aux entreprises des solutions pour que la pause café rentre dans la démarche de responsabilité sociétale des entreprise (RSE). Machine à café sans dosette, café de qualité torréfié en PACA, et rapport d’impact.
Les chiffres sont toujours importants, puisque l’on fait des efforts pour changer les habitudes, avoir conscience des avancées permet de garder la motivation et de changer sur le long terme.
Passons au papier maintenant, la semaine dernière je vous disais que plus de la moitié des déchets créés par un salarié du tertiaire était du papier. Je ne vais pas vous conseiller d’arrêter d’imprimer, personnellement si j’ai besoin de relire un document, je n’arrive pas à le faire sur un écran, les fautes d’orthographe passent devant moi sans que je les vois. Alors que sur du papier, c’est plus facile à corriger. Je ne vais pas vous donner des astuces innovantes mais plutôt quelques petits rappels que l’on oublie souvent. Ne pas hésiter à opter pour l’impression en recto-verso, de fouiller dans les paramètres de son imprimante pour imprimer en niveau de gris et non en couleurs et en brouillon plutôt qu’en haute qualité. Ça n’a pas l’air de grand chose comme ça mais ce sont les petites gouttes accumulées qui font les grandes rivières. Vous pouvez également garder les feuilles qui ont un côté non imprimé pour en faire du brouillon pour prendre des notes ou gribouiller pendant vos conversations téléphoniques. Personnellement ça m’aide à me concentrer.
Je pousse le bouchon encore un peu plus loin d’ailleurs, comme j’imprime rarement, je garde souvent les enveloppes que je reçois pour servir de support à mes to-do listes du jour. Les post-its c’est pratique et colorés mais c’est surtout utile quand on fait un travail de groupe ou que l’on veut organiser sa pensée. Pour une liste de course ou de tâches à réaliser sur la journée, mieux vaut utiliser du papier brouillon.
Voila, pour les astuces que je vous propose au quotidien, je suis certaine qu’il y en a beaucoup d’autres mais la chronique arrive à sa fin. La semaine prochaine, on parlera des cadeaux d’entreprises qui eux aussi peuvent être responsables, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Les cadeaux d’entreprise écoresponsables
Pour ce troisième épisode sur le sujet, nous allons parler des cadeaux d’entreprise. Noël est déjà passé (mais il va revenir vite) mais ce n’est pas uniquement pendant la période des fêtes que les entreprises offrent des cadeaux à leurs partenaires ou clients.
Si le cadeau d’entreprise peut être une très belle manière de rester dans les esprits c’est encore mieux s’ils permettent de faire travailler l’économie locale et s’ils sont respectueux de l’environnement.
Alors comment allier respect de la planète et cadeau d’entreprise efficace.
Première objectif, proposer des cadeaux utiles, réellement utiles. Le stylo, les carnets de notes c’est utile, les badges ou autres stickers c’est joli mais franchement qui les utilise réellement ?
Il y a les chèques cadeau, toujours utiles mais ils serviront souvent à aller dans des centres commerciaux pour acheter des objets ou vêtements faits au bout du monde donc ce n’est pas très écolo.
Alors tentons d’être originaux et d’aller vers le zéro déchet (ça tombe bien c’est le thème de ma chronique).
Première idée : un bento. Un bento c’est une boite qui permet de transporter en toute sécurité son déjeuner ou son goûter pour les gourmands . Il est organisé en plusieurs compartiments pour pouvoir séparer le sucré du salé. Ils sont colorés, solides et résistants. Non seulement vous faîtes un cadeau utile mais en plus vous transmettez un petit peu de votre envie stratégie zéro déchet là chez la personne que vous allez gâter. Par exemple, vous avez la marque Monbento, qui a des gammes de produits fabriqués en France.
Pour la deuxième idée, je reprends l’astuce du dernier épisode du concours de tasse à organiser en interne pour éviter les gobelets jetables, pourquoi ne pas réfléchir à un chouette design pour habiller des tasses aux couleurs de votre entreprise que vous allez offrir. Evidemment, si vous voulez qu’elles soient utilisées, soyez créatifs !
Ensuite, vous allez dire que j’oublie le cadeau le plus répandu pour qui veut avoir une image écoresponsable : le tote bag. Alors oui c’est, enfin c’était une bonne idée. Le problème c’est que maintenant nous en avons toutes et tous des dizaines dans un placard et finalement c’est encore un objet qui a nécessité de l’énergie pour les fabriquer, s’ils ne servent pas, autant ne pas en créer de nouveaux.
Optez plutôt pour un savon : par exemple ceux fabriqués dans le Luberon par la Fabrique de Courennes ou à Carpentras par La manufacture du siècle. De quoi laisser un doux souvenir avec un cadeau qui sera toujours utile et fabriqué localement.
Si vous souhaitez envoyer des cartes de vœux ou autre, vous pouvez les choisir ensemensées. Une fois lues, elles apporteront une touche de nature dans l’entreprise qui aura reçu votre cadeau.
Avec ces cadeaux on peut faire plaisir à des partenaires mais également à ses salariés. Qui souhaite lancer le zéro déchet au travail, peut utiliser le cadeau d’entreprise pour amorcer la démarche.
La Semaine du développement durable, semaine européenne de réduction des déchets, jour de la Terre, semaine de la QVT, mois de l’économie sociale et solidaire,… les occasions ne manquent pas de marquer son engagement et d’offrir des cadeaux engagés, toute l’année car oui j’en suis sûre on peut le faire !
Laisser travailler l’imagination
Cette semaine, plus que des idées ou des astuces, c’est plutôt une réflexion que j’ai envie de vous partager.
J’aimerais vous convaincre que notre imagination a un pouvoir exceptionnel ! Et bien oui, toutes ces réflexions autour du zéro déchet n’en sont qu’au début. Tout reste à inventer, c’est le moment d’être créatif. Il parait que les seules limites sont celles que l’on se met. Et la période que nous vivons depuis deux ans nous prouve bien que nous sommes capables de nous adapter aux changements, même les plus inattendus. Alors je suis sûre que nous sommes capables de faire évoluer des comportements qui paraissent ancrés à jamais dans nos habitudes.
Je pense que l’entreprise a un vrai rôle à jouer dans cette évolution.
Quand on sait, attention ce sont les 10 secondes ‘chiffres’ de la chronique, je disais donc quand on sait que l’environnement est la première préoccupation des salariés de moins de 35 ans et que 68% des salariés souhaitent être formés aux enjeux de la transition écologique, il y a vraiment beaucoup de choses que l’entreprise peut apporter sur ce sujet.
On commence par regarder ses poubelles au travail, par prendre conscience de ses déchets, puis à trouver des alternatives aux gobelets jetables, même pour les visiteurs, ou faire évoluer les cadeaux d’entreprises et ça amène petit à petit à se poser d’autres questions : d’où viennent les produits que l’on mange chez soi ou à la cantine, combien ont-ils fait de km pour arriver dans notre assiette, voire qu’est-ce que mon métier peut apporter à la collectivité …
Pour intégrer un changement il faut “une lune” soit 6 semaines. Ça peut paraître long mais à l’échelle d’une vie ce n’est vraiment pas grand chose.
En se donnant des petites missions, à réaliser ensemble, à la fin d’une année il peut y avoir déjà pas mal de changements. Se questionner sur ses déchets, c’est questionner l’entreprise sur sa mission, à la faire réfléchir sur sa vision, et donc à travailler aussi sa marque employeur.
La marque employeur c’est l’image d’une entreprise auprès de ses salariés mais également des candidats potentiels. Avoir une marque employeur plus responsable, et je parle de réellement responsable on n’écrit pas une belle histoire pour qu’ensuite les salariés découvrent une toute autre ambiance une fois entrés dans l’équipe. Avoir une marque employeur responsable, cela améliore l’attractivité de l’entreprise pour trouver des talents et les garder. Si un collaborateur ou une collaboratrice est fier de travailler dans son équipe, et qu’il ou elle participe grâce à son employeur à l’évolution de notre société, ce sera le meilleur des ambassadeurs ou la meilleure ambassadrice pour en parler en dehors du travail. Ce ne peut être que bénéfique !
La première mission c’est donc de déconstruire les croyances pour réinventer de nouvelles habitudes. Et c’est pour cela que Marjorie Maugeais Cousyn, que je remercie pour toutes les infos qu’elle m’a apportée pour rédiger cette chronique, a créé à Avignon “Pazapa, objectifs zéro déchet”. Elle travaille pour aider les entreprises qui souhaitent se lancer dans cette belle aventure à prendre conscience des changements à mettre en place et forme les équipes pour qu’elles soient opérationnelles sur le sujet.
Il n’y a pas que les particuliers qui ont un rôle à jouer, chacun peut faire évoluer les choses en apportant ses idées même au sein de son entreprise, car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Les autres types de pollution
Après vous avoir parlé le mois dernier du tourisme durable, je fais un point ce mois-ci sur tout ce qui peut également être considéré comme de la pollution mais pas des sols ou de l’air.
Dans cet épisode vous allez entendre une compilation des chroniques diffusées à la radio :
S’informer de manière constructive – La pollution sonore – La pollution lumineuse – La pollution visuelle – Notre cerveau pollué par les mauvaises nouvelles.
Le mouvement Lights off : https://www.youtube.com/watch?v=XJBWVMCrjsc&t=4s
Stop Pub : https://www.stoppub.fr/
Cleanwalk : https://www.cleanwalk.org/
1 déchet par jour : https://1dechetparjour.com/
Article de Novethic « Rapport du Giec : Non, il ne nous reste pas trois ans avant la fin du monde : https://www.novethic.fr/actualite/environnement/climat/isr-rse/rapport-du-giec-non-il-ne-nous-reste-pas-que-trois-ans-avant-la-fin-du-monde-150712.html
Définition de la solastalgie : https://fr.wikipedia.org/wiki/Solastalgie
Bleu tomate : https://www.bleu-tomate.fr
Green blog de Green & local : https://www.greenetlocal.com/blog-list/
Y’a le feu au lac : https://podcasts.ouest-france.fr/emission/1-66-Y-a-le-feu-au-lac
Je fais de mon mieux : https://www.youtube.com/channel/UCnoZQdGz4JVva8bR7m3QZSg
Sismique : https://www.sismique.fr/
La terre au carré : https://www.franceinter.fr/emissions/la-tete-au-carre
Althea Provence : https://www.altheaprovence.com
Le média positif : https://www.youtube.com/channel/UCfgXwqDwvgn3WbxxBoC4gjA
La pollution sonore
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire. Cela fait maintenant 8 mois que chaque semaine je partage avec vous mes idées écoresponsables et locales pour vous aider à avancer à votre rythme vers un comportement plus respectueux de la planète.
En relisant mes chroniques, je me suis rendue compte que beaucoup de mes épisodes parlaient de la pollution des sols et de l’air. Mais d’autres types de pollution existent et j’aimerais ce mois-ci vous en parler, car on y pense moins souvent mais ils jouent également sur le bien-être de notre planète et le nôtre par la même occasion.
Commençons par la pollution sonore. Et au moment où j’écris ce texte, une moto cross passe dans ma rue et j’ai dû m’arrêter d’écrire car personnellement quand le niveau sonore est trop élevé je n’arrive pas à me concentrer.
Ne vous est-il jamais arrivé d’arrêter la radio dans votre voiture ou demander à votre copilote de se taire pour réussir une manœuvre compliquée ? Et c’est là que l’on se rend compte du stress que provoque le bruit sur notre corps.
Et je ne parle pas que de nos oreilles, selon un étude menée par l’ADEME, parmi les facteurs de risque environnemental en milieu urbain, le bruit est devenu la seconde cause de morbidité derrière la pollution atmosphérique.
Le bruit peut également avoir un impact sur notre santé mentale.
Bien sûr selon notre lieu d’habitation et / ou notre travail on ne peut pas baisser le volume des nuisances sonores que nous ne créons pas nous même, et nous n’avons pas forcément les moyens pour isoler phoniquement notre habitation.
En revanche, on peut essayer de chouchouter nos oreilles et celles de nos voisins.
Si je reprends l’exemple de la moto cross, sachez qu’il existe des réducteurs de bruits.
Pour ce qui est des travaux, il y a des règles qui obligent de les faire en semaine, à certaines heures pour laisser des moments de calme comme par exemple le dimanche après 12h ou en fin de journée. Respecter ces moments de pause ne fera qu’améliorer vos rapports avec vos voisins.
Si vous aimez écouter de la musique, ou des podcasts, évitez de passer trop de temps avec un casque sur les oreilles. Vous fragilisez vos tympans, et à force vous aurez besoin d’augmenter le volume ce qui peut causer des acouphènes voire des pertes d’audition.
Quand vous achetez un nouvel appareil électroménager, pensez à vous renseigner sur les bips et autres bruits inutiles qu’ils peuvent faire. Ça peut paraître anodin, mais ces bruits répétés tous les jours ça porte sur le système.
Par exemple, les appareils ayant l’éco-label européen ne doivent pas dépasser un certain seuil de puissance acoustique, cela peut vous permettre de faire un choix éclairé.
Et pour prendre l’habitude de réduire votre impact sonore, rendez-vous régulièrement dans la nature, là où il y a peu de bruits “humains” comme la circulation et écoutez le “silence”. Enfin vous vous en rendrez vite compte ce n’est pas du silence, il y aura le vent dans les feuilles, les oiseaux qui chantent, peut être des abeilles qui passeront près de vos oreilles, ou un arbre qui craque. Une oreille ça s’entraîne, et si l’on veut pouvoir limiter la pollution sonore, il faut prendre le temps d’en avoir conscience. Et comme nos nuisances sonores affectent également l’écosystème qui nous entoure, penser à deux fois avant de faire du bruit, ça ne peut être que bénéfique, et ça oui, j’en suis sûre, on peut faire.
La pollution lumineuse
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire. Ce mois-ci je vous propose de nous attarder sur tout ce qui peut également être considéré comme de la pollution mais pas des sols ou de l’air. La semaine dernière je vous ai parlé de la pollution sonore, cette semaine je vais vous parler de la pollution lumineuse.
On parle de pollution lumineuse quand les éclairages artificiels sont si nombreux et omniprésents qu’ils nuisent à l’obscurité normale de la nuit.
Impossible de regarder les étoiles pendant les belles soirées d’été.
Ces éclairages peuvent être ceux présents dans les rues de nos communes, des enseignes publicitaires, les vitrines de magasins, les bâtiments qui hébergent des bureaux qui restent allumés la nuit alors que personne n’y travaille… Chacune des lampes qui reste allumée la nuit est visible à plusieurs mètres de distance et a beaucoup d’impacts sur notre santé et celle de la nature.
C’est que lorsque l’on parle de pollution on a l’impression que les pollutions de l’air, de l’eau et des sols sont les plus importantes car elles ont un impact sur ce que l’on ingère : l’air que l’on respire, la nourriture que l’on mange, l’eau que l’on boit.
Mais chez l’homme, la pollution lumineuse est suspectée de dérégler notre équilibre et notamment notre horloge biologique. Elle peut altérer le système hormonal , qui a besoin d’un certain nombre d’heures d’obscurité pour bien fonctionner; notre sécrétion de mélatonine, hormone qui affecte le sommeil, la reproduction ou encore le vieillissement.
Chez les animaux, elle perturbe l’orientation des espèces qui utilisent la lumière de la lune et des étoiles, et leur reflet sur l’eau, pour s’orienter, traquer leurs proies et fuir leurs prédateurs la nuit. Certains insectes sont attirés par les lumières et meurent de fatigue. Quant aux oiseaux migrateurs, ils sont dérivés de leurs routes et s’épuisent également, et ce ne sont que quelques exemples.
Alors que faire, à notre niveau pour réduire cette pollution lumineuse ?
Tout d’abord, réduire la puissance des lumières que l’on utilise chez nous, fermez les rideaux et les volets dès que la nuit s’installe pour éviter que nos lampes n’éclairent autant l’extérieur que nos intérieurs.
Vous pouvez également sensibiliser les commerçants proches de chez vous afin qu’ils éteignent leurs enseignes lumineuses la nuit. Depuis décembre 2018, une loi les oblige à éteindre leurs lumières entre 1h et 6h du matin.
Pour faire changer les choses, certains militants sautent sur les murs des magasins pour éteindre les lumières chaque nuit dans certaines grandes villes. Ce mouvement appelé “Lights off” a pris de l’ampleur suite à une vidéo virale publiée par deux jeunes marseillais sur le réseau social TikTok.
Sans aller jusque là, car nous ne sommes pas tous des pros de l’escalade, une petite conversation avec vos commerçants préférés peut faire changer les choses. Leur expliquer les effets trop peu connus de la pollution lumineuse peut les inciter à changer leurs comportements, leur expliquer également que cela fera baisser leur facture électrique peut être être le petit plus qui fera pencher la balance dans le sens de la protection de notre environnement. Cela ne les empêchera pas de développer leur activité et de rester visibles mais la journée, aux heures où leurs clients potentiels seront également dehors et pourront les découvrir. Nous pourrons ainsi profiter de belles nuits noires, regarder les étoiles et peut-être même faire un vœux si nous avons la chance de voir une étoile filante. Le vœux que les habitants de la planète terre soient plus respectueux de la nature qui les entoure; car oui j’en suis sûre on peut le faire.
La pollution visuelle
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire. Ce mois-ci je vous propose de nous attarder sur tout ce qui peut également être considéré comme de la pollution mais pas des sols ou de l’air. La semaine dernière je vous ai parlé de la pollution lumineuse, on reste sur le sens de la vue, cette semaine je voudrais réfléchir avec vous sur la pollution visuelle.
En dehors des lampes et autres enseignes lumineuses qui perturbent notre santé et les écosystèmes, notre vue est constamment encombrée de publicités : que ce soit les panneaux publicitaires qui encadrent nos routes, ou les publicités que nous recevons chaque jour dans nos boîtes aux lettres.
Commençons par les publicités que nous recevons. La solution, poser un autocollant Stop Pub sur votre boîte aux lettres. Facile à trouver, il indique à toute personne qui distribue des prospectus que vous refusez qu’elles y déposent des publicités, exceptés les outils de communication locales comme le journal de la ville ou des communautés de commune.
Cette initiative qui existe depuis assez longtemps, s’est durcie début 2022 puisque maintenant une loi antigaspillge prévoit une amende de 1500 euros pour les entreprises qui ne la respecte pas. Et cela vaut aussi pour les agents immobiliers qui souvent pensent qu’ils ne sont pas concernés et continuent à distribuer leurs flyers dans les boîtes aux lettres.
Coller un stop pub, ce sont des kilos de papiers qui ne seront pas utilisés, imprimés et détruits, et vos yeux qui ne seront plus pollués d’incitation à la consommation. Car oui, le cerveau est sensible à ces couleurs, slogans et autres techniques marketing qui vous font croire que vous avez besoin de tous ces objets.
Cette loi antigaspillage prévoit également des sanctions contre l’affichage sauvage et la distribution de prospectus sur les pare-brise des voitures. Alors avis aux entreprises et organisateurs d’événements qui utilisent encore cette technique de communication, il y a d’autres manières pour faire parler de vous. D’autant plus sur notre territoire où les jours de mistral les flyers finissent par s’arracher et voler aux quatre vents avant même d’avoir été regardé par les propriétaires des voitures donc à polluer l’environnement plutôt que d’informer les gens.
Autre pollution visuelle , les panneaux publicitaires et maintenant ils ne sont plus en papier mais électroniques. Une petite couche supplémentaire sur la pollution lumineuse dont je parlais la semaine dernière. Et je ne sais pas vous mais personnellement je trouve que cela gêne la conduite quand ils clignotent la nuit pour attirer notre attention sur la marque qui communique. Pour le moment je n’ai pas trouvé de loi concernant l’obligation d’éteindre ces panneaux pendant la nuit. Espérons que cela change rapidement.
Enfin, il y a les dépôts sauvages de déchets. Et oui, en dehors de la catastrophe écologique que cela peut causer, c’est également de la pollution visuelle. Quand on se balade dans la campagne ou au bord de l’Auzon par exemple, l’objectif est de profiter de la nature et de ses couleurs, pas de voir une carcasse de lavabo, un vieux canapé ou des poubelles traîner n’importe où.
Si vous avez l’âme solidaire, vous pouvez vous promener avec un sac plastique et des gants pour ramasser les plus petits déchets au fur et à mesure de votre balade. Et si vous ne voulez pas faire cela seul, les associations cleanwalk ou 1 déchet par jour organisent régulièrement des marches citoyennes pour ramasser le maximum de déchets.
Et si vous découvrez un dépôt sauvage autour de chez vous n’hésitez pas à prévenir votre mairie qui pourra organiser leur évacuation voire la mise en demeure des responsables s’il est possible de les retrouver…
En dehors des dégâts sur l’environnement des publicités papiers, lumineuses et des déchets dans la nature, ces encombrements d’éléments moches dans nos champs visuels nous empêchent de voir le beau, et de donner envie de la préserver. Lutter contre la pollution visuelle est donc aussi un acte citoyen pour faire avancer notre société vers une démarche plus responsable car oui j’en suis sûre on peut le faire.
Notre cerveau pollué par les mauvaises nouvelles
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire. Ce mois-ci je vous propose de nous attarder sur tout ce qui peut également être considéré comme de la pollution mais pas des sols ou de l’air. La semaine dernière je vous ai parlé de la pollution visuelle, aujourd’hui je vous parle de solastalgie.
Est-ce que vous avez déjà entendu ce mot ?
La solastalgie ou éco-anxiété est une détresse psychique ou existentielle causée par exemple par les changements environnementaux passés, actuels et attendus, en particulier concernant le réchauffement climatique et la disparition de la biodiversité.
Évidemment, vu la période que nous vivons entre la pandémie, les différentes guerres et autres crises économiques qui plongent certains pays dans le chaos à laquelle on ajoute les rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui annonce chaque année que si nous ne faisons rien nous allons droit vers notre propre extinction, il y a de bonnes raisons d’être en détresse.
Le problème avec la peur c’est qu’elle nous empêche de réfléchir, voire à force de lire et entendre des titres catastrophiques, on se dit que perdu pour perdu autant profiter un maximum tant qu’il en est encore temps.
Alors oui, si on ne bouge pas nous allons vivre des années catastrophiques (et c’est déjà le cas dans certains pays), oui il faut alerter pour que nous soyons au courant des conséquences de nos actes : vivre dans un monde tout rose, éloigné de toute informations négative n’aide pas à faire bouger les choses non plus.
Mais, je trouve que , et c’est pour ça que je parle de pollution, la tendance à l’hyperinformation de notre société nous bloque dans l’effroi plutôt que de nous donner envie d’avancer pour faire bouger les choses.
A ce sujet, j’ai lu récemment un article intéressant sur le site Novethic qui donne un angle différent suite aux nombreux articles et reportages parus après la publication du dernier rapport du GIEC le 4 avril dernier.
Partout nous pouvions lire et entendre : “Il ne reste que 3 ans avant la fin du monde”
Alors comment ne pas paniquer, voire se résigner quand on est abreuvé de cette nouvelle toute la journée à chaque fois que l’on allume la TV, ses réseaux sociaux ou on lit un journal ?
Effectivement il faut se bouger si on veut rester sur une planète vivable, plus on le fera vite, mieux ce sera, mais chaque action compte.
Et c’est ce que je veux vous montrer dans cette chronique.
Et puis il y a un autre effet, quand on est dans l’action, même si parfois on s’épuise et que l’on a l’impression que rien ne bouge, on donne l’exemple. Alors je ne dis pas qu’il faut crier sur tous les toits que vous avez changé votre mode de consommation, que vous tentez le zéro déchet ou que vous vous impliquez dans une association de protection de la nature. Juste soyez vous-même, aligné avec vos valeurs , avancez malgré les critiques (oui il y en a des fois), tentez des choses, revenez en arrière (personne n’est pas parfait) mais au moins agissez avec vos moyens. Les chercheurs du GIEC le disent, chaque tonne de CO2 compte donc tout ce que vous ne produirez pas c’est déjà ça de pris pour la planète.
Et ainsi vous libérerez votre esprit de cette pollution des mauvaises nouvelles. Être conscient oui, être déprimé et attendre que le ciel nous tombe sur la tête non. La journaliste Laure Noualhat dit que l’action est « le meilleur anxiolytique » et je suis bien d’accord avec elle.
Une des premières actions à faire donc c’est peut être de s’informer différemment, pour éviter de se faire polluer l’esprit et donc de sombrer dans cette tendance du “ de toute façon c’est trop tard donc à quoi bon ?
La semaine prochaine je vous proposerai donc quelques sources d’informations que j’utilise moi-même pour changer d’angles face aux infos et garder l’énergie pour faire bouger les choses, car oui j’en suis sûre on peut le faire !
S’informer de manière constructive
Bienvenue dans ce nouvel épisode d’On peut le faire. Dernier épisode du mois où je vous ai parlé de différents types de pollution, moins connus, comme la pollution sonore, lumineuse ou visuelle. La semaine dernière, je vous parlais de solastalgie ou éco-anxiété souvent causée par toutes les nouvelles angoissantes que nous entendons ou lisons chaque jours, de quoi polluer notre esprit et réduire l’énergie que nous avons pour avancer vers un mode de vie plus responsable.
Pour éviter donc d’avoir envie de creuser un trou pour plonger sa tête dedans et espérer que les choses vont changer d’elles-même je vais aujourd’hui vous parler de sites d’informations ou de podcasts que je suis et qui, à mon goût donnent des information constructives plutôt que destructrices.
Commençons par Bleu Tomate, un réseau d’information qui met en lumière les acteurs de la transition en Provence qui privilégient la biodiversité, la proximité, la naturalité, les énergies renouvelables. La vocation des journalistes qui y travaillent : encourager le passage à l’acte vers une consommation écoresponsable. Vous pouvez lire leurs articles sur bleu-tomate.fr ou regarder leur chaîne youtube.
Si on reste dans les médias créés localement, il y a aussi le blog de green & local. Je vous avais déjà parlé de cette application collaborative qui référence et géolocalise les professionnels écoresponsables. Bénédicte Longechal, sa créatrice vauclusienne, a un blog plein de bonnes idées pour réduire nos déchets, créer nos produits nous-même avec des ingrédients naturels – et ça vous savez que j’adore le faire – et bien sûr réaliser de bonnes recettes gourmandes avec des produits de saison.
Comme je suis fan de podcasts j’ai beaucoup de références dans ce type de médias, comme par exemple ‘Y’a le feu au lac’, animé par Lucas Scaltritti et produit par Ouest France en 2021, ce podcast a pour objectif de décortiquer ce que l’on croit savoir sur l’écologie et de nous aider à comprendre ce qui est vraiment bon pour la planète. Chacun des 21 épisodes répond en moins de 20 minutes à une question que nous pouvons nous poser comme : Et si le recyclage n’était pas si écologique ? ou Peut-on être écolo et partir en vacances ?
C’est facile à écouter et à comprendre, pas du tout moralisateur, ça permet de connaître des faits pour se faire une idée sur un sujet, car ce n’est pas toujours évident de s’y retrouver.
Il y a également “Je fais de mon mieux”, le podcast pour les écolos imparfaits. Ou encore le podcast Sismique, qui est parfois très pointu mais tout aussi intéressant, sur les enjeux de notre monde en pleine mutation.
Et pour les amateurs de radio, je recommande : la super émission de France Inter “La terre au carré” animé par Mathieu Vidard.
Pour protéger la nature, il faut mieux la connaître et quand en plus on connaît tous les bienfaits que les plantes peuvent nous apporter, on a encore plus envie d’en prendre soin. C’est ce que l’on apprend sur le blog Althea Provence, et son podcast. Christophe Bernard, son créateur est aussi Vauclusien et propose de partager son expérience sur les plantes médicinales puisqu’il est conseiller en phytothérapie et herboristerie. De quoi soulager pas mal de vos petits bobos naturellement.
Et pour terminer, parce qu’il faut toujours garder une attitude optimiste, je vous conseille de regarder sur Youtube ou Instagram Le média positif. Chaque jour à 19h, il publie 4 informations qui se sont passées dans le monde pour montrer l’actualité sous un jour nouveau et mettre en lumière les nouvelles positives qui chaque jour naissent en silence ! Une vraie bouffée d’air frais.
Et enfin, bien évidemment mon propre podcast, Esperluette qui donne la parole aux belles énergies entrepreneuriales, associatives et artistiques de notre cher territoire, le Vaucluse.
Il y en aurait encore beaucoup d’autres à citer, mais cela vous donne déjà pas mal d’idées pour changer votre façon de vous informer, faire bifurquer votre angle de vue vers quelque chose de plus constructif et j’espère que cela vous donnera des idées pour avancer vers un mode de vie plus respectueux de notre planète, car oui j’en suis sure on peut le faire !!
Les idées écoresponsables des auditrices et auditeurs
Pour le dernier épisode de cette chronique, j’ai eu envie de demander aux auditrices et auditeurs de la chronique de participer pour montrer que nous avons toutes et tous de bonnes idées simples à réaliser pour respecter notre chère planète.
Je vous partage ici les enregistrements de celles et ceux qui ont bien voulu participer.
On va parler de réduction de notre consommation d’eau, de ce que l’on peut fabriquer soi-même, de la reconnexion à la nature et de voyages.
Valérie a créé un podcast qui parle de son territoire, le petit village de Rions en Gironde “Rions, l’aventure humaine” : https://podcast.ausha.co/rions-l-aventure-humaine
Bénédicte parle de l’initiative de deux étudiants anglais “Go with the flow: https://www.consoglobe.com/pipi-sous-la-douche-planete-cg et elle est la créatrice de l’appli Green & locale : https://www.greenetlocal.com/
Jean-Philippe est créateur de musique électroacoustique : https://noisewrangler.bandcamp.com/album/of-its-own-interest – Son interview sur Esperluette
Cécile réalise des créations textiles et a participé à l’écriture du livre sur le burn out “souffrances au travail” : https://www.linkedin.com/in/c%C3%A9cile-klein-13a60523a
Catherine est la cofondatrice du Domaine du Chat Blanc à Saint Didier : https://www.domaineduchatblanc.com/
Pour découvrir les tissus de Lucile : https://www.origines-tissages.fr/
Vous pouvez retrouver Emma et ses plantes sur : https://www.instagram.com/pilea_project/
Marion est la correspondante à Avignon de la radio Fréquence Mistral : https://www.frequencemistral.com/
Alice est ingénieure du son : https://www.lesbellesfrequences.com/ et créatrice notamment du podcast Memento : https://shows.acast.com/memento
Coralie est la créatrice du podcast “La beauté des mondes” : https://play.acast.com/s/la-beaute-des-mondes
Et les escapades d’Élodie sont ici : https://reisetriptours.com/