Esperluette en mode Festival 2026

Mes recos du Festival OFF 2026

Et c’est parti pour le Festival OFF d’Avignon 2026. Comme chaque année, je vous partage sur Esperluette en Mode Festival mes rencontres, mes coups de cœur, mes découvertes artistiques et humaines ! A suivre tout au long du mois de juillet.

Cliquez sur le titre du spectacle pour écouter/lire l’interview ou ma chronique

 Michaël Hirsch – Y'a de la joie – Chronique sur Esperluette en mode Festival
Les Cercles Clandestins de poésie - La Rathure - Chronique sur Esperluette en mode Festival

Michaël Hirsch – Y’a de la joie – Chronique

Dans le premier épisode de la saison, je vous parlais de ma joie de retrouver l’ambiance du festival. Alors je me devais d’aller voir Michaël Hirsch avec son seul-en-scène qui s’appelle « Y’a de la joie ».

Michaël Hirsch, je l’avais découvert avec ses chroniques sur Europe 01 et son spectacle Pourquoi ? Il adore jouer avec les mots ce qui lui a souvent valu d’être comparé avec Raymond Devos. Mais comme je n’aime pas les comparaisons, et bien je vous le dis ce n’est pas juste pour ça qu’il faut aller voir Y’a de la joie.

Pourquoi il faut y aller, car Michaël s’est donné un an pour apprendre la joie de vivre ! Sacré défi non que l’on pourrait toutes et tous se lancer dans les mois à venir.

Dans les injonctions quotidiennes que nous recevons souvent notamment via les réseaux sociaux, on nous parle toujours de la recherche du bonheur. Mais finalement à quoi sert de trouver le bonheur, s’il cela ne se fait pas dans la joie. Est-il d’ailleurs possible d’avoir l’un sans l’autre ?

C’est certain qu’en France nous sommes plus doués pour critiquer, véritable sport national, que pour exprimer sa joie. Et bien ça se travaille, et Michaël va vous montrer comment il a fait pendant cette année pour rechercher sa joie de vivre. Année qui s’est terminée par un heureux événement.

Vous allez me dire, et bien s’il allait devenir papa c’est simple d’être joyeux. Et bien non pas forcément. Et nous ne sommes pas toutes et tous logé à la même enseigne dans notre capacité à nous réjouir des beaux moments, et ça vous le comprendrez pendant le spectacle car c’est un texte documenté qu’il nous propose.

On y trouve beaucoup d’humour, de l’émotion, quelques imitations. On y retrouve donc ce qui a fait notre bonheur dans ses spectacles précédents, mais avec une petite touche de confidence en plus qui crée un lien tout particulier avec le public.

Aller voir Y’a de la joie, c’est donc non seulement une bonne manière de comprendre que la joie ça se travaille, mais d’abord une bonne manière de débuter la journée pour la sublimer.

De quoi repartir avec le sourire et peut-être garder un petit peu de ce spectacle en vous histoire de voir la vie différemment, avec un petit peu plus de joie bien sûr !

La Rathure – Les Cercles Clandestins de poésie – Chronique

Comme chaque année, début juillet, je reçois quelques messages de mes proches qui me souhaitent un bon Festival ! Alors non, je ne suis ni comédienne, ni metteuse en scène, ni autrice, ni technicienne, mais juste une passionnée qui a l’énorme chance de pouvoir y participer depuis 13 ans maintenant.
Je n’ai jamais comptabilisé le nombre de spectacles vus, ni le nombre d’écoutes sur ce podcast, car ce n’est pas dans les chiffres que cela se joue, c’est dans les émotions. Et là, il n’y a pas de doute : j’en ai chaque année.

La première émotion c’est la joie. La joie de redécouvrir la ville d’Avignon avec un visage sublimé, avec une ambiance survoltée, des rues où les échanges & les sourires sont bien présents.
Évidemment, tout n’est pas rose et surtout pour les artistes qui se battent chaque jour sous une chaleur intense pour convaincre le public de venir voir leur travail.
Évidemment il y a des tensions la fatigue de ces 20 jours d’affilée n’aident pas toujours à prendre du recul.
Évidemment il y a du bon et du mauvais à voir car dans une liste de quasiment 1800 spectacles le choix n’est pas toujours facile à faire.
Mais je décide chaque année de n’en garder que le meilleur, car il y a beaucoup de bon et même de très bon.

Et le meilleur c’est la découverte, les rencontres, l’imprévu. Comme par exemple cette rencontre avec La Rathure. Je vous décris la scène :
Nous sommes au jour J du Festival OFF, le jour de la grande parade. J’ai déjà deux premières de spectacles à voir. Assise sur un trottoir en attendant de pouvoir rentrer dans le théâtre, Arthur m’accoste : « Bonjour, est-ce que je peux vous proposer une improvisation poétique ? » Avec grand plaisir, je me lève et il me demande de lui donner deux mots pour que le poème qu’il va me proposer vienne un peu de moi. Je choisis « Esperluette » et « joie ». Il lui a fallu seulement quelques secondes pour se lancer et me proposer ce moment hors du temps.
C’était sa manière de faire la promotion de son spectacle Les Cercles Clandestins de Poésie. Il a accepté que je l’enregistre. Je peux donc vous en partager un extrait. Le reste je le garde pour moi.

En partageant son travail aujourd’hui, c’est ma manière de vous dire d’aller le voir sans hésiter.
C’est aussi une manière de vous inciter à lever la tête pendant ce festival (et même après, d’ailleurs), à parler aux gens autour de vous, même si vous ne les connaissez pas, et à sourire. Parce que je vous assure, ça donne une vraie belle énergie et c’est ce que je viens chercher au Festival.
Je vous laisse avec La Rathure, bon festival à toutes et tous !

La Rathure :
C’est un « et » que l’on rajoute pour en faire toujours plus, quitte à avancer par saut de puce.
Et en même temps, il y a des sauts de joie dans lesquels on s’enjaille jusqu’à ce qu’on en aille, jusqu’à ce qu’on s’en aille.
Parfois, il y a l’esperluette qu’on espère-muette, celle qu’on voudrait simplement
faire s’arrêter, arrêter toutes les combinaisons dans lesquelles parfois on perd des raisons.
Et en même temps, est-ce que ce n’est pas un plaisir de sans cesse rajouter un « et »,
un autre « et » et encore d’autres, tout ce qui peut se rajouter pour faire une ronde
qui ferait le tour du monde, plutôt que se dire qu’on pourrait s’arrêter.
A n’en point douter, l’esperluette n’est pas là pour jouter, simplement pour accueillir
à bras ouverts.
Elle se dit que malgré tout les on-dits, elle continuera à prendre par la main tous ceux
qui voudraient rejoindre ses expressions sans la moindre pression.
L’esperluette n’a qu’une idée, c’est faire forte et bonne impression.

Crédits affiche du OFF 2026 : Jérôme Cosh – AF&C

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