Et si on rassemblait les chercheurs d’ emploi et leurs compétences pour dynamiser leurs projets professionnels ..?

Partons à la rencontre de Véronique Marguet, membre de l’association Force Cadres basée à Agroparc sur Avignon. Ce n’est pas elle qui est à l’origine de l’association puisque celle-ci fête ses 25 ans en 2018 mais elle est adhérente depuis 2013, a été Présidente plusieurs années et reste aujourd’hui membre du Conseil d’Administration.
Si j’ai choisi de mettre cette association en avant c’est qu’elle m’a beaucoup aidée lorsque j’ai été moi-même à la recherche d’un emploi en 2013. Période souvent mal vécue, pleine de doutes et de stress, c’est pourtant aussi une période où on a le temps de réfléchir sur son projet professionnel et ce que l’on a envie d’accomplir.
Être bien entouré, pas forcément par ses proches d’ailleurs, est la clé pour que cette période sans travail salarié se transforme en période de transition positive.
Et c’est le rôle que joue l’association Force Cadres, en partant du principe qu’en groupe on est beaucoup plus fort que seul ; que chaque adhérent qui donne de son temps et de ses compétences au service des autres en ressortira grandi et dynamisé.
De mon côté, 5 ans plus tard j’ai créé mon activité et je me sens bien dans mon travail et consciente de cette grande chance. La bienveillance et l’entraide propres à l’association m’ont permis de concrétiser mon projet et dépasser les incertitudes inhérentes à toute période de changement. Grâce aux adhérents, j’ai repris confiance, appris à valoriser mes compétences et ils m’ont aussi surement indirectement amenée vers cette idée folle de lancer le podcast que vous êtes en train d’écouter.
Ce deuxième épisode d’Esperluette est donc une bonne dose d’inspiration pour tous ceux qui sont en ce moment, ont été ou pensent être bientôt à la recherche d’un emploi.
Propos recueillis en mai 2018

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Produit par Marie-Cécile Drécourt
Productrice des podcasts Esperluette à l’écoute du Vaucluse & Esperluette en Mode Festival depuis 2018, je donne la parole aux acteur·ices locaux et aux initiatives culturelles et sociales de notre territoire.
Avec 20 ans d’expérience en communication, j’accompagne aussi les entreprises, associations et indépendant·es du Vaucluse et de la Région Sud dans la création de leur podcast.
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Pour les malentendant·es, l’épisode est entièrement retranscrit ci-dessous
Marie-Cécile : Et si on rassemblait les chercheurs d’emploi et leurs compétences pour dynamiser leur projet professionnel…? Pour en parler, j’ai rencontré Véronique Marguet, adhérente, ancienne présidente, et aujourd’hui toujours membre du conseil d’administration de l’association Force Cadres basée sur Agroparc à Avignon. (musique)
Véronique Marguet : L’association Force Cadres, c’est une association qui a été créée il y a 25 ans par un groupe de cadres qui s’est retrouvé à être à la recherche d’un emploi et ils se sont dits : en fait ça va être plus facile d’y aller ensemble. Y aller c’était aller au devant des entreprises pour chercher du travail. Donc ils y sont allés en groupe et l’association est née comme ça.
La première idée c’est de permettre aux cadres en transition ou en recherche d’emploi de sortir de l’isolément. C’est-à-dire faire autre chose que rester chez eux à chercher devant un ordi, un téléphone et être dans leur solitude. Donc pour sortir de l’isolément, l’association fonctionne avec une réunion hebdomadaire le lundi matin et c’est le moment de se mettre en route pour la semaine, de se lever, d’avoir une bonne raison de se lever, de commencer sa semaine en allant au contact des autres.
Le deuxième levier pour l’association, c’est de mettre les cadres en situation de réussite. Pour ça on leur propose de faire quelque chose. Soit de partager leurs compétences, soit d’organiser un événement. En faisant cela, ils sont en situation de réussite et quand ils vont aller dans une entreprise raconter ce qu’ils ont fait pendant ce temps de recherche d’emploi, ils peuvent accrocher, entre guillemets, à leur palmarès, quelque chose de réussi. Partager leurs compétences ça veut dire savoir quelque chose et avoir envie de partager ce savoir auprès d’autres personnes.
Par exemple, quelqu’un qui est un directeur financier, il sait ce que c’est qu’un bilan, il sait comment on peut voir qu’une entreprise est en difficulté ou en pleine expansion. Il va profiter de ce moment de recherche d’emploi pour partager ses connaissances avec d’autres personnes qui en auront peut-être jamais besoin dans leur vie sauf que, en attendant, elles auront appris quelque chose et si elles vont signer avec une entreprise, elles peuvent aussi d’un coup d’œil voir avec qui elles vont signer, quel est l’état de santé financière. Même si c’est pas du tout leur travail. S’ils sont « juste » commerciaux, ils ne sont pas dans la finance. Pour autant ça élargit leur culture de l’entreprise et ça leur permet aussi d’avancer d’une façon plus sécure sur le sujet.
Alors pour rassembler toutes ces compétences, d’abord on fait connaissance le lundi matin, avec cette réunion hebdomadaire. Et ensuite, on va organiser des événements tout au long de l’année. L’année est rythmée par à peu près cinq ou six événements qui sont : en hiver l’Assemblée Générale, au printemps un afterwork sur un sujet qui intéresse les entreprises. C’est donc un moment où on va faire venir les entreprises et leur montrer qu’on est capable d’aborder un sujet qui les regardent. Ensuite on organise une soirée d’été parce que c’est important de faire la fête et que l’association est riche d’à peu près 900 cadres qui en 25 ans sont passés par l’association. On a les coordonnées de beaucoup d’entre eux. Beaucoup d’entre eux restent en contact plus ou moins proche, et du coup là c’est vraiment l’occasion de faire la fête et de se retrouver.
Ensuite à la rentrée on organise un événement autour de l’emploi, donc ce sont des cabinets de recrutement qui vont venir rencontrer des cadres de Force Cadres et d’ailleurs, et des chercheurs d’emploi qui viennent aussi de la région, les rencontrer pour des entretiens rapides de sept minutes qui vont permettre ensuite de se voir plus longtemps. Et aussi les cabinets viennent avec des annonces, ils ont des emplois à pourvoir et donc ils viennent un peu faire leur marché. Après, un peu plus tard, avant l’hiver, on organise une table ronde donc là plus sur un après-midi entier, sur un sujet plus profond en utilisant les outils d’intelligence collective dont Force Cadres est utilisateur depuis longtemps.
Alors par rapport à toutes les structures qui existent comme Pôle Emploi, l’Apec, les structures qui existent autour de l’emploi, l’association Force Cadres se positionne différemment : c’est-à-dire qu’on fonctionne vraiment qu’avec des bénévoles. On a une permanente à temps partiel, pour garder l’esprit, pour avoir une certaine ligne mais sinon on est vraiment un fonctionnement de bénévoles. Ça change tout dans l’association. Être bénévole ça veut dire « bien vouloir » et donc savoir ce qu’on veut bien faire et ce qu’on est prêt à faire. Ça veut dire que chacun va donner ce qu’il veut et ce qu’il peut.
Et aussi, l’objectif étant de retrouver un emploi, l’association a cette particularité qui est que les gens s’en vont, rapidement, le plus rapidement possible, on souhaite qu’ils s’en aillent et en même temps quand ils s’en vont c’est un déchirement parce qu’on s’est attaché. Mais il faut que ce qu’ils ont mis en place soit pérenne. On est très attachés à garder une pérennité dans tout ce qu’on met de nouveaux en place. Pour garder cette pérennité, on a notre assistante qui est au bureau et elle est un peu, entre guillemets, responsable de la ligne administrative en fait.
Ensuite pour garder cette pérennité on a un Conseil d’Administration qui gouverne l’association et du coup qui est garant du fait qu’ on va rester dans les… Moi j’avais un peu dit ça : « on va enfiler les bottes ou les souliers de ceux qui nous ont précédés pour continuer à marcher sur la route » mais en même temps sur la même route. Pour garder cette pérennité on va essayer de mettre en place des choses simples qui font que ces règles de fonctionnement vont nous aider à ne pas nous perdre.
Le bilan qu’on peut donner à l’association Force Cadres qui fête ses 25 ans maintenant, c’est déjà d’avoir tenu 25 ans et c’est une belle réussite. Ça veut dire que les uns et les autres se succèdent en essayant de maintenir la pérennité de l’association. Donc « merci et bravo » à tous ceux qui sont passés par cette association, impliqués ou pas, chacun à sa mesure est responsable de ça.
Ensuite les chiffres, on a, à peu près comme je disais, 900 anciens. On a 200 bénévoles à l’année qui sont soit en poste, soit à la retraite, soit en recherche active. Chaque année on accueille entre 60 et 90 nouvelles personnes à la recherche d’un emploi et qui retrouvent du travail à une moyenne plus rapide que la moyenne nationale, sans doute grâce au réseau, à la bienveillance. Pour la plupart ils retrouvent du travail à 98% dans la région. (musique)
Alors les galères qu’on peut avoir dans cette association, c’est comme toute association, c’est un problème de fonctionnement financier parce que malgré tout la finance y est pour beaucoup dans la réussite de certains projets. Alors il y a quelqu’un de l’association qui aime à dire que « on est riche de notre pauvreté ». La galère ça peut être : on n’a pas d’argent et comment on va faire pour maintenir le poste de notre assistante. Ça c’était vraiment pour moi un gros souci.
Ensuite la contrepartie c’est on est riche de notre pauvreté, c’est à dire que cette pauvreté nous oblige à être créatifs et à trouver des solutions, des solutions pour avoir des salles, des solutions pour avoir des traiteurs pour nos événements, des solutions pour avoir des partenariats avec des gens qui vont nous donner du vin, du chocolat, une salle, de la communication. Du coup d’aller à la recherche de ces aides et de ces financements, ça donne du travail entre guillemets et ça permet d’accrocher des réussites.
Ça peut être aussi des galères humaines, c’est-à-dire que on peut arriver et avoir des gens qui sont vraiment en difficultés et qui du coup mettent les autres mal à l’aise ou n’auraient éventuellement pas tenu compte de toutes les valeurs qui nous sont chères. Du coup la difficulté va être humaine c’est-à-dire de se dire : est-ce-que celui-là ben zut on l’écarte ou est-ce qu’on va faire preuve d’un petit peu plus d’humanité et de se dire que ben oui lui aussi peut changer mais sauf qu’il aura peut-être besoin de plus de bienveillance que les autres. Il aura peut-être besoin de plus éprouver notre patience et comment est-ce qu’on va faire pour rester vraiment gentils et patients avec des personnes qui sont en difficulté et peuvent en être agressives. En fait on s’aperçoit, c’est très beau, que les gens ils peuvent changer et que en apprenant à les connaître, eh ben, on peut aussi trouver le bien qu’il y a au fond d’eux. Si on a cette patience c’est vraiment important. On n’est pas dans le monde de l’entreprise où les choses doivent être effectives, rentables avec une contrepartie. Comme là on est dans la bonne volonté de chacun c’est aussi cette bonne volonté qui va permettre de faire éclore les talents de demain et que la personne puisse sortir des nouvelles compétences et permettre de développer des qualités. (musique)
Alors, un jour, il y a une commission qui s’appelle la commission prospection. On va voir les entreprises comme historiquement l’avaient fait les premiers de Force Cadres pour leur dire « coucou, voilà c’est Force Cadres, on existe et voilà ce qu’on fait. Dites-nous si vous avez des projets d’embauche. » Ça nous permet aussi de connaître le tissu local et de voir comment marche l’économie puisque c’est aussi important.
Alors un jour il y a quelqu’un qui va voir une entreprise, on y va toujours par deux, elle en profite à ce moment là pour tisser un lien privilégié. L’entreprise s’interrogeait, elle ne savait pas exactement quel poste elle allait définir et tout ça. Et la personne en vient à faire la définition du poste avec l’entreprise. En fin de compte, il s’est passé plusieurs échanges, plusieurs avancées, et en fin de compte l’entreprise l’a embauchée au poste qu’ils ont dessiné ensemble. Ça c’était vraiment une belle histoire, ça s’est produit au moins deux fois à ma connaissance.
Après au niveau des ateliers on voit quelqu’un qui est un professionnel sur un sujet mais qui choisit, parce que le besoin s’en fait sentir, d’animer un atelier pour lequel elle ne connaît rien au sujet. Elle se renseigne sur le sujet, donc c’était un atelier qui parlait des réseaux sociaux. Elle se renseigne, elle anime cet atelier plusieurs fois, elle le prépare, elle a des retours et tout ça et finalement elle se jette à l’eau et elle utilise cette nouvelle compétence à titre professionnel et du coup elle peut prendre son envol en ayant cette corde de plus à son arc. (musique)
Alors l’association, j’étais toujours frappée par ces gens qui cherchaient un emploi et qui sortaient toujours en rigolant de la réunion du lundi et là je me disais mais c’est pas possible normalement quand on cherche un emploi on ne doit pas rigoler comme ça. Donc quand une amie m’a dit « mais vient rejoindre l’association », je me suis dit « mais c’est un truc de fou ». Ensuite en étant à l’intérieur, je me suis aperçue que la base, le fondement, c’était vraiment de pouvoir donner et je me suis entendue dire « eh bien moi je vais vous apprendre à faire ça » qui était un exercice plutôt autour du dessin que je savais faire. Et je me suis entendue dire « bah moi je peux partager ça, c’est tout ce que j’ai. » J’ai vu quel plaisir on pouvait avoir à donner et à transmettre.
Je crois que pour progresser, il faut deux choses, pour permettre à quelqu’un de progresser ou de faire une nouvelle activité, il faut deux choses : c’est la confiance et la joie. En fait dans l’association Force Cadres, on a des valeurs qui sont des vraies valeurs vécues et pas seulement des valeurs affichées qui sont la bienveillance, le partage et l’implication pour l’action. Du coup quand on fait quelque chose, on le fait en confiance, parce qu’on sait que l’on ne va pas être critiqué. Que le maître mot ça va être vraiment la bienveillance et que les remarques que les autres personnes vont faire vont toujours être dans la perspective de nous faire grandir. Au delà de la confiance, la deuxième chose qui permet aux gens de progresser c’est de trouver de la joie. En fait c’est cette joie qu’on a à donner. Donc quand on est dans ce partage et dans ce vrai don, on éprouve de la joie. Comme on fait cette expérience en confiance, c’est exactement comme un enfant qui apprend à marcher. Il voit que ses parents vont lui lâcher les mains donc vont lui faire confiance. Il voit le sourire de son père ou de sa mère qui est en face quand il réussit à faire ses pas et donc lui-même ça lui procure de la joie. En fait c’est exactement ce qu’on vit quand on est dans l’association.
Force Cadres permet aussi de sortir de l’isolement. L’isolement, c’est : je suis face à mon projet, il est déterminé ou pas bien déterminé. Je suis déjà tout seul et en fait j’ai pas envie d’en parler à mon conjoint ou ma famille qui mettent parfois une vraie pression : « mais qu’est-ce-que tu fais, cherche un travail… » On peut sortir de cette solitude en étant avec d’autres personnes qui sont dans la même situation ou qui sont passées par là. Ça veut dire que cette bienveillance aussi va être de respecter le temps que chacun peut mettre pour se reconstruire par rapport à ce qu’il a vécu et le temps que chacun peut mettre pour finaliser son projet et se jeter à l’eau, reprendre confiance. C’est parfois comme un travail de deuil. On va passer par différentes phases. On ne passe pas tous à la même vitesse par ces phases là. Selon comment on a clôturé son expérience précédente, on va faire ce travail de deuil à une certaine vitesse. D’être au milieu d’autres personnes permet de le faire dans une situation plus confortable et avec beaucoup moins de solitude. (musique)
Les conseils que je donnerais à quelqu’un qui se retrouve au chômage demain : le premier conseil c’est de ne pas rester seul et éventuellement aussi de sortir du cercle familial parce que ce cercle familial peut aussi à un moment représenter une tension. C’est un gros support et si on s’appuie trop sur ce support, c’est un support qui peut s’épuiser dans le temps. Une recherche d’emploi ça peut prendre du temps. C’est un vrai travail à temps plein. Donc le premier conseil que je donnerais c’est « ne restez pas seul ». Restez pas seul, ça veut dire aller dans une association, rencontrez d’autres personnes qui sont dans le même état mais ça peut être aussi d’aller faire du sport, d’aller dans un club de marche, d’aller donner des cours de cuisine à la MJC du coin… enfin voilà. Vous faire des vrais weekends, des vrais temps de repos parce que c’est à ce moment là qu’on va pouvoir lâcher la pression et retrouver des idées claires. Donc oui on doit se reposer le weekend, oui on peut partir en vacances et oui on doit partir en vacances. Si on a un problème financier ben on trouve des vacances moins coûteuses et du coup on fait marcher sa créativité, les amis qu’on peut avoir et tout ça.
Et l’autre conseil que je donnerais c’est « donnez ». C’est vraiment de donner pendant ce temps-là, donner de son temps, donner de ses compétences. Il y en a qui vont à la mission locale pour aider des gens qui sont encore plus en difficulté. En apprenant aux autres à faire leur CV par exemple, si soi-même on sait en faire un, et bien on va améliorer son propre CV. En donnant on va recevoir encore plus que ce qu’on croit quand on est juste parti pour donner. C’est donner de l’aide aux devoirs, c’est donner de ses mains si jamais on sait faire quelque chose et qu’il y a des personnes autour qui ont besoin d’un coup de main. Il y a plein de façons de donner. (musique) Esperluette (musique)
Alors mon Esperluette, ce qui m’a inspirée dans cette association. D’abord la première chose c’est que j’ai osé y aller. Ça voulait dire que j’ai osé m’exposer à des réunions où il y avait vingt, trente personnes. C’était pas du tout dans mon tempérament. J’étais plutôt en confiance dans un cercle restreint. Quand j’ai accepté de prendre la présidence, il y a quelqu’un qui m’a dit, quelqu’un que j’admire beaucoup, qui m’a dit « mais tu verras ça va te faire grandir » et je me suis dit « ben je ne vois pas trop comment… » En fait, ça m’a permis de grandir, parce que ça m’a obligée à sortir de ma zone de confort et je l’ai fait pour aller à la rencontre des gens.
Parfois dans la vie on croise des gens dont on n’aime pas la tête, dont on n’aime pas le caractère, dont on n’aime pas trop ce qu’ils font et là j’étais bien obligée de faire comme si, comme si non ça ne comptait pas. Du coup j’ai été obligée d’approfondir ma relation avec les gens même ceux qui ne me plaisaient pas et est de dénicher ce qu’il pouvait y avoir de beau et de riche en chacun d’eux. Ce que j’ai vraiment appris c’est que… j’ai été confrontée à ça, j’ai été confrontée aux gens vers qui je n’avais pas envie d’aller, à qui je n’avais pas envie de parler, avec qui je n’avais pas envie d’être patiente et du coup je me suis dit « en fait dans la vie de tous les jours on devrait toujours essayer d’aller plus loin et d’être plus indulgent et plus bienveillant avec les autres parce que chaque personne peut réagir selon son histoire mais avoir une grande richesse à l’intérieur. » C’est une association, ça veut dire « se mettre ensemble » pour s’aider les uns les autres et s’entraider. Et voilà je trouve que c’est vraiment une belle chose. Ça a du m’adoucir je pense. (musique) Esperluette (musique)
Merci Esperluette et alors si je redonne un seul conseil c’est : ne restez pas seuls et donnez, donnez tout ce que vous avez à donner, il y a toujours quelque chose de plus.
Marie-Cécile : Merci Véronique de nous avoir prouvé que les périodes de transition professionnelle comme le chômage pouvaient être des moments constructifs et positifs. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur l’association Force Cadres sur : www.forcecadres.org.
Merci à RCF Vaucluse de nous avoir prêté une salle pour l’enregistrement de cet épisode.
A une prochaine, on l’espère…luette évidemment ! 😉