PeterPaolo, auteur de livres pour enfants - interview par Marie-Cécile Drécourt sur Esperluette le podcast à l'écoute du Vaucluse

PeterPaolo – Devenir auteur d’histoires pour enfants

Aujourd’hui c’est une double rencontre que je vous propose.

La première c’est Peterpaolo, l’auteur d’histoires qui a ravi vos oreilles et celles de vos enfants avec ses deux belles histoires diffusées sur Esperluette lors des dernières vacances de noël. Il vient de sortir son premier livre : “Lexi à la conquête du géant de Provence” , magnifiquement illustré et également édité par Marine Geay des Chouettes histoires de Chartreuse.

Il va vous parler de son parcours pour devenir auteur, étape par étape comme il dit, de ce qui lui plait dans ce nouveau métier qu’il découvre et de ses inspirations.

La deuxième rencontre en fin d’épisode c’est Alexia Coudray, professeur d’EPS, c’est surtout celle qui a inspiré PeterPaolo quand il a créé le personnage de Lexi.

C’est aussi grâce à elle que PeterPaolo a pris contact avec moi pour me faire découvrir son univers et je l’en remercie car c’est vraiment une très belle rencontre comme je les aime.

J’espère que vous allez apprécier de les écouter autant que je me suis régalée à enregistrer ces interviews.

Bonne écoute !


Retrouvez PeterPaolo sur Facebook et Instagram
Pour vous procurer son livre, rendez-vous sur le site de sa maison d’édition : Les chouettes histoires de Chartreuse
 
Et pour écouter les deux histoires qu’il a enregistrées spécialement pour Esperluette, c’est ⬇️
Marie-Cécile Drécourt - production de podcast à Avignon, Carpentras, Vaucluse, Monteux, Orange. Credit Photo : Audrey Papadopoulos

Produit par Marie-Cécile Drécourt

Productrice de podcasts depuis 2018 et anthropologue de formation, je crée des récits audio qui mettent en lumière les personnes, les métiers, les initiatives et les liens qui tissent notre quotidien.
Avec Esperluette, j’explore des histoires humaines, sociales, artistiques ou solidaires, ancrées dans le Vaucluse… et au-delà.
Forte de 20 ans d’expérience en communication et narration, j’accompagne également les entreprises, associations et indépendant·es dans la création de contenus audio authentiques, sensibles et pédagogiques.

👉 Plusieurs manières de travailler avec moi :
Épisode dédié dans Esperluette : un format sensible pour mettre en lumière votre mission, vos valeurs ou vos engagements.
Le Podcast Suspendu® : un dispositif solidaire pour offrir un épisode à une association ou une initiative qui vous tient à cœur.
Podcast en marque blanche : je conçois et produis votre podcast de A à Z, pour porter votre voix et vos histoires.
Accompagnement / Formation : je vous aide à créer et structurer votre podcast en toute autonomie, avec méthode et bienveillance.

Pour les malentendant·es, l’interview de Peterpaolo et Alexia est entièrement retranscrite ci-dessous

Peterpaolo et Alexia : quand le Mont Ventoux inspire un conte pour enfants

Marie-Cécile 
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle rencontre d’Esperluette, le podcast à l’écoute des belles énergies entrepreneuriales, artistiques et associatives de mon territoire, le Vaucluse. Pas besoin d’être Vauclusienne ou Vauclusien pour m’écouter, ce podcast c’est surtout une bonne dose d’énergie positive qui va vous inspirer et peut-être même vous donner envie de partir à la découverte des personnes qui font votre propre territoire.

Esperluette, c’est un podcast un peu particulier car vous pouvez y écouter plusieurs formats différents : interviews, plateaux d’échange sur une thématique et chroniques. Pour découvrir tout ça, rendez-vous sur esperluette-podcast.fr.

Je suis Marie-Cécile Drécourt, la productrice de ce podcast et aujourd’hui c’est une double rencontre que je vous propose. La première, c’est Peterpaolo, l’auteur d’histoires qui a ravi vos oreilles et celles de vos enfants avec ses deux belles histoires diffusées sur Esperluette lors des dernières vacances de Noël. Il vient de sortir son premier livre, « Lexi à la conquête du géant de Provence », magnifiquement illustré et également édité par Marine Geay, des Chouettes histoires de Chartreuse. Il va vous parler de son parcours pour devenir auteur, étape par étape comme il dit, de ce qui lui plaît dans ce nouveau métier qu’il découvre et de ses inspirations.

La deuxième rencontre, en fin d’épisode, c’est Alexia Coudray, professeure d’EPS. C’est surtout celle qui a inspiré Peter Paolo quand il a créé le personnage de Lexi. C’est aussi grâce à elle que Peter Paolo a pris contact avec moi pour me faire découvrir son univers et je l’en remercie car c’est vraiment une très belle rencontre comme je les aime. J’espère que vous allez apprécier.

De technicien agricole à auteur jeunesse : le déclic de l’écriture

Je m’appelle Peterpaolo, c’est mon pseudo d’auteur. J’habite Cairanne, une compagne, un enfant de 16 ans. Moi je suis technicien agricole de formation, j’ai un BTS, une licence que j’ai fait à Avignon. J’ai travaillé à l’INRA sur des projets de biodiversité et cette année j’ai travaillé à la chambre d’agriculture du Vaucluse. Je ne suis pas originaire d’ici, je suis originel de Grenoble, entre Grenoble et Lyon, Isérois et j’ai atterri au pied du Mont Ventoux en 2002. Ça fait 20 ans cette année. Les montagnes c’est ma référence depuis tout petit. J’habitais au cœur de l’Isère face au Vercors. J’ai toujours vu des montagnes et j’ai fait un petit séjour à Bordeaux, ça a été traumatisant parce que c’est tout plat là-bas (rires).

Auteur, ça m’est venu fin 2019, à une période où je voulais changer d’air. Donc je me suis mis à écrire des tout petits textes sous forme de poèmes. A l’époque je ne savais pas trop ce que c’était. J’en écrivais beaucoup dans ma tête mais je n’avais jamais passé le pas de les écrire. Pourtant j’ai une imagination assez débordante. Moi je suis très fantastique, science-fiction. Et puis j’ai trouvé ça bien et après j’ai écrit des petites nouvelles. Donc là j’étais un peu dans une période de ma vie un peu perdu. Donc j’avais répondu à un appel à texte qui était sur le thème Les chats et l’espoir. Et comme j’aime beaucoup les chats et que j’avais envie d’une main tendue, j’ai écrit une histoire là-dessus. Qui aujourd’hui a été édité, qui s’appelle « Monsieur Paddy », qui est une belle histoire d’un sans domicile fixe qui rencontre un chat. Et ce chat, vraiment par hasard, va le faire sortir de la rue.

Alors c’était un texte pour adultes. Et ma compagne, avec qui je partage beaucoup de choses, m’a dit : « Ah, ça ferait une belle histoire pour enfants ». En fait, c’est vrai que les histoires pour enfants, c’est assez enrichissant parce que ça demande un travail très différent. On va dire plutôt de simplification, mais qui demande effectivement beaucoup de travail, de relecture. Et tu vois, avec les regards des enfants, comment le texte, comment il a été construit, comment ils réagissent. Donc du coup, ça m’aide aujourd’hui à écrire mes histoires différemment, en fait. Je les écris maintenant comme si elles étaient lues. Enfin, dans ma tête, voilà. Moi, je vise à peu près, pour l’instant, 4 à 8 ans. Il faut employer des termes pas trop compliqués pour qu’ils puissent comprendre. Il faut aller à l’essentiel. Il ne faut pas que ça soit trop long. Et donc, en général, je fais des textes assez fournis. Parce que comme j’étais au départ sur des nouvelles, je fais des textes assez fournis. Et après, je sabre.

Ce que je fais, c’est que je partage beaucoup. Même si c’est pas terminé, enfin, l’histoire est terminée. Même si c’est au niveau de la grammaticale, tout ça, c’est pas très bien fini. J’aime beaucoup partager pour avoir des avis. C’est comme ça que j’avance. J’ai toujours fait ça, sur Facebook. Et c’est pour ça que j’ai rencontré beaucoup de monde.

Ce que j’ai toujours rêvé, c’est d’être un peu mis en avant. Ça, c’est vrai, comme on dit, laisser une trace de soi, mais pas connu. Je ne sais pas si je le serai jamais. Mais voilà, construire quelque chose et le partager aux autres. Et effectivement, ça a toujours été un rêve. En fait, quand je me suis mis à écrire, bon, c’est un milieu que je connaissais pas du tout. L’édition, c’est le but ultime, on va dire. Parce que quand on écrit, c’est vrai qu’au début, c’est pas très clair dans ta tête. Il faut bien dire ce qui est. (rires) C’est : qu’est-ce que je veux en faire ? Qu’est-ce que je veux dire ? Est-ce que je veux faire passer des messages ? Est-ce que c’est juste une histoire comme ça ? Et petit à petit, en fait, depuis deux ans, sur mon chemin de l’écriture, il y a des choses que j’ai mises de côté. Des portes que j’ai fermées complètement. Et puis, d’autres thématiques où j’ai plutôt tendance à aller. Et ça se clarifie de plus en plus, en fait, sur ce que je veux. Et donc, aujourd’hui, je sais ce que je veux faire et je sais où je veux aller. Partager, faire des interventions en bibliothèque, rencontrer des gens, faire de la radio. C’est des choses qui me plaisent bien.

Lexi à la conquête du géant de Provence : une histoire de volonté et de nature

Mon livre « Lexi à la conquête du géant de Provence », il y a des choses qui me sont très chères dedans. C’est l’histoire d’une petite fille. Alors, pourquoi une petite fille ? Parce que j’ai pas eu de fille. J’ai un garçon que j’adore, qui s’appelle Noé. Mais j’ai toujours rêvé d’avoir une petite fille blonde. Bon, ça, c’est des trucs d’ado. Et en plus, le sport et au féminin, je trouve que ça a besoin d’être beaucoup plus mis en avant. Voilà, je ne suis pas engagé, mais je veux dire, je trouve, moi, il y a des choses qui me sont comme une évidence. Voilà pourquoi ça serait plus médiatisé, ça ou ça. Question d’argent, tout ça… Mais je me suis dit : Lexi petite fille, je choisis un personnage féminin.

Et l’histoire m’est venue suite à la rencontre avec Alexia. Donc, Lexi, c’est une petite fille qui a 10-11 ans. C’est le jour de son anniversaire. Elle va recevoir un super vélo. Parce que c’est une petite fille qui fait du sport. Son papa lui fait faire du sport. Donc, elle fait de la course à pied, du vélo. Et donc, elle rêve d’aller au sommet du Mont Ventoux parce qu’elle le voit tous les jours. Tous les jours, elle s’endort avec la petite lumière clignotante. Voilà, c’est son point de repère dans sa vie. Et après, elle habite Bedoin. Donc, elle rêve d’aller au sommet. Elle part un peu à l’aventure toute seule. Voilà. Et donc, il va lui arriver des petites bricoles. Elle va se rendre compte de beaucoup de choses aussi lors de son ascension. Plusieurs étapes. Et voilà. Bon, elle va arriver au sommet, bien entendu, avec de l’aide un peu particulière.

Et donc, ça raconte la nature. Ça raconte notre nature qui nous entoure. C’est cette montagne. Il y a plein de petits clins d’œil pour les adultes. Je pense que les gens qui font du sport verront plein de petits clins d’œil. Et il y a aussi tout ce qui est respect des animaux. Il y a l’abandon qui est abordé de manière indirecte. Et puis, la volonté de réussir dans la vie. Sa volonté propre de réussir à aller au bout de son rêve. C’est aussi mon rêve à moi. Arriver au sommet, arriver à être édité. C’est tout lié. Et Alexia m’a beaucoup encouragé dans cette démarche. C’est quelqu’un qui a beaucoup de volonté. Ça se ressent dans le livre, je pense. C’est le message que je voulais faire passer. Et bon, le slogan de Lexi, c’est « à cœur vaillant, rien d’impossible ». Donc, c’est, on va dire, le symbole de l’histoire. Voilà. C’est ça. À cœur à bien transmettre aux enfants. Il faut croire en ses rêves. Parfois, on n’arrive pas ou on arrive à faire autre chose. Mais il faut croire en soi aussi.

Le titre, ça paraît très anodin. Le titre, c’est très important pour l’auteur parce qu’en fait, c’est son identité. Quand tu penses à quelque chose, tu penses à ton titre d’histoire. Et là, ça devait s’appeler « Lexi, Rustine et le géant ». Voilà. Puis, en discutant avec Marine Geay, on a conclu à « Lexi à la conquête du géant de Provence ». Ça aussi, quand tu fais une histoire, il faut chercher. Est-ce que ça a déjà été fait ? C’est-à-dire que je me suis dit, quand même, la région, Ventoux… Alors, il y avait beaucoup de choses pour adultes. Photos, très belles choses d’ailleurs. Photos, rando, romans, tout ça, sur le Vaucluse. Et enfant, il n’y avait rien. Donc, je me suis dit, bon, il y a quand même un créneau. J’ai des chances peut-être d’être édité là-dedans. Alors, question, ça peut être aussi, s’il n’y a rien, c’est que ça ne t’intéresse pas. Bon, non, c’est qu’il n’y avait pas d’auteur en Vaucluse qui s’est intéressé à ça.

La construction des histoires, c’est vraiment des fois des rencontres. Le sport aussi, ça m’aide beaucoup, parce que ça crée beaucoup d’émotions dans ton corps. Et moi, quand j’écris, j’ai de l’émotion. C’est-à-dire que quand tu fais une histoire c’esst vraiment une source d’adrénaline. Ton histoire te plait mais c’est toute la construction qui est intéressante, et ça me provoque beaucoup d’émotions.

Ce que j’ai envie de faire passer … Alors, moi, je suis quelqu’un de très curieux. Donc, curiosité, c’est très important dans la vie. Parce que je ne serais pas là où je suis aujourd’hui. Enfin, ce que je fais, si je n’avais pas eu cette curiosité. Curiosité de rencontrer des gens, de discuter avec des gens. Il faut être curieux pour s’intéresser aux choses, en fait. S’intéresser à leur environnement, autour d’eux. Respect des animaux aussi, parce que c’est très important. Donc, c’est des messages plutôt qui sont dans l’air du temps. Respect de la biodiversité. C’est vrai que les enfants, c’est important qu’ils aient cette connaissance-là de manière un peu ludique et qu’ils leur fassent poser des questions.

Le parcours du combattant : de l’écriture à l’édition indépendante

Etre édité, je suis très content. Franchement, c’était inespéré au bout de si peu de temps. Bon, c’est un peu, on va dire, de hasard, rencontre, provoqué. Mais bon, il faut quand même, peut-être une bonne étoile. Pour quelqu’un qui commence, c’est important de se projeter. Alors moi, je me suis toujours projeté loin. C’est-à-dire, quand j’ai commencé à écrire, je me suis dit, il faudrait peut-être que je sois édité, ça serait quand même bien, ça serait un aboutissement on va dire intellectuel. J’ai mon nom ; même si j’ai un pseudo, j’ai fait quelque chose de ma vie. J’ai fait quelque chose. C’était très important.

Mais quand tu commences dans ce milieu-là, il faut être très patient. C’est très, très long. Pour plein de raisons. Quand j’ai rencontré Marine Geay, des chouettes histoires, ça a été assez, on va dire, frustrant. Parce qu’avec Marine Geay, en fait, on ne s’est jamais rencontré jusqu’au mois de décembre. J’ai signé le contrat, je crois, au mois de mars 2020. Bon, j’avais écrit l’histoire un peu avant. Donc, il y a eu quasiment une année. On s’est échangé des messages, pas toujours régulièrement, parce qu’elle a sa maison d’édition et puis elle édite d’autres livres. Et donc, elle m’a envoyé régulièrement des images. Et alors là, c’est très grande émotion, parce que tu reçois… Toi, quand tu fais ton texte, tu imagines plein de choses. Et quand on te le renvoie traduit, c’est une traduction, pour moi, du texte en images, c’est chouette. Et on s’est tout de suite entendu. Elle a tout de suite perçu le personnage, le Mont Ventoux, la nature, tout ça. C’est très coloré, c’est très provençal, c’est… Je lui tire vraiment mon chapeau, parce que c’est… Ça plaît quand même beaucoup aux gens, visuellement, ça attire l’œil.

Donc, il y a eu quasiment, on va dire, une grosse année 2021. Et on ne devait pas l’éditer avant 2022. Au bout d’un moment, tu trouves ça long. Et puis, un jour, elle envoie un petit message un peu festif, en disant, tu vas bientôt avoir un cadeau pour Noël. Je lui dis, non, mais tu vas pouvoir le finir avant Noël, et tout. Elle m’a dit, oui, c’est bon, c’est planifié, ça sera imprimé, telle date. Et ça sortira le 8 décembre. Donc là c’était explosion de joie ! C’était … Donc avant Noël, c’était quand même chouette. Et donc, elle est venue me l’apporter en mains propres. C’était… Ouais, c’était un peu émouvant, parce que je l’ai vue pour la première fois. Et donc, elle m’a apporté le livre. Là, je l’ai vraiment vue tout fini, parce qu’en fait, je ne sais plus si elle m’avait fait une vidéo. Si, j’avais dû voir une vidéo, mais enfin ce n’est pas pareil. IL y a des dessins à colorier à la fin, ça je ne savais pas. Il y a un petit mot sur l’illustrateur et l’auteur, … Donc j’ai vu le produit fini, et là, oui, c’était… J’étais content !

J’ai eu beaucoup de stress quand ça a été envoyé à l’impression, parce qu’en fait, tu ne peux plus rien faire. Et ça, c’est un peu les étapes des auteurs. C’est-à-dire qu’en fait, tu fais ton petit truc dans ton coin, et il y a ce moment-là où ça bascule, où ça va être livré au grand public. Et là, une deuxième étape commence. C’est ce que j’appelle la vie du livre. Peut-être les premiers mots qui me sont venus, c’est « enfin ». Ah ouais, c’est… Est-ce qu’à un moment donné, tu te dis ce que ça va être vrai ? Est-ce que tu vas le palper, le lire, le toucher, le regarder un peu ? Est-ce que c’est bien ce que j’ai fait il y a un an ? Bon, il y a beaucoup de choses qui ont été retouchées, il y a eu des échanges, tout ça, mais… Ouais, j’ai dit « enfin », je pense que c’est le mot qui m’est venu. Et puis, c’est beau, quoi. C’est un beau travail, vraiment. Je la remercie vraiment beaucoup de m’avoir donné cette chance, parce qu’elle n’éditait que pour elle. Donc, c’était quand même un engagement pour sa maison d’édition, parce qu’elle l’a créée juste avant le premier confinement. Et donc, c’est un engagement, c’est une petite maison. Donc, on a sorti mille exemplaires. Donc, il y a quand même un engagement financier. Mais le projet, elle y a cru.

Et en fait, quand c’est sorti, après tout ce qui s’est passé, on a fait de la radio, on a été interviewer France Bleu. Il y a eu quand même un enthousiasme régional quand les gens peuvent le voir. C’est ça, le problème des maisons d’édition, c’est des petites maisons, c’est la visibilité pour vendre du volume. Il faut être vu. Donc, quand les gens voient et discutent, ils trouvent ça bien. Pour l’instant, j’ai eu que des retours positifs.

Faire vivre son livre : oser aller vers les autres

Faire vivre le livre, ça me prend du temps, c’est sûr. Mais c’est ça qui me plaît aujourd’hui. En fait, c’est dans mon cheminement global. C’est-à-dire, je ne veux pas rester dans mon coin. Je veux qu’on me voie. Non, mais voilà, c’est dans mon cheminement. Et voilà, donc je fais VRP. C’est pas évident. Bon, j’ai toujours, dans mon travail, je n’étais pas quelqu’un. Je suis quelqu’un d’assez timide. Quand j’étais plus jeune, aujourd’hui, je vais dire plus du tout. Je vais vers les autres, étape par étape. Et en fait, je n’ai pas envie d’aller trop vite aussi non plus. J’ai envie de profiter. Donc, profiter de ces petits moments. Je ne sais pas comment est l’avenir, mais ces petits moments. Donc, j’avais fait un petit post là-dessus, justement, « étape par étape, je vais marche à marche. À chaque fois, c’est une petite victoire. » Mais vraiment, il faut essayer de s’accrocher à ce qu’on a envie de faire. Quand on y met vraiment du cœur, on peut faire des choses.

Alors, il y a des gens plus ou moins aidés, on va dire, parce qu’ils ont la chance de connaître des personnalités un peu connues, parce que tout passe par la visibilité. C’est toujours pareil. Mais des fois, il faut oser. Il faut oser dire bonjour. Si tu croises quelqu’un qui est connu, il faut vraiment oser. Essayer de trouver l’art et la manière, mais c’est un peu comme tout ce que j’ai fait. Je n’ai pas fait de plan. C’est tout. Tiens, j’ai envie de faire ça. Ça vient à l’instinct, en fait. Moi, qui travaille beaucoup sur les insectes, ils fonctionnent à l’instinct. Mais moi, je fonctionne à l’instinct. Je vois quelque chose, je me dis tiens, il faut faire quelque chose. Ça ne marche pas, les plans. Je n’y arrive pas. Je n’ai pas cette démarche.

Ce que m’a appris l’écriture, en fait, c’est qu’on ne peut pas plaire à tout le monde. Donc, il faut forcer. Il faut envoyer. Dans le lot, il y a probablement des gens, ça plaira, ça ne plaira pas. Les maisons d’édition, c’est pareil. Il y a, je ne suis pas édité, je n’y arrive pas. Mais il y a souvent des raisons, parce qu’en général, les textes sont travaillés quand même. Mais si tu n’es pas dans les lignes, par exemple, le Mont Ventoux, Gallimard, ça ne les intéressera pas. À moins que tu sois présenté par quelqu’un de connu, ça ne les intéressera pas. Donc, il y a toute cette partie-là de rentrer dans un cadre. Il y a plein de choses à apprendre : Il faut forcer les portes. Si on vous dit non, tant pis. Vous allez voir ailleurs. Si ça ne plaît pas, pourquoi ça ne plaît pas ? Oui, effectivement, il y a peut-être ça. Tu recommences, tu refais.

Avec le recul, je n’aurais pas pu le faire avant, parce que je n’avais pas la maturité que j’ai maintenant. Donc, je n’ai pas de regrets. Tu en as toujours des regrets. À un moment donné, tu te poses toujours la question, pourquoi je n’ai pas fait ça avant ? Mais en fait, il a fallu vraiment un gros déclencheur émotionnel pour passer cette étape-là. Je me suis quand même accroché. Ce n’est pas facile. Mais comme je disais, pas à pas, petite victoire. Il y a eu des périodes en 2020, quand il y a eu le confinement, entre le confinement, on va dire, il y a eu une grosse période de flou où je n’écrivais plus, par exemple. À un moment donné, je me suis dit peut-être que c’est fini. Puis non. Après, c’est revenu. Quand Lexi est paru, j’ai eu un deuxième déclic. Ça y est, j’ai mon premier livre ! Qu’est-ce que je fais ? J’ai passé une étape. Je me pose. Est-ce que je pars tout feu, tout flamme comme d’habitude ? Je me suis dit non. Là, en plus, ça plaît. Donc, il faut que j’ai envie de faire une suite. C’est compliqué. C’est l’épisode 2, c’est comme dans les films. Souvent, l’épisode 2 est trop rapide. Donc non ! Et puis, tu évolues entre la première histoire. Parce que la trame du second épisode, j’avais déjà écrit. Mais il y a une partie qui ne colle plus avec le premier livre. Puis après, il faut du temps. On ne peut pas tout faire.

Donc, voilà. Deuxième étape. Effectivement, quand c’est sorti, déjà, tu passes de l’inconnu à une référence. C’est comme dans tout. Tu as une référence. Voilà, j’ai fait quelque chose. Donc, je peux le montrer. Je peux en discuter. Et puis après, je sais qu’il y aura plein de choses parce que quand je reviens en arrière, j’en refais le fil. Et je me dis qu’en 2022, il se passera sûrement plein de choses.

Mon sommet qui peut paraître inaccessible ? C’est dépasser l’étape locale, en fait. C’est-à-dire être médiatisé, mais au niveau national. Alors, via une maison d’édition, sachant que je pense que travailler en petite maison d’édition, c’est très important. Parce que là, j’ai quand même beaucoup travaillé au processus créatif. Ce que je pense qu’on ne peut pas faire dans une grande maison. Mais on va dire pour le prestige, voilà, pour le prestige, ce serait de pouvoir être édité dans une grande maison. Voilà. Sachant que Lexi, c’est la propriété des chouettes d’histoire. Voilà. Et ça restera, ça restera notre collaboration. Mais oui, ce serait ça, je pense. Ah, j’ai des textes en attente. Il n’y a pas de souci.(rires)

À l’étranger aussi. J’aimerais bien que Lexi s’exporte à l’étranger. Parce que c’est le Mont Ventoux c’est très connu. Et des fois, moi, dans ma vie imaginaire, j’ai toujours des choses qui passent et je me dis tiens, je rencontrerai quelqu’un de communauté asiatique qui veuille absolument diffusé en Chine. Voilà. Des petits trucs comme ça, des fois, rigolos. Mais oui, oui, ça serait peut-être avoir une dimension d’exporter à l’étranger. Mais après, c’est pareil, c’est toujours étape par étape. Il y a des choses auxquelles tu ne penses pas du tout. Et alors, l’étape vraiment au monde en tout ultime, c’est-à-dire vraiment au sommet sommeil, ça serait de pouvoir en vivre, de pouvoir faire plus que ça, en fait. En fait, c’est difficile peut-être à expliquer, mais je m’y suis préparé depuis très longtemps à ça, cette vie-là, où il faut présenter sa création. Je suis prêt. Il n’y a plus qu’à…(rires) !.

Marie-Cécile 
Effectivement, Peterpaolo, tu n’as plus qu’à. Je trouve que tu as déjà réalisé un grand nombre d’étapes. Je te vois régulièrement sillonner les rues de Carpentras et des villes avoisinantes à la rencontre des libraires, offices de tourisme, lieux culturels pour parler de ton premier livre et réussir à te faire connaître pour que tes rêves d’enfance deviennent réalité. Une chose est sûre quand on te voit dans ce rôle, c’est que tu es bien à ta place et je suis certaine, comme toi, qu’en 2022, beaucoup de belles rencontres et d’aventures t’attendent.

Chères auditrices et auditeurs, vous l’aurez compris, je suis complètement fan de son univers, de sa personnalité et de son audace. Car s’il est arrivé là où il est aujourd’hui, c’est parce qu’il a osé. Oser tenter une nouvelle aventure professionnelle, oser prendre contact avec son éditrice, oser s’enregistrer pour partager certaines de ses histoires sur Esperluette, oser faire le VRP pour vendre son livre en direct. A votre tour d’oser découvrir ses histoires, elles sont une belle parenthèse à partager en famille et pour ne rien vous cacher, moi qui n’ai pas d’enfant, je me régale également à plonger dans son univers proche de la nature.

Si vous avez encore besoin d’être convaincu, voici la deuxième partie de cet épisode, ma rencontre avec LA Lexi, alias Alexia Coudray, qui m’a expliqué comment ils se sont rencontrés et pourquoi elle aime aussi les créations de Peterpaolo.

Alexia Coudray : la « Lexi » réelle derrière le personnage

Marie-Cécile 
J’ai la chance d’avoir en face de moi la Lexi du livre de Peterpaolo. Ton vrai prénom ce n’est pas Lexi, on en a parlé pendant l’émission, c’est Alexia, est-ce que tu peux te présenter ?

Alexia 
Oui, bonjour à tous. Alexia, effectivement, professeure d’EPS, pas que héroïne de cette belle aventure que nous a écrit Peterpaolo. Je suis vauclusienne, moi d’origine. J’habitais Vaison puisque je suis née là-bas et maintenant j’habite sur Bédoin depuis six ans.

Marie-Cécile 
Et donc sportive ?

Alexia 
Oui, sportive, c’est mon métier, je suis prof d’EPS. Et sportive, oui, j’ai toujours fait du sport parce que c’est venu de mes parents, ma maman surtout, qui a été prof d’EPS également. Ils nous ont toujours fait faire des sports et notamment tourner vers la nature. Et depuis quelques années, c’est vrai que je suis plus tournée outdoor parce que j’ai commencé par des sports plus classiques comme le hand, le tennis, le badminton, des choses comme ça, très sport co’. Et puis il y a une dizaine d’années, à la trentaine on va dire, un petit déclic sur le GR20 qui m’a ouvert les yeux sur une toute autre pratique, des rencontres. Et puis je suis partie plus sur les sports tournés nature, donc l’orée de multisport, le trail maintenant qui fait quasi partie intégrante de ma vie en plus de mon métier de prof d’EPS. Et voilà.

Et après cette période-là où j’étais vraiment très centrée sur moi, je ne sais pas pourquoi, j’avais besoin de me prouver des choses à moi-même avant tout, à ma famille aussi peut-être. Je suis beaucoup depuis deux, trois ans et le confinement m’en a fait beaucoup prendre conscience parce qu’il a fallu se réinventer pendant cette période-là. J’ai besoin de partager, de partager mes expériences, de partager des expériences avec les gens de ce que je fais, mais de ce qu’ils font aussi. Et c’est à travers ce partage qu’on s’enrichit et qu’on grandit et on évolue même encore à 40 ans.

Marie-Cécile 
Et donc ce qui s’est passé avec Peterpaolo, c’est un peu ça, c’est aussi ce partage-là. Comment vous vous êtes rencontrés ?

Alexia 
Ben c’est exactement ça, il y a deux ans, juste avant le premier confinement, j’ai lancé deux, trois trails. Alors au début, c’était pour regrouper des copains. J’ai dit on fait une sortie comme ça parce que mon surnom, c’est la gazelle. Et j’ai lancé des « gazelles off », donc des trails, des petites sorties avec surtout l’envie de faire un parcours accessible à tout le monde où on s’attend tous, on court tous ensemble et surtout à l’arrivée, on se retrouve pour partager un moment de convivialité où chacun ramène un petit truc à boire, à manger et tout. Et sur la dernière sortie qu’on a faite, qui était la veille du confinement, puisqu’on a été confinés le lundi, je crois, le dimanche, en ayant eu les annonces le samedi soir, on fait un trail-off au lac du Paty à Caromb, donc juste à côté. Un truc qui finalement a rassemblé énormément de monde parce que je ne sais pas si tout le monde avait besoin peut-être avant de… On ne savait pas ce qui nous attendait à ce moment-là et on était loin de l’imaginer. Et Xavier est venu avec Catherine, sa compagne, faire le trail. Et c’est parti de là.

Marie-Cécile 
Xavier, le vrai prénom de Peterpaolo.

Alexia 
De Peter Paolo.

Marie-Cécile 
Et voilà, et vous vous êtes rencontrée comme ça. Et comment est arrivée l’histoire de Lexi ? En tout cas, il semblerait que tu l’aies un peu inspirée quand même.

Alexia 
Oui, mais alors, c’est rigolo parce qu’il y a eu ça. Puis il y a eu la période de confinement où finalement, on ne s’est plus revus. On s’était vus une fois et encore, il y avait tellement de monde que, bon, on a discuté cinq minutes, mais voilà. Et puis, après le confinement, on s’est revus pareil. On a organisé des sorties off et de suite, il est revenu pour venir courir, partager, etc. Puisque lui commençait aussi la course à pied. Et de fil en aiguille, je ne sais pas comment expliquer, il y a un feeling aussi qui passe avec les gens ou pas. On a été reconfinés. Je suis repartie, moi, en montagne parce que j’adore la montagne, dans le Queyras. Et à partir de là, il a écrit des histoires me concernant. Et après, il est parti sur… C’était son objectif d’écrire des histoires pour enfants. Et il a eu l’idée, je ne sais pas, en me voyant faire dix fois le Ventoux dans l’été, de dire, tiens, je vais m’inspirer d’Alexia pour écrire un petit livre pour enfants sur cette ascension mythique du Ventoux qui, ici, on le connaît tous, à vélo, à pied. Voilà, c’est notre montagne, notre repère, notre phare, je ne sais pas, Vauclusien. Et c’est parti de là.

On a beaucoup échangé au début. Il me demandait ce que j’en pensais. J’ai dit, c’est super et tout. Mais c’était les balbutiements. Et arrivé après Marine, parce qu’il avait lancé un concours de dessin, rien à voir avec Lexi. Et à partir de là, je lui ai dit, mais t’as recontacté cette personne ? Bah oui, je vais le faire. Donc il a fait. Et de là, tout est parti. Donc c’était maintenant, il n’y a plus d’un an. Et puis, on en arrive à la concrétisation du rêve.

Marie-Cécile 
Et alors, qu’est-ce que ça fait quand on sait que l’histoire est inspirée un peu de sa propre histoire ? Et qu’on se retrouve face à cet album-là, avec cette petite fille ?

Alexia 
C’est vrai que c’est à la fois moi, mais toutes les petites filles ou tous les petits-enfants peuvent s’identifier. Après, la particularité aussi, il y a Rustine. Et Rustine, c’était mon amie de confinement. Alors, pour les gens qui m’ont suivie pendant le confinement, le premier confinement, j’avais trouvé cette peluche chez moi. Je l’ai ressorti en disant, c’est mon Wilson, comme dans « Seul au Monde ». Et puis, on a fait des aventures pendant les deux mois qui ont bien fait marrer les gens. Et il s’en est servi. Voilà, il s’est servi de plein de petites choses de ma vie pour écrire cette histoire. Mais au final, tout le monde peut se reconnaître dedans. Alors, c’est vrai ça fait chaud au cœur. C’est super. Et puis, Marine a fait un travail d’illustration extraordinaire, magnifique, avec des couleurs, des formes qui collent vraiment à l’histoire et je pense aussi à l’imaginaire de Peterpaolo. Donc, ouais, c’est sûr que c’est toujours chouette.

Après, je pense que n’importe quelle petite fille, petit garçon, parce que c’est une fille qu’un garçon ne peut pas vivre l’aventure, peut s’identifier et peut-être rêver d’un jour le faire en vrai. C’est possible. Tout est possible. À cœur vailant, rien n’est impossible !

Marie-Cécile 
Exactement. Et qu’est-ce que tu aimes dans l’univers de Peterpaolo quand tu regardes ou t’écoutes ces histoires ? Parce qu’il en a enregistré quelques-unes.

Alexia 
En fait, le regard qu’il peut avoir sur le monde, c’est-à-dire qu’il va essayer de tirer à chaque fois le bien et le faire ressortir. Et tout en poésie, dans le calme aussi. Ce que j’aime bien, ce qui est bien avec Peterpaolo, à chaque fois je veux l’appeler Xavier, c’est qu’il est à l’écoute de tout, des conseils qu’on lui donne et il essaie d’aller de l’avant, de toujours cultiver cet esprit positif. Et moi, je suis vraiment aussi dans ça. On cultive le positif et autour, après, le bien se fait parce qu’on véhicule cette image que oui, certes, le monde ne va pas bien, mais comment le rendre plus beau et surtout s’émerveiller. Et ça, je pense qu’on le partage de tout ce qui nous entoure. C’est-à-dire que la nature, c’est juste merveilleux. Elle nous donne un spectacle tous les jours différent et qu’à partir de là, si les gens s’ouvrent sur des choses simples comme ça, ils verront que le bonheur, il est là. Il n’y a pas besoin d’aller chercher, ..

Marie-Cécile 
ouvrir la fenêtre, et…

Alexia 
Voilà, sortir, s’émerveiller de tout ce qui nous entoure, de s’ouvrir aux gens, de partager avec les gens, ce qu’il fait aussi. Voilà. Et je pense qu’on a plusieurs choses comme ça en commun qui font que le feeling est passé et que aussi aux gens, on a envie de leur dire, mais profitez de ce qui vous est offert. Arrêtez d’envier ce que veulent les gens. Enfin, l’herbe, elle n’est pas plus verte ailleurs. Donc, c’est cultivez votre jardin et ouvrez-vous sur le jardin qui vous est offert autour de nous, notamment le Ventoux et puis tout le parc national qu’on a autour. Après, il y a les Dentelles. Enfin, on a tellement une région riche à ce niveau-là que juste en faisant ça, je pense que vous arriverez peut-être à atteindre un petit bonheur ou à quelque chose qui vous fera sourire dans la journée.

Marie-Cécile 
Ça ira un peu mieux. Pour conclure, qu’est-ce que tu lui souhaites à Peterpaolo ?

Alexia 
Qu’est-ce qu’on peut lui souhaiter ? Que Lexi ait conquis son géant dans tous les sens du terme. C’est-à-dire que les gens s’intéressent à cette histoire parce que c’est vrai que c’est la seule histoire qui a été écrite pour enfants autour du Ventoux.

Marie-Cécile 
C’est assez incroyable.

Alexia 
Voilà, juste incroyable. Donc, il a eu une idée de génie au final et qu’il poursuive dans cette voie-là, c’est-à-dire qu’il continue son rêve et que s’il y croit, et comme pour tout le monde, si on y croit et qu’on met tout en œuvre pour le réaliser, rien n’est impossible !

Marie-Cécile 

Super. Merci beaucoup. Merci d’être venu et de répondre à mes questions.

Alexia 

Avec grand plaisir.

Marie-Cécile 

Et voilà, cet épisode arrive à la fin. Pour retrouver l’univers de Peter Paolo et les aventures de « Lexi à la conquête du géant de Provence », rendez-vous dans vos librairies préférées ou sur le site de sa maison d’édition chouettes-histoires.fr. Vous pouvez suivre Peterpaolo sur Facebook et Instagram. Vous pouvez également suivre Alexia Coudray sur les réseaux sociaux. Et moi, je vous dis à bientôt, je l’espère-luette, évidemment.