Interview de Virginie Albanese - chargée de recrutement à l'Université Populaire Ventoux - Carpentras sur Esperluette le podcast à l'écoute du Vaucluse

Insertion professionnelle – Rencontre avec l’université populaire ventoux

Cette semaine, c’est un épisode un peu particulier. Vous le savez peut-être, nous sommes en pleine semaine du Podcasthon grâce à l’association Altruwe qui a organisé ce super événement caritatif ! Depuis le 25 mars, presque 400 animateurs et animatrices de Podcasts se sont mobilisé·es pour mettre en valeur le monde associatif. Le but étant bien sûr de vous inciter à les soutenir financièrement, si vous en avez envie, par des dons de matériel ou juste en partageant cet épisode ce qui va donner de la visibilité à leurs actions ! 

Pour l’occasion, j’ai décidé de parler de l’Université Populaire Ventoux , association basée à Carpentras où je travaille depuis 9 mois. C’est ma collègue Virginie Albanese , Chargée de Recrutement qui a accepté de répondre à mes questions et avec elle on va parler chantier d’insertion.

Dans un territoire comme le Vaucluse ou le chômage et la pauvreté sont malheureusement très présents, il est indispensable d’accompagner les personnes éloignées de l’emploi pour leur permettre de retrouver le chemin vers un emploi durable ou une formation afin de leur ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles. Je vous laisse écouter Virginie qui va vous expliquer tout cela en détails. 

Bonne écoute ! 

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Marie-Cécile Drécourt - production de podcast à Avignon, Carpentras, Vaucluse, Monteux, Orange. Credit Photo : Audrey Papadopoulos

Produit par Marie-Cécile Drécourt

Productrice de podcasts depuis 2018 et anthropologue de formation, je crée des récits audio qui mettent en lumière les personnes, les métiers, les initiatives et les liens qui tissent notre quotidien.
Avec Esperluette, j’explore des histoires humaines, sociales, artistiques ou solidaires, ancrées dans le Vaucluse… et au-delà.
Forte de 20 ans d’expérience en communication et narration, j’accompagne également les entreprises, associations et indépendant·es dans la création de contenus audio authentiques, sensibles et pédagogiques.

👉 Plusieurs manières de travailler avec moi :
Épisode dédié dans Esperluette : un format sensible pour mettre en lumière votre mission, vos valeurs ou vos engagements.
Le Podcast Suspendu® : un dispositif solidaire pour offrir un épisode à une association ou une initiative qui vous tient à cœur.
Podcast en marque blanche : je conçois et produis votre podcast de A à Z, pour porter votre voix et vos histoires.
Accompagnement / Formation : je vous aide à créer et structurer votre podcast en toute autonomie, avec méthode et bienveillance.

Si vous préférez lire mes échanges avec Virginie de l’Université Populaire Ventoux, voici la retranscription complète de son interview

Marie-Cécile :
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans cette nouvelle rencontre d’Esperluette, le podcast à l’écoute des belles énergies

entrepreneuriales, artistiques et associatives de mon territoire, le Vaucluse. Cette semaine, c’est un épisode un peu particulier. Vous le savez peut-être, nous sommes en pleine semaine du Podcasthon. Depuis le 25 mars, presque 400 animateurs et animatrices de podcasts se sont mobilisés pour mettre en valeur le monde associatif. Le but étant bien sûr de vous inciter à les soutenir financièrement si vous en avez envie, par des dons de matériel ou juste en partageant cet épisode, ce qui va donner de la visibilité à leurs actions. Le choix de l’association que j’allais mettre en avant n’a bien sûr pas été facile, il y en a tellement, mais puisque je travaille en tant que salariée depuis 9 mois pour l’une d’entre elles, il était logique pour moi d’interviewer une des membres de l’équipe pour que vous compreniez un peu plus pourquoi j’ai accepté de lâcher un peu de ma liberté d’entrepreneure pour partager mes compétences et donner un peu de mon énergie à cette belle association. Elle s’appelle l’Université Populaire Ventoux, elle est basée à Carpentras et c’est ma collègue Virginie Albanese, chargée de recrutement, qui a accepté de répondre à mes questions. Avec elle, on va parler chantier d’insertion. Dans un territoire comme le Vaucluse où le chômage et la pauvreté sont malheureusement très présents, il est indispensable d’accompagner les personnes éloignées de l’emploi pour leur permettre de retrouver le chemin vers un emploi durable ou une formation afin de leur ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles. Je vous laisse écouter Virginie qui va vous expliquer tout ça en détail.
Bonne écoute !

Qu’est-ce que l’insertion par l’activité économique ?


Moi c’est Virginie Albanese, je travaille à l’UP Ventoux depuis quelques temps maintenant. Je m’occupe essentiellement de nos recrutements puisqu’on embauche pas mal de monde chaque année et je suis aussi accompagnatrice socio-professionnelle dans le but de proposer un accompagnement vers l’emploi durable à nos salariés. Alors l’UP Ventoux, on est une association qui œuvre dans le domaine qu’on appelle l’insertion par l’activité économique. Donc l’objectif de notre association est d’accompagner les demandeurs d’emploi vers l’emploi durable en se servant de l’emploi comme support. L’idée est simple, c’est se dire si je suis en emploi, peu importe l’emploi que j’occupe, je vais me positionner d’une façon différente dans la réalisation de mon projet professionnel et je vais avoir des leviers différents pour les atteindre. En fait, c’est vraiment se positionner d’une façon différente sur l’emploi en utilisant la valorisation des compétences, en utilisant le réseau professionnel que l’on peut se créer en travaillant. Autant de leviers qu’on n’a pas quand on se retrouve des fois un petit peu seul et démuni dans sa recherche d’emploi et notamment quand on peut cumuler d’autres difficultés sociales en parallèle.

Comment fonctionne un accompagnement en insertion professionnelle ?

Alors comment ça fonctionne ? C’est assez simple, on travaille quand même en partenariat avec les acteurs de l’emploi locaux, donc bien évidemment le pôle emploi, la mission locale, les Cap’emploi mais aussi d’autres structures qui interviennent dans le domaine de l’emploi. Donc essentiellement, c’est ces structures-là qui vont pouvoir parler de nous et repérer des profils qui peuvent être intéressants. Donc quand je dis intéressants, ça va être des personnes pour qui un parcours d’emploi va vraiment être utile et la façon dont on accompagne les gens va être pertinent dans leur parcours. Il y a des critères d’éligibilité, bien sûr, puisqu’on est sur des contrats dits contrats aidés. Essentiellement, on va être sur les personnes qui sont bénéficiaires des minima sociaux, les personnes qui sont inscrites depuis quelques temps à Pôle emploi. Mais voilà, ça peut être étendu à toute personne qui rencontre une difficulté quelconque dans sa recherche d’emploi, du fait de difficultés liées à sa vie sociale et professionnelle passée.

La diversité des profils et des missions proposées

On fait plein de choses en fait, c’est ça qui est hyper intéressant, c’est ça qui fait qu’on peut s’adresser à plein plein de monde. On a différents supports, différents sites, différents services. À Carpentras, notre chantier historique, alors c’est vrai qu’on appelle ça « chantier » parce que c’est le nom un petit peu officiel dans notre jargon, mais c’est pas forcément lié à des travaux, de travaux publics et de bâtiments. Donc à Carpentras, historiquement, on a un chantier sur l’entretien des espaces verts, avec pas mal de polyvalence quand même sur du bâti ancien et un petit peu de seconde œuvre. À Malemort, en fait, enfin plus exactement sur la communauté de communes Ventoux sud, un chantier qui s’appelle le Cercle des poubelles disparues, où on a des ambassadeurs de l’environnement qui vont aller sensibiliser les habitants aux écogestes, au compostage, aux consignes de tri des déchets. Donc un gros travail d’animation sur le territoire qui est hyper intéressant. On a aussi notre service communication qui nous aide bien à faire tous nos supports visuels et notre identité graphique et notre communication sur les réseaux sociaux. Voilà, ce qui est indispensable aujourd’hui pour parler un petit peu de ce qu’on fait. Et à Sérignan du Comtat, nous sommes porteurs du Naturoptère, qui est un centre culturel et pédagogique dédié à la nature, avec ce focus sur les insectes. Et voilà, qui va accueillir du public touristes, scolaires, groupes d’enfants, familles, sur les ateliers thématiques liés à l’environnement. Donc voilà, on a vraiment des actions qui tournent tout autour de l’environnement. Mais ce qui fait des emplois supports tous différents, donc plutôt manuels pour le site de Carpentras, plutôt de l’animation à Malemort. Beaucoup d’animations aussi sur le site du Naturoptère, mais aussi des agents d’accueil, des jardiniers, des agents d’entretien des locaux. Donc finalement, peu importe le profil, il y a forcément un poste qui peut être intéressant. Sachant qu’on ne cherche pas de la compétence, nous, on va recruter une personne, elle sera formée au poste. Ce qu’on va lui demander, c’est surtout d’avoir envie de faire ce poste pendant un moment donné, d’y voir son intérêt et de vouloir qu’on l’aide à construire ses projets et à atteindre ses objectifs professionnels. Parce que l’idée, quand elle rentre chez nous, c’est bien qu’elle parte à un moment donné. Ça fait pas mal de choses en général pour les personnes qui rentrent chez nous.

Un accompagnement sur mesure pour valoriser toutes les compétences

Alors, être accompagné·e, c’est assez difficile à définir parce que ça va vraiment être propre à chaque personne. On va partir de là où elle en est et on va essayer de aller jusqu’à là où elle veut aller. Les personnes, elles arrivent chez nous des fois avec pas du tout de projet professionnel parce qu’elles sont un petit peu perdues. Elles ont des fois pas travaillé depuis longtemps ou alors elles ont perdu le fil de leurs objectifs professionnels. Et puis, des fois, il y a des personnes qui sont très proches de l’emploi où il manque juste un petit coup de pouce, une mise en relation avec une entreprise et c’est ça qui va être déclencheur. Donc, il n’y a pas d’accompagnement type, en fait. Surtout que nous, on va accompagner vers l’emploi durable, mais on va aussi prendre en compte les difficultés dites sociales que peut rencontrer la personne. Donc là, forcément, c’est propre à chacun. Ça peut, voilà, il peut y avoir des personnes qui vont rencontrer des problématiques liées au logement, à la garde d’enfants, des problématiques de santé. Donc, voilà, on essaye de trouver des solutions ou de faire des mises en relation avec des partenaires spécialisés sur ces problématiques-là pour que justement, elles n’en soient plus et qu’on puisse après se consacrer vraiment à la relation entreprise, à la recherche d’emploi. Mais finalement, on va, pour tous, s’appuyer sur les forces de la personne, valoriser les potentiels, les compétences déjà existantes, les compétences qui se développent en travaillant. C’est ça qui fait aussi le sens de ce qu’on propose. On va essayer de les soutenir, de réfléchir avec elles à tout ce qui existe, d’ouvrir les perspectives. Parce que c’est vrai, quand on cherche un emploi, on est souvent conditionné par ce qu’on a déjà connu, par ce que son entourage a véhiculé comme type d’emploi autour de nous. Et il y a des tonnes de domaines d’emploi, soit qu’on ne connaît pas, soit dont on fait abstraction parce qu’on a l’impression que ce n’est pas fait pour soi. Donc, c’est aussi lever les œillères qu’on peut se mettre dans sa recherche d’emploi pour aller saisir des opportunités et saisir tout ce qui peut exister et avancer un peu plus vite.

Le rôle du réseau et des immersions professionnelles pour révéler les potentiels

Depuis le temps qu’on existe, on travaille avec beaucoup d’entreprises. On a beaucoup de salariés qui sont maintenant aussi ambassadeurs de l’UP dans des entreprises. On est engagés dans pas mal de collectifs qui permettent d’avoir un réseau qui est quand même étoffé et qui s’étoffe tous les jours, grâce à nos salariés d’ailleurs qui sortent en emploi et qui trouvent des situations d’emploi pérennes. L’idée est bien d’utiliser aussi ce réseau pour nos salariés, leur permettre d’aller en entreprise. Donc, il y a un outil qu’on utilise beaucoup, c’est les immersions professionnelles. Donc, on permet à nos salariés d’aller en entreprise pendant qu’ils sont salariés chez nous. Ils restent salariés et rémunérés par l’UP Ventoux. Et pendant ce temps, ils vont soit découvrir un métier, soit essayer de valoriser des compétences, de redécouvrir des compétences, bien souvent, qu’ils pensaient ne plus avoir et qui, en fait, sur le terrain, se révèlent hyper efficientes. On aime dire que c’est l’action qui révèle les atouts. Mais c’est vraiment une phrase qui résume assez bien notre façon de fonctionner. Une fois qu’on est dans à créer un lien, à montrer ce qu’on sait faire, c’est une grosse partie du chemin qui est faite, autant pour la confiance en soi que pour se positionner après sur un poste qui pourrait exister dans cette entreprise rapidement ou moins rapidement, d’ailleurs.

La preuve par l’exemple : quelques parcours accompagnés par l’UP Ventoux

On a plein de beaux parcours. C’est peut-être un petit peu compliqué de les raconter dans leur intégralité, mais comme exemple, on va avoir une jeune maman isolée qui intègre l’un de nos postes parce qu’elle a arrêté de travailler quand elle a eu ses enfants. Elle s’est retrouvée seule, elle a enchaîné des petits boulots alimentaires pour essayer de faire vivre sa famille, mais jamais elle se pose pour essayer de construire quelque chose de durable. Donc quand on se retrouve dans une situation précaire, c’est assez compliqué de trouver du temps pour se dire mais qu’est-ce que je vais faire, qu’est-ce que je vais construire et comment je vais le construire ? On pense plutôt au jour le jour. Et donc, elle a pu intégrer l’un de nos postes et prendre le temps, ce temps-là un petit peu pour se poser, pour réfléchir à ce qu’elle allait faire. Une fois qu’on a réussi à définir ce qu’elle allait faire, on a pu le construire et elle a pu retourner en formation et vraiment, ça va être à mon avis une jolie histoire quand elle aura fini sa formation. Elle pourra rebondir assez rapidement sur l’emploi puis de toute façon, on sera toujours là pour faire le changement avec elle.

Ça peut aussi être une autre jeune femme qui était diplômée, mais dans un domaine qui ne lui correspondait pas du tout, qui s’est épuisée dans ce domaine-là et qui n’avait plus de sens dans ce qu’elle avait pourtant décidé de le faire quand elle était plus jeune. Donc, elle se retrouve en recherche d’emploi, un peu en errance. Et voilà, elle intègre notre service communication. Elle prend le temps aussi de réfléchir à une reconversion. Et l’histoire se termine bien, elle accède à un CDI. Donc, finalement, pas sur un métier très éloigné de ce qu’elle avait fait avant, mais avec le sens, en tout cas, qu’elle y cherchait. Tout ça sont de jolies histoires, on a aussi un monsieur qui a travaillé longtemps dans le secteur agricole, qui ne peut plus y travailler parce qu’il fait une allergie à certains produits phytosanitaires. Donc, voilà, il a 50 ans. Il a l’impression qu’il ne peut plus rien apprendre parce qu’il n’est pas diplômé, parce qu’il a fait ça toute sa vie. Et finalement, il intègre les jardiniers du Ventoux. Et très rapidement, en rencontrant des entreprises, il se rend compte qu’il peut faire plein de choses. Et là, il a intégré une entreprise sur un contrat durable pour travailler dans l’agroalimentaire. Et toutes les compétences qu’il avait développées dans le secteur agricole, elles étaient complètement transférables. Mais ça, quand on n’a pas confiance en soi, on ne le voit pas. Et quand, en plus, dans son quotidien, on bénéficie du RSA, on bénéficie d’indemnités chômage qui ne permettent pas de faire face à toutes ces charges, c’est ça qui nous préoccupe. C’est pas forcément de se mettre en valeur et de faire le point sur ses compétences. C’est des exemples hyper différents, avec des parcours hyper différents, mais qui finalement, très souvent, se retrouvent sur le manque de confiance en soi qu’on développe à gogo quand on est en recherche d’emploi, parce qu’on est seul, souvent, et qu’on oublie de croire en ce qu’on sait faire. Finalement, dans cet exemple de gens diplômés, moins diplômés, qualifiés, moins qualifiés, on a toujours ce point commun. C’est des personnes qui, à un moment donné, ont besoin de réfléchir avec quelqu’un parce qu’elles se sont perdues dans leurs propres réflexions ou dans leur propre situation personnelle qui les a un petit peu submergées, souvent du fait d’autres difficultés sociales. La diversité de nos emplois supports, elle est hyper intéressante pour ça, parce que du coup, elle va s’adresser à tout le monde.

L’importance de la prise de responsabilité dans la réussite de l’accompagnement

Moi, ça fait tout juste deux ans que je travaille à l’UP. Au départ, plutôt sur l’accompagnement, ce qui m’a permis vraiment, même moi, de revoir ma vision de l’accompagnement sur la valorisation des personnes qu’on accompagne. Et c’est vrai que l’emploi pour ça, c’est hyper facile parce que tous les jours, les personnes, elles apprennent des nouveaux gestes, elles ont des nouvelles connaissances. Donc, il y a les encadrants qui sont là sur chaque service pour les faire monter en compétences. Donc, arriver à valoriser quelqu’un, c’est beaucoup plus facile quand on peut s’appuyer sur tout ça, forcément. Donc, voilà. Moi, c’est quelque chose qui m’a beaucoup apporté aussi, de pouvoir faire ce travail dans ce sens-là et de voir les gens évoluer. Alors, évoluer parce qu’ils se découvrent souvent des compétences insoupçonnées. Enfin, qu’eux ne soupçonnaient pas, mais qu’en fait, on voit bien quand on regarde leur parcours qu’elles étaient là à un moment donné. Et puis, toujours plus. Nous, on n’hésite pas à leur donner des responsabilités. Nous quand quelqu’un rentre chez nous, il fait partie intégrante d’une équipe. Il n’y a pas de différence sur la prise de responsabilité quand on se sent, on monte en charge de travail, comme dans n’importe quelle entreprise. Donc, c’est là où on voit qui est en capacité d’aller plus loin et qui est en capacité de se révéler. Ça ne veut pas dire qu’il y en a qui ne le sent pas, mais ça veut dire qu’il y en a qui vont moins aller sur ce type de responsabilité.

Rencontrer une richesse de profils comme ça, de se dire qu’on peut des fois juste en les soutenant, en leur disant qu’on est là et qu’on va réfléchir avec eux, qu’ils ne sont plus seuls, qu’on va chercher des solutions ensemble à chaque problème et qu’on va finir par les trouver. Et de voir qu’ils se saisissent de ça et que finalement, ils n’attendaient que ça pour mettre les choses en place, pour voir les choses différemment, avoir des perspectives différentes. C’est hyper enrichissant en fait, parce que en fait, très souvent, c’est eux qui font tout le travail. Mais nous, on sort grandi de toutes ces différences et de tous ces parcours qui sont hyper intéressants et hyper riches.

Le post-parcours : ne jamais laisser tomber et faciliter la relation employeur-salarié·e 

On ne va pas lâcher quelqu’un parce qu’il sort de l’UP Ventoux. Déjà, on serait sûrement très contre-productif, parce que si on se dit que ce qui les a permis d’avancer, c’est d’être soutenus et d’avoir quelqu’un avec qui réfléchir, si d’un coup, on les abandonne, forcément, à un moment donné ça perd tout le sens qu’on a voulu y mettre. Et puis, voilà, c’est encore une nouvelle étape, quand ils partent de chez nous, ils entrent en formation, ils entrent dans un nouvel emploi ou créent leur entreprise. Donc, ils ont encore plus besoin de quelqu’un avec qui échanger. Si ça va, si ça ne va pas, on est là. Voilà, on insiste et on intervient s’ils nous le demandent. Donc, on va intervenir dans l’entreprise auprès de l’employeur, par exemple, si pendant la période d’essai, le salarié estime qu’il y a un couac et que peut-être il n’a pas encore osé en parler. Parce que ça aussi, la relation hiérarchique, ce n’est pas forcément évident quand on a plus travaillé depuis longtemps et on a toujours peur que ce soit mal interprété. On a peur d’être mal vu. On a peur de mal dire. On ne sait pas comment dire. Donc, on a peur que ça nous retombe dessus quand on est en période d’essai. Voilà, des fois, juste, encore une fois, d’en parler avec l’accompagnatrice socioprofessionnelle, ça permet de remettre les choses, ça permet de trouver les mots et ça permet d’y aller. Mais voilà, on peut aussi, si la personne, elle est OK et qu’elle le souhaite, nous contacter l’entreprise, demander à faire un point de suivi et essayer de voir si ça se solutionne. Il y a toujours une solution en plus. Donc, ce serait bête de passer à côté.

Comment soutenir l’UP Ventoux ?

Pour soutenir l’UP Ventoux, on peut acheter les services de l’UP Ventoux. On vend nos prestations sur les jardiniers du Ventoux. Ça va être des prestations de broyage à domicile. Ça va être de l’intervention sur de l’entretien des espaces verts. Donc, c’est vrai qu’on a beaucoup de collectivités publiques comme clients, mais ça peut tout à fait être des particuliers, des entreprises. On peut venir visiter le Naturoptère. On peut s’inscrire à des ateliers thématiques qui sont super intéressants. Et bien sûr, on peut faire un don. On est une association. Donc, on peut aussi contribuer à notre fonctionnement par ce biais-là. Aider et soutenir l’UP Ventoux, c’est aider à son fonctionnement, nous permettre d’acheter du matériel, de financer les postes, de financer des véhicules qui nous servent à déplacer les salariés sur les différents chantiers mobiles aussi. Alors, si vous êtes une entreprise, on vous invite à nous contacter. Ne serait-ce que pour venir parler de vos métiers. Très souvent, les responsables d’entreprise sont passionnés quand même de leur métier. Si vous voulez communiquer, faire découvrir ce que vous faites. Nous, on est très friands de ça pour nos salariés, pour leur permettre d’ouvrir des perspectives professionnelles. L’étape d’après, c’est accueillir un salarié en immersion professionnelle. Donc, ça peut être vraiment pour lui permettre de se rendre compte de la réalité d’un métier. Mais ça peut être aussi dans une intention de recrutement. Donc, voilà. Si vous êtes une entreprise et que vous avez des besoins de main-d’œuvre, vous pouvez revenir vers nous. On a des salariés qui sont à la recherche d’un emploi, qui ont des compétences dont qui peuvent faire preuve puisqu’ils sont en situation d’emploi actuel et qui, en plus, bénéficient d’un accompagnement quand ils rentrent en emploi chez vous. Donc, j’ai envie de dire, c’est du « gagnant-gagnant ». Aider l’UP Ventoux, c’est, au final, aider des demandeurs d’emploi à retrouver un emploi de transition chez nous et un emploi durable pour la suite.

Conclusion

Marie-Cécile :
Voilà, cet épisode spécial Podcasthon touche à sa fin. Vous l’avez sûrement compris, l’Université Populaire Ventoux agit pour la redynamisation économique de mon territoire, mais surtout, les équipes de l’association œuvrent pour que l’humain soit au centre de ce développement durable. Si vous souhaitez en savoir plus, rendez-vous sur upventoux.org. Vous pouvez également aller jeter un œil à la superbe programmation – ateliers nature, spectacles vivants, conférences et bien plus encore – du Naturoptère à Serignan du Comtat. Pour faire un don à l’association, le lien est disponible en description de cet épisode ou sur mon blog esperluette-podcast.fr. Et comme l’a indiqué Virginie, si vous êtes une entreprise, n’hésitez pas à contacter l’association pour présenter votre activité et vos métiers aux salariés en parcours. Si vous êtes à la recherche du collaborateur ou collaboratrice, idem, contactez-nous, il y a beaucoup de talents à la recherche d’un emploi dans les équipes de l’UP. Je vous encourage également à visiter le site Podcasthon.org pour découvrir toutes les associations mises en avant par les autres podcasteuses et podcasteurs. Un grand bravo d’ailleurs à l’équipe d’Altruwe, l’asso qui a organisé ce premier événement caritatif podcastique et dont la raison d’être prône le Digital for Good. Utiliser le numérique pour des bonnes actions et du positif, ça, vous savez bien que j’adhère complètement. Si vous avez des remarques, interrogations ou petits mots doux qui vous viennent à l’esprit après l’écoute de cet épisode, envoyez-les-nous en commentaire sur Instagram, LinkedIn ou Facebook. J’adore échanger avec vous, alors n’hésitez pas. Et d’ici là je vous dis à bientôt, je l’espère-luette, évidemment !